Le paludisme est une maladie que l'on peut prĂ©venir et soigner. Pourtant chaque annĂ©e, 1 million de personnes environ en meurent, dont une majoritĂ© dâenfants ĂągĂ©s de moins de cinq ans ainsi que des femmes enceintes. Le paludisme constitue un problĂšme majeur, pouvant compromettre la rĂ©alisation de certains objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire en Afrique. Chiffres clĂ©s - Le paludisme tue chaque jour prĂšs de 3 000 enfants.
- quatre-vingt-dix pour cent des décÚs liés au paludisme surviennent en Afrique.
- On estime quâau total, le paludisme coĂ»terait chaque annĂ©e Ă lâAfrique environ 12 milliards de dollars de manque Ă gagner en termes de PIB, dont il ralentirait la croissance Ă hauteur dâau moins 1,3% par an.
Questions clĂ©s Alors que la croissance Ă©conomique de lâAfrique ralentit, il est plus important que jamais de sâattaquer au paludisme qui la pĂ©nalise. Le ralentissement Ă©conomique peut forcer les gouvernements Ă consacrer moins de ressources aux objectifs de santĂ©. Selon de nouvelles estimations Ă©tablies en 2009, des taux de croissance Ă©conomique encore plus faibles vont faire basculer 90 millions de personnes supplĂ©mentaires dans l'extrĂȘme pauvretĂ© (PIB par tĂȘte Ă©quivalent Ă moins de 1,25 dollar par jour) par rapport Ă ce qui Ă©tait prĂ©vu avant la crise. Par ailleurs, de nouvelles Ă©tudes suggĂšrent que des taux de croissance plus faibles risquent de ralentir brutalement les progrĂšs lentement rĂ©alisĂ©s en matiĂšre de mortalitĂ© infantile. La pauvretĂ© et la santĂ© sont inextricablement liĂ©es : en rĂ©solvant le problĂšme du paludisme, on empĂȘche des millions dâAfricains de sâenfoncer encore plus dans la pauvretĂ©. En ces temps difficiles, la fiabilitĂ© des aides et des financements est primordiale si lâon veut sâassurer que les pays concernĂ©s entreprennent massivement des efforts pour atteindre les objectifs de 20101, Ă savoir lutter contre le paludisme avant de l'Ă©radiquer. Dans ce contexte, la Banque mondiale doit ĂȘtre capable dâintervenir, en utilisant des financements flexibles et prĂ©visibles. Lâobjectif est de rĂ©pondre aux besoins financiers non satisfaits, Ă l'image de ce qui a Ă©tĂ© entrepris en Ăthiopie et en Tanzanie, et plus rĂ©cemment au NigĂ©ria. La Banque va Ă©galement continuer Ă travailler en Ă©troite collaboration avec ses partenaires, afin dâharmoniser les efforts des donateurs et de soutenir les pays qui sâefforcent de renforcer les capacitĂ©s en matiĂšre de chaines dâapprovisionnement et de logistique, de mise en Ćuvre, de surveillance et dâĂ©valuation. Le Programme renforcĂ© Le Programme renforcĂ© de lutte contre le paludisme, lancĂ© en 2005, reprĂ©sente dix ans dâefforts et dâengagements de la Banque mondiale dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Ce programme apporte une augmentation substantielle du soutien financier et technique, donnant ainsi un coup dâaccĂ©lĂ©rateur dĂ©terminant Ă la conception et Ă la mise en Ćuvre de programmes de lutte contre le paludisme, ainsi quâĂ la mise en place dâune couverture plus large, et permettant une amĂ©lioration rapide des rĂ©sultats. Lors de la premiĂšre phase du programme, qui a pris fin en juin 2008, la Banque a engagĂ© 455,2 millions de dollars au titre de lâAssociation internationale du dĂ©veloppement (IDA) et de fonds dâaffectation. Ce montant est neuf fois plus Ă©levĂ© que ce qui avait Ă©tĂ© dĂ©pensĂ© entre 2000 et 2005. GrĂące Ă ce Programme, des progrĂšs considĂ©rables ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© enregistrĂ©s au BĂ©nin, dans la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, en Ethiopie, au NigĂ©ria et en Zambie. Dix-huit pays ont mis en route des projets dans le cadre du Programme renforcĂ©, dont le Mozambique, qui bĂ©nĂ©ficie dâun projet dâun montant de 13,5 millions de dollars, approuvĂ© le 16 avril 2009. La phase II du Programme (1er juillet 2008 â 30 juin 2011) a Ă©tĂ© officiellement lancĂ©e en dĂ©cembre 2008. Conçue en collaboration avec le Partenariat âFaire reculer le paludismeâ et des pays bĂ©nĂ©ficiaires, elle prĂ©voit des aides de lâIDA pour un montant atteignant 1,125 milliard de dollars, dĂ©livrĂ©es en fonction des besoins des pays. Mettant lâaccent sur les avantages comparatifs de la Banque, la phase II sera plus stratĂ©gique et bĂątie sur les succĂšs et les leçons tirĂ©es de la phase prĂ©cĂ©dente. Elle repose sur cinq piliers, reflĂ©tant les besoins des pays. Les partenaires de la Banque ont Ă©galement dĂ©fini la maniĂšre dont lâinstitution peut capitaliser sur les avantages comparatifs dans la lutte contre le paludisme et son Ă©radication. Par ailleurs, la phase II accorde beaucoup dâimportance aux projets menĂ©s au NigĂ©ria et en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, qui reprĂ©sentent Ă eux deux 40 pour cent des cas de paludisme en Afrique. Une aide de 100 millions de dollars destinĂ©e au NigĂ©ria a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le conseil dâadministration en juin 2009. (Ce pays a dĂ©jĂ mis en Ćuvre un projet de 180 millions de dollars dans le cadre de la phase I du Programme renforcĂ©). Un important projet rĂ©gional reçoit Ă©galement un appui dans le cadre de la phase II, afin de rĂ©pondre aux besoins de surveillance, ainsi quâaux problĂšmes de rĂ©sistance aux mĂ©dicaments et aux insecticides, de mettre en place un contrĂŽle des vecteurs transfrontaliers et dâapporter des solutions aux autres problĂšmes majeurs dans lâĂ©radication du paludisme sur le continent africain. ActivitĂ©s des donateurs/Partenariats La Banque joue un rĂŽle dĂ©cisif au sein du partenariat « Faire reculer le paludisme » (RBM), qui soutient lâeffort massif entrepris pour atteindre les objectifs de 2010. Dans ce contexte, la Banque est chargĂ©e d'harmoniser les efforts des donateurs dans le cadre de programmes nationaux de lutte contre le paludisme au NigĂ©ria et en RDC. Par ailleurs, la Banque conduit le travail technique de l'Ă©quipe spĂ©ciale Ă©conomie et finances au sein du Groupe d'Ă©limination du paludisme. Lâinstitution fournit Ă©galement une assistance technique importante Ă diffĂ©rents groupes auxquels elle participe, dont lâĂ©quipe spĂ©ciale du Dispositif dâaccĂšs Ă des antipaludĂ©ens abordables (AMFm), le groupe de rĂ©fĂ©rence pour le suivi et lâĂ©valuation, le groupe de travail sur lâharmonisation, le groupe de travail sur les moustiquaires imprĂ©gnĂ©es d'insecticides Ă longue durĂ©e (MIILD), lâĂ©quipe spĂ©ciale de financement du partenariat RBM et enfin lâĂ©quipe spĂ©ciale chaĂźne logistique. La Banque mondiale participe aux dĂ©cisions stratĂ©giques concernant les produits destinĂ©s Ă traiter le paludisme. Au final, la Banque a obtenu que de nouveaux partenaires sâengagent, Ă lâimage dâune entreprise du secteur privĂ© (ExxonMobil), de fondations et de la FĂ©dĂ©ration de Russie. Ils vont aider Ă financer les activitĂ©s de lutte contre la maladie et promouvoir un dialogue propre Ă convaincre de futurs partenaires. Prochaines Ă©tapes Les partenaires de la Banque et les pays concernĂ©s attendent de l'institution quâelle continue Ă jouer un rĂŽle dĂ©cisif dans la lutte contre le paludisme. Par consĂ©quent, les ressources de lâIDA 15 (quinziĂšme reconstitution des ressources de lâIDA) joueront un rĂŽle essentiel lors de la mise en Ćuvre de la phase II du Programme renforcĂ©. Pour plus dâinformations, veuillez vous rendre Ă l'adresse www.worldbank.org/afr/malaria * * * Contact mĂ©dias : Herbert Boh,hboh@worldbank.org Mise Ă jour : septembre 2009 [1] Les objectifs de 2010, fixĂ©s par le SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, visent Ă fournir de maniĂšre performante et abordable des moyens de protection et des traitements antipaludiques Ă toutes les personnes Ă risque. |