APERÇU : - Avant la survenue des crises alimentaire, énergétique et financière, 1,1 milliard de personnes vivaient déjà avec moins d’un dollar par jour et 923 millions souffraient de malnutrition.
- Environ 250 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans la pauvreté du fait de la flambée et de la volatilité des prix alimentaires et du ralentissement de la croissance économique.
- À l’échelle mondiale, 75 % des populations pauvres vivent dans des régions rurales et la plupart pratiquent l’agriculture.
- Au 21ème siècle, l’agriculture continue de jouer un rôle essentiel dans la croissance économique, la réduction de la pauvreté et la durabilité environnementale.
Investissements Au cours de l’exercice 2008, la Banque mondiale a investi 2 milliards de dollars (8 % des prêts totaux de la Banque) dans l’agriculture et le développement rural, contre 3,1 milliards de dollars en 2007. Dans la région Amérique latine et Caraïbes, les prêts sont passés de 247 millions pour l’exercice 2007 à 329 millions pour l’exercice 2008. Les prêts consentis dans le domaine de l’agriculture et du développement rural au cours de l’exercice 2009 devraient être supérieurs à ceux de 2008. Activités phares de l’exercice 2009 pour le programme relatif à l’agriculture et au développement rural de la Banque mondiale Mise en œuvre opérationnelle du Rapport sur le développement dans le monde 2008 : « L’agriculture au service du développement ». Le RDM 2008 est le résultat de consultations approfondies menées dans le monde entier. Il constitue le cadre général du soutien actuel et futur de la Banque mondiale au secteur de l’agriculture. Les actions de la Banque mondiale viseront spécifiquement : la réduction des risques et de la vulnérabilité ; l’augmentation de la productivité agricole ; le rapprochement des agriculteurs et des marchés ; l’apport d’une valeur ajoutée ; la facilitation des revenus ruraux non agricoles et du passage à une activité non agricole ; le renforcement de la durabilité et des services environnementaux. La combinaison des actions mise en avant dans le cadre de ces six domaines est susceptible de varier en fonction des trois mondes ruraux du RDM 2008 : à vocation agricole, en mutation et urbanisés. Réponse à la crise des prix alimentaires. La Banque mondiale coopère avec les Nations Unies et d’autres partenaires pour faire face à la récente flambée et à la volatilité des prix alimentaires. En mai 2008, elle a lancé un mécanisme de financement rapide doté de 1,2 milliard de dollars ans le cadre du Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP), qui vise à réduire dans les meilleurs délais les effets de la hausse des prix des produits alimentaires sur les populations pauvres. Ce programme aide les gouvernements à concevoir des politiques durables destinées à atténuer l’impact de la volatilité des prix alimentaires sur la pauvreté. Il constitue également un mécanisme de financement à l’échelle mondiale qui favorise, à moyen terme, une croissance équitable de la productivité agricole et de la participation au marché, garantissant de fait une réponse adéquate des investisseurs et donc une amélioration continue en matière de sécurité alimentaire. Le 12 mars 2009, l’ensemble des projets du GFRP (à savoir les projets approuvés par le Conseil ou en voie de l’être) représentaient un total de 1,174 milliard de dollars. Des projets s’inscrivant dans le cadre du GFRP sont actuellement mis en œuvre dans 30 pays, financés par la Banque mondiale à hauteur de 866 millions de dollars. La fiche thématique consacrée à la crise des prix alimentaires fournit une description détaillée des interventions de la Banque mondiale.
Les priorités stratégiques et le programme de travail pour l’exercice 2009 Agriculture et changement climatique. Le changement climatique affecte de façon disproportionnée les populations pauvres des régions rurales vivant de l’agriculture du fait des risques accrus de mauvaises récoltes, de dépérissement des forêts, d’infestation d’insectes nuisibles, de sécheresses, d’inondations, de mortalité du bétail, de destruction des récifs coralliens et de perturbations affectant la répartition des ressources halieutiques. La Banque mène des études stratégiques sur les moyens permettant de réduire les effets du changement climatique ou de s’y adapter. Trois études permettront d’examiner l’impact du changement climatique sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, les efforts d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’agriculture et des ressources naturelles et l’adaptation nécessaire en fonction des systèmes de production agricole et des paysages. Étant donné que la déforestation et les changements du couvert végétal sont à l’origine d’environ 20 % des émissions de CO² dans le monde entier, il est primordial que la Banque collabore avec les pays afin d’éviter la déforestation. Voici quelques-uns des programmes spécifiques qui ont été mis en œuvre : - Les équipes de la Banque mondiale travaillant dans le domaine de l’agriculture et du développement rural facilitent la prise en compte des puits de carbone agricoles dans les débats de la COP 151, afin d’améliorer la productivité de l’eau et des terres, ainsi que leur éventuelle intégration au Mécanisme pour un développement propre post-Kyoto2. Ces équipes œuvrent également à:
- faciliter le dialogue international sur l’agriculture, la sylviculture et les autres utilisations des terres (AFOLU – Agriculture, Forestry and Other Land Uses) conduit par la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (AMCEN), le COMESA3, la BAD4, Terrafrica5 et d’autres parties prenantes telles que les Conventions des Nations Unies, la Rockfeller Foundation, la Clinton Foundation et le Fonds mondial pour la nature (WWF) ;
- soutenir les efforts du gouvernement danois visant à favoriser la participation active des gouvernements nationaux et des organismes régionaux des pays en développement à l’élaboration de principes directeurs en matière de gestion de l’eau et des sols, dans le contexte du changement climatique et de la réunion du COP 15 à Copenhague en décembre 2009 ;
- collaborer avec les parties prenantes en Afrique au niveau national en vue de mettre à l’essai des projets permettant à la fois de renforcer la productivité de l’eau et des sols et d’augmenter le carbone agricole, afin d’atténuer les effets du changement climatique et de s’y adapter.
- L’équipe de la Banque mondiale chargée des forêts soutient activement le travail entrepris par les parties prenantes dans le domaine de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation (REDD) (a), ainsi que l’élaboration du Programme d’investissement pour la forêt (FIP) (a).
- La Banque soutient des partenariats avec des organisations de la société civile visant à trouver des mécanismes qui permettraient une participation efficace et équitable des communautés rurales aux marchés émergents du Paiement des services environnementaux (PES) (a). En outre, une étude ultérieure permettra d’examiner la viabilité des agrocarburants à base de cellulose.
Politique agricole et rurale. Les politiques internationales et nationales influencent la capacité des pays pauvres à utiliser leur potentiel agricole pour stimuler la croissance et réduire la pauvreté. - Dépenses gouvernementales dans le secteur de l’agriculture. La Banque travaille en collaboration avec le ministère du Développement international du Royaume-Uni à l’évaluation des dépenses publiques dans le secteur de l’agriculture. Des études de cas et des formations seront mises au point afin d’aider les spécialistes à mieux analyser les politiques relatives aux dépenses consacrées à l’agriculture et à fournir de meilleurs conseils dans ce domaine.
- Promouvoir le commerce équitable lié à l’agriculture. Ces vingt dernières années, les exportations agricoles en provenance de pays en développement ont baissé, en partie à cause du protectionnisme dans ce secteur et du montant élevé des subventions agricoles dans les pays riches et pauvres. La Banque continue son travail d’analyse et plaide en faveur d’une réforme du commerce agricole mondial. Elle a publié un rapport en deux volumes sur la Réforme du commerce agricole dans les pays en développement, et une étude suivra sur le commerce, la pauvreté et les liens avec l’environnement (en collaboration avec le Fonds mondial pour la nature).
Production agricole. Les changements survenus dans le secteur agricole sont dus à l’évolution des modes de consommation, à l’amélioration des connaissances ainsi qu’à l’utilisation de nouvelles technologies en réponse à de nouvelles opportunités et menaces. - Soutien à l’innovation. La Banque soutient des systèmes innovants en vue d’améliorer la productivité, le développement et la croissance agricoles. La Banque a en particulier mis l’accent sur la mise en place de plateformes multi-intervenants pour initier les agriculteurs pauvres aux nouvelles technologies et les faire accéder aux opportunités du marché. Le travail relatif à l’innovation dans le domaine des systèmes agricoles est également étroitement lié à l’éducation supérieure en Afrique. À l’avenir, la Banque mondiale veillera particulièrement à orienter son travail d’analyse et son approche en matière de prêts sur l’aspect opérationnel, ainsi qu’à développer des projets pilotes pour tester les nouveaux instruments.
- Renforcer l’égalité entre les sexes dans le secteur agricole. En partenariat avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Fonds international pour le développement agricole (IFAD), la Banque a élaboré un ouvrage de référence sur l’égalité des sexes dans les modes de vie agricoles (Investir dans les femmes en tant que moteurs de la croissance agricole - pdf), qui étudie le rapport de cette problématique avec la croissance agricole. Pour compléter cet ouvrage publié en octobre 2008, la Banque mondiale et ses deux partenaires ont organisé une consultation internationale d’experts les 16 et 17 mars 2009. Cette manifestation (rassemblant des parties prenantes et des spécialistes issus des secteurs public et privé, de la communauté internationale du développement, du milieu universitaire et de la recherche, des ONG et des organisations de la société civile) avait pour objectif d’élaborer un plan d’action commun aux trois institutions, visant à renforcer l’égalité entre les sexes dans le secteur agricole.
Gestion de la menace de l’apparition des zoonoses. Le bétail est l’un des secteurs dont la croissance est la plus rapide dans les pays en développement. La production de viande a doublé ces 15 dernières années, avec notamment une augmentation annuelle de 7 % pour la volaille. Toutefois, cette croissance n’est pas sans effet sur l’environnement et la santé humaine. La Banque continue de mettre en œuvre différents programmes sous l’égide du Programme mondial de lutte contre la grippe aviaire (GPAI) (a). En partenariat avec la FAO et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la Banque a publié un rapport intitulé « Enhancing Control of Highly Pathogenic Avian Influenza through Compensation: Issues and Good Practice » (a) (Renforcement du contrôle de la grippe aviaire hautement pathogène par des mécanismes d'indemnisation : enjeux et bonnes pratiques). La Banque et l’OIE mènent actuellement des études sur la gestion des effets externes en lien avec le bétail, sur le bétail et les moyens de réduire la pauvreté, ainsi que sur le financement des pertes animales liées aux épizooties dans les pays en développement et en transition. À la demande de la Conférence ministérielle sur l’épidémie de grippe aviaire et autres épidémies, la Banque et le Bureau du coordonnateur du système des Nations Unies sur la grippe (UNSIC) – en collaboration avec les agences techniques (WHO, FAO, UNICEF et OIE) – ont élaboré une stratégie intitulée « Un monde, une santé : stratégie mondiale de gestion des risques liés aux maladies infectieuses situées à l’intersection des écosystèmes animaux et humains » (a). Cette stratégie a été présentée lors de la Conférence ministérielle sur la grippe aviaire et pandémique, qui s’est tenue en Égypte du 24 au 26 octobre 2008. Agriculture et marchés ruraux. Améliorer l’accès aux services financiers, les performances des marchés d’importation et d’exportation et renforcer la participation au sein de chaînes de valeur plus attractives : tels sont encore les défis à relever pour la plupart des agriculteurs des pays en développement. - Possession des terres. La sécurité dans ce domaine est depuis longtemps reconnue comme une condition fondamentale à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. La croissance de la population et l’urbanisation rapide, mais aussi plus récemment la hausse des prix des produits alimentaires et la demande accrue d’agrocarburants aiguisent considérablement la concurrence pour la possession de terres. Pour s’assurer que ces tendances ne deviennent pas source de conflits, la Banque, en collaboration avec ses partenaires (FAO, institutions des Nations Unies, agences bilatérales et réseaux d’universités et d’organisations de la société civile) soutiennent l’élaboration et la mise en œuvre de réformes politiques et institutionnelles au niveau national pour (a) renforcer la sécurité de la possession de terres et la réglementation des droits fonciers, (b) améliorer l’accès à la terre grâce à des mécanismes de marché et d’autre nature, et (c) assurer une utilisation efficace des terres. Elle favorise aussi l’échange d’expériences entre pays et régions pour aider les pays à tirer parti des nouvelles technologies (technologies de l’information, télédétection, e-gouvernance) afin d’améliorer la gouvernance dans le secteur foncier.
- Climat d’investissement en milieu rural. En zone rurale, les activités de type non agricole (exigeant un bon accès aux facteurs de production et des marchés dynamiques ainsi qu’un contexte propice) sont complémentaires de l’activité agricole, qui est l’autre moteur essentiel de la croissance rurale. S’appuyant sur des méthodologies développées et des projets pilotes testés dans neuf pays au cours des quatre dernières années, le Programme de travail de la Banque sur le climat d’investissement en milieu rural (a) va être appliqué dans cinq autres pays (trois pays d’Afrique subsaharienne, un pays du Moyen-Orient et un pays d’Afrique du Nord). Les délais seront raccourcis et les coûts réduits ; il mettra en outre davantage l’accent sur le renforcement des liens avec l’agriculture, le dialogue entre secteurs public et privé et le soutien des donateurs et des autorités publiques dans les zones rurales.
- Services financiers en milieu rural. L’accès à des services financiers est indispensable si l’on veut développer l’économie rurale et aider les agriculteurs pauvres à se constituer des biens pour être moins vulnérables aux aléas de la vie. La Banque continue d’examiner des façons d’offrir une gamme élargie de services financiers aux pauvres des régions rurales, comme l’illustrent les récentes publications de la Banque : « Meeting Development Challenges : Renewed Approaches to Rural Finance » (Relever les défis du développement : nouvelles approches de la finance en milieu rural) et « Providing Financial Services in Rural Areas: A Fresh Look at Financial Cooperatives » (Offrir des services financiers dans les régions rurales : un regard neuf sur les coopératives financières). Dans le cadre d’autres études, l’accent est mis sur les questions financières plus générales concernant l’irrigation, le drainage et l’agriculture ainsi que sur les effets sociaux de la gestion financière en milieu rurale. La Banque est également à l’origine d’une nouvelle initiative portant sur le financement de l’agriculture. Pour les institutions financières, la gestion des risques relatifs aux crédits, notamment le recours à des produits d’assurance et à des instruments de couverture, jouent à cet égard un rôle capital.
- Gestion des risques liés aux denrées agricoles. Les stratégies de gestion des risques axées sur les marchés peuvent aider les agriculteurs, les institutions du secteur privé et les gouvernements des pays en développement à limiter les risques liés au prix des produits de base et à mieux faire face aux imprévus. La Banque mondiale soutient les efforts réalisés dans plusieurs pays en développement pour promouvoir le secteur agricole et les stratégies de gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement. De plus, la Banque continue d’apporter son appui aux travaux sur l’atténuation des risques liés au changement climatique et aux prix des denrées agricoles, en effectuant des tests pilotes, des études de faisabilité et des évaluations qui favorisent une approche de la gestion des risques axée sur les marchés en Amérique centrale (conjointement avec la Banque interaméricaine de développement), en Jamaïque, en Haïti, au Belize, en Thaïlande, au Bangladesh, en Indonésie (conjointement avec la Société financière internationale ) au Malawi, au Mozambique, au Burkina Faso, au Maroc et au Kenya.
- Aide apportée aux agriculteurs pour favoriser leur accès aux marchés. La Banque poursuit son travail d’analyse, ses programmes de prêt et ses partenariats destinés à améliorer l’accès aux marchés d’importation et d’exportation et plus particulièrement à renforcer la chaîne de valeur et la chaîne d’approvisionnement, la valeur ajoutée, et à prendre en compte plus efficacement les normes applicables aux produits agroalimentaires. Étant donné l’importance des questions de sécurité alimentaire et agricole, à la fois sur les marchés nationaux et étrangers, le programme actuel viendra compléter un guide sur les investissements dans les systèmes de laboratoire à l’échelle nationale, préconisera l’utilisation d’analyses économiques dans l’évaluation du risque et des possibilités d’atténuation (en collaboration avec la FAO) et soutiendra des ateliers de formation organisés ou non par la Banque. Il favorisera d’autre part l’adoption de pratiques communes grâce au lancement officiel du Trade standards practitioners network (a) (en collaboration avec le GTZ6) et poursuivra son partenariat avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans le cadre du Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce. Il mettra également en place un accord de collaboration avec l’OMS concernant son Programme sur la charge mondiale des maladies d’origine alimentaire.
- Orientation de l’investissement dans le domaine de l’agroentreprise. Sur les marchés des pays en développement et émergents, on assiste au renforcement des activités d’investissement et de l’intérêt général pour l’agriculture industrielle et l’industrie agroalimentaire à grande échelle.. Consciente de cette évolution, la Banque mondiale élabore actuellement des listes de vérification et des directives destinées aussi bien à l’ensemble de la communauté des investisseurs qu’aux gouvernements des pays concernés, afin qu’ils aient une meilleur connaissance des risques, des enseignements tirés, des meilleures pratiques et des mesures de protection. Ces documents, après avoir fait l’objet d’un examen attentif, seront diffusés lors d’ateliers et de conférences qui se tiendront en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.
Agriculture et ressources naturelles. La demande accrue en produits alimentaires, en aliments pour animaux et en bioénergie met en péril les ressources en eau, en terres et en forêts déjà fragilisées. Pour faire face à ces demandes de ressources naturelles et aux défis qui les accompagnent, le travail de la Banque met l’accent sur la gestion des ressources durables, y compris les questions de gouvernance. - Amélioration de la gouvernance des ressources naturelles. La Banque continue de travailler à l’initiative Gouvernance et police des forêts (FLEG), qui inclut la création d’outils de diagnostic, l’organisation de réunions avec les parties prenantes et la publication d’un futur rapport intitulé « Unbundling Forest Governance for Better Forestry Outcomes » (Décentraliser la gouvernance forestière pour de meilleurs résultats dans la sylviculture). Pour en savoir plus, consulter la fiche thématique sur les forêts.
- Compréhension des arbitrages entre les ressources. La Banque mondiale travaille sur une étude consacrée à la bioénergie, examinant les liens entre la bioénergie, la propriété et les impacts sur l’environnement. Elle mène également une étude visant à mieux comprendre et à orienter la tendance à laquelle on assiste actuellement dans les pays en développement, consistant à acquérir à grande échelle des droits fonciers afin d’exploiter des ressources naturelles ou agricoles.
- Soutien à la pêche durable. Le rapport « The Sunken Billions: The Economic Justification for Fisheries Reform » (a) (Les milliards engloutis : justification économique d’une réforme des pêcheries) a été publié en octobre 2008. Cette étude détaillée définit une approche basée sur la richesse pour assurer une gouvernance durable de la pêche dont l’objectif est d’enrayer la perte de 50 milliards de dollars par année en rentes économiques. De plus, la Banque prépare actuellement un diagnostic sur la viabilité de l’aquaculture, le sous-secteur alimentaire qui connaît la croissance la plus rapide à l’échelle mondiale. Ce rapport mettra l’accent sur la nécessité de promouvoir les connaissances relatives à une aquaculture bénéfique aux pauvres et à une bonne gouvernance dans ce domaine pour relever les enjeux environnementaux.
- Amélioration des pratiques de gestion. Les préparatifs vont bon train en vue de la création d’un Partenariat mondial sur les forêts (pdf), une initiative en collaboration avec la FAO et l’IUCN (Union mondiale pour la conservation de la nature et de ses ressources) visant à faciliter les partenariats dans ce domaine au niveau national. L’objectif est de mettre en relation les enjeux internationaux de l’exploitation forestière avec les priorités et les besoins locaux. La Banque analyse les bonnes pratiques en matière de gestion des ressources naturelles et a récemment publié un ouvrage intitulé « Sustainable Land Management Sourcebook » (Guide pour une gestion durable des sols), destiné aux acteurs du développement. Le Programme pour la pêche (PROFISH) (a) aide les pays à parvenir à un consensus sur les stratégies applicables au secteur de la pêche pour mieux les intégrer dans le cadre d’une planification économique nationale. PROFISH soutient également l’élaboration de projets (actuellement en Afrique de l’Ouest, au Pérou et en Inde) et effectue aussi un travail d’analyse sur l’empreinte des flottes de pêche, l’impact du changement climatique sur la pêche et l’adaptation au changement climatique dans le secteur de la pêche.
- De l’eau pour l’agriculture. Entre 70 et 75 % de l’eau utilisée dans le monde entier est destinée à l’agriculture. Les ressources en eau étant de plus en plus limitées, il devient primordial d’améliorer la gestion de l’eau dans ce secteur. La Banque mondiale renouvelle son engagement proactif en faveur des investissements qui ciblent les différents aspects (politiques, techniques et liés à la bonne gouvernance) de l’utilisation de l’eau dans l’agriculture. Le Plan d’action Afrique classe la gestion de l’eau dans le secteur agricole parmi les priorités. Les investissements qui habilitent les groupes d’utilisateurs locaux et encouragent les partenariats entre les secteurs publics et privés sont d’une importance capitale pour améliorer les performances de l’agriculture irriguée et de l’agriculture pluviale.
- Au cours de l’exercice fiscal 2009, la Banque mondiale a élaboré le « Toolkit for Monitoring and Evaluation of Agricultural Water Management Projects » (a) (un ensemble d’instruments destinés au suivi et à l’évaluation des projets de gestion de l’eau dans le secteur agricole). Celui-ci inclut des directives afin d’élaborer un cadre qui permette d’évaluer les résultats et de choisir des indicateurs applicables à différents types de projets de gestion des ressources en eau dans le secteur agricole. La Banque entreprend actuellement une étude sur les différentes mesures visant à d’améliorer la gestion hydraulique dans l’agriculture pluviale, secteur qui représente plus de 80 % des terres cultivées dans le monde. Cette étude a pour objectif d’étudier la faisabilité et les impacts potentiels de mesures de gestion hydraulique (isolées ou combinées), et d’identifier les obstacles qui empêchent leur adoption dans d’autres contextes.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site (a) : www.worldbank.org/ard Contacts presse : Fiona Douglas : [+1] 202 473 8913 Courriel : fdouglas@worldbank.org Robert Bisset : [+1] 202 458 5191 Courriel : rbisset@worldbank.org Elizabeth Petheo :[+1] 202 4582209 Courriel : epetheo@worldbank.org Mise à jour : avril 2009
(a) indique une page en anglais.
1 La 15ème Conférence des Parties sur les changements climatiques se tiendra à Copenhague. 2 Le Mécanisme pour un développement propre (MDP) promeut la mise en place de projets visant à réduire les émissions dans les pays en développement. Il permet ainsi d’obtenir des unités de réduction certifiée des émissions (URCE), correspondant chacune à une tonne de CO2. Ces URCE peuvent être échangées ou vendues, et sont utilisées par les pays industrialisés pour atteindre une partie de leurs objectifs de réduction d’émissions dans le cadre du Protocole de Kyoto. Ce mécanisme stimule le développement durable et la réduction des émissions, tout en laissant aux pays industrialisés une certaine marge de manœuvre dans la manière d’atteindre leurs objectifs de réduction. Pour plus d’informations sur le MDP, veuillez consulter le site : http://cdm.unfccc.int/index.html (a). 3 Le Marché commun d'Afrique orientale et australe. 5 Terrafrica est un partenariat entre les pays d’Afrique subsaharienne, les pays et les organismes donateurs, la société civile et les chercheurs. Il vise à soutenir les approches favorisant une gestion durable des sols qui soit à la fois efficace, effective et qui prenne en compte les spécificités nationales. http://french.terrafrica.com/ 6 La Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (Agence de coopération technique) apporte une coopération technique aux pays en développement, essentiellement par l’intermédiaire du ministère fédéral allemand pour la Coopération et le Développement économique. |