Agriculture et développement rural

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En bref : l’enjeu

  • À travers le monde, 75 % des personnes pauvres vivent dans des zones rurales, et la plupart exercent une activité agricole. En ce début du XXIe siècle, le recul de la pauvreté, la croissance économique et la durabilité environnementale continuent donc de dépendre très largement de l’agriculture.

  • En Afrique subsaharienne, l’agriculture représente un tiers du PIB et les trois quarts de l’emploi.

  • À l’échelle mondiale, l’agriculture utilise près de 80 % des ressources en eau douce.

  • L’agriculture est le secteur le plus vulnérable au changement climatique.

  • Les prix alimentaires mondiaux restent volatils et sont proches de leur niveau record.

  • Selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale, depuis juin 2010, ce renchérissement a fait basculer quelque 44 millions de personnes dans la pauvreté. Quelque 10 millions d’autres risquent de les rejoindre si l’indice des prix alimentaires s’accroît encore de 10 %.

La riposte de la Banque mondiale

C’est avant tout en améliorant les performances agricoles que l’on pourra réduire la pauvreté et la faim dans le monde. Le développement de l’agriculture constitue une source de croissance économique particulièrement importante pour les pauvres : il est environ deux à quatre fois plus efficace que la croissance d’autres secteurs pour faire augmenter les revenus des populations très pauvres.

Le Groupe de la Banque mondiale va porter à 6-8 milliards de dollars par an son aide aux investissements dans l’agriculture et dans les secteurs connexes, contre 4,1 milliards en 2008. Nos prêts à l’agriculture sont, pour 71 %, axés sur l’augmentation de la productivité et, pour 20 %, sur l’amélioration de l’accès aux marchés.

Le Plan d’action pour l’agriculture de la Banque mondiale prévoit un accroissement de l’aide en vue d’atteindre cinq grands objectifs : rehausser la productivité agricole, faciliter l’accès des agriculteurs aux marchés, atténuer les risques et la vulnérabilité, améliorer l’emploi rural non agricole, mettre en place une agriculture écologiquement plus durable et en tirer des services environnementaux positifs.

Activités clés

Riposte à la crise mondiale des prix alimentaires. En 2008, la Banque mondiale a lancé le Programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale (GFRP) afin d’apporter une aide immédiate aux pays les plus durement touchés par la flambée des prix des denrées alimentaires. À ce jour, grâce à une aide d’urgence chiffrée à 1,5 milliard de dollars, 40 millions de personnes, dans 44 pays, bénéficient du GFRP. Cette aide est directement destinée à l’agriculture, à l’achat de semences et d’engrais, ainsi qu’à des filets de protection sociale, notamment via des programmes d’urgence pour l’alimentation dans les écoles (pour en savoir plus sur le GFRP, veuillez vous reporter à la fiche thématique consacrée à la crise alimentaire mondiale).

Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire. La Banque administre le Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), dont le but est d’appuyer les projets des pays en développement et de contribuer à promouvoir l’investissement, surtout auprès des petits exploitants agricoles. À ce jour, six pays et la Fondation Bill et Melinda Gates ont engagé quelque 975 millions de dollars sur les trois prochaines années, et 571 millions de dollars ont déjà été reçus (pour en savoir plus sur le GAFSP, veuillez vous reporter à la fiche thématique consacrée à la crise alimentaire mondiale).

Agriculture et changement climatique. Le changement climatique affecte de manière plus aiguë les communautés rurales pauvres. La Banque mondiale soutient le recours à des techniques agricoles adaptées au changement climatique, telles que le paillage, la gestion des résidus de culture ou les méthodes de conservation des sols et de l’eau. Ces techniques accroissent la productivité et les revenus agricoles et rendent l’agriculture moins vulnérable au changement climatique, tout en contribuant à atténuer les effets de ce dernier. Il en résulte un triple avantage : pour l’agriculture, pour l’environnement et pour la sécurité alimentaire.

Développement piloté par les communautés. Selon cette approche, ce sont les communautés et les administrations publiques locales qui contrôlent la planification et les ressources d’investissement. Les projets de la Banque mondiale consacrés à l’amélioration des moyens de subsistance dans les zones rurales visent à promouvoir une croissance solidaire et à lutter contre la pauvreté en procurant un appui à des institutions représentatives des populations pauvres de ces zones. Par exemple, dans l’État indien du Karnataka, le projet Sujala accroît la compétitivité agricole en organisant les communautés pour qu’elles gèrent leurs bassins hydrographiques et leurs ressources naturelles. Parallèlement, il introduit des cultures et des technologies nouvelles afin d’élargir les possibilités de production.

Gestion durable des pêcheries. Environ 200 millions de personnes tirent leur subsistance de la pêche, de l’aquaculture ou d’activités connexes. À travers le monde, plus de 20 % des 38 millions de pêcheurs à plein temps gagnent moins de 1 dollar par jour. La Banque mondiale a constitué deux partenariats, le Programme mondial sur les pêches durables (PROFISH) et l’Alliance pour une pêche responsable (ALLFISH), qui se concentrent sur la gestion durable des pêcheries et sur l’amélioration de la gouvernance.

De l’eau pour l’agriculture. La gestion de l’eau destinée à l’agriculture doit principalement permettre de répondre à la demande croissante de production de denrées alimentaires et, parallèlement, de faire progresser les revenus agricoles, de lutter contre la pauvreté et de protéger l’environnement, alors même que les ressources hydriques ne cessent de s’amenuiser. La Banque mondiale accroît actuellement ses investissements qui ciblent la dimension politique, les aspects techniques et la gouvernance de l’utilisation de l’eau dans l’agriculture. Elle cherche notamment à donner de plus en plus la priorité à l’aide au développement de l’irrigation à petite échelle, particulièrement en Afrique de l’Ouest, à améliorer l’utilisation des eaux usées dans l’agriculture et à permettre d’économiser réellement les ressources hydriques sans que la production et les revenus agricoles n’en pâtissent.

Culture de l’innovation. Les efforts visant à encourager une culture de l’innovation se concentrent sur l’élaboration de directives opérationnelles, d’outils et d’options d’investissement. On observe également une multiplication des prêts en direction de la recherche, des services et de la compétitivité agricoles, en particulier pour des partenariats public-privé, des consortiums de recherche et des fonds d’innovation.

Développement durable de l’élevage pour lutter contre la pauvreté. L’élevage est l’un des rares moyens de produire des biens pour s’extraire du piège de la pauvreté. Dans le monde, plus de 600 millions de personnes dépendent de ce secteur pour vivre. La Banque mondiale met actuellement en place des programmes destinés à mieux tirer parti des opportunités qu’offre l’élevage pour sortir de la pauvreté, à améliorer la durabilité environnementale de ce secteur et à adopter une approche sanitaire unique pour réduire les risques de maladies, notamment les maladies potentiellement endémiques.

Régimes fonciers. L’existence de politiques foncières inappropriées fait largement obstacle au développement économique et social. Les interventions qui ont pour finalité d’améliorer la sécurité foncière, l’accès à la terre et la transmissibilité des terres accroissent la valeur des biens des ménages, les investissements et la productivité agricole, et facilitent l’accès au crédit. La Banque mondiale fournit un appui opérationnel dans tous ces domaines.

Un investissement agricole responsable. En collaboration avec l’Organisation mondiale des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et d’autres acteurs, la Banque mondiale a élaboré sept principes optionnels pour un investissement agricole responsable, respectueux des droits, des moyens de subsistance et des ressources. Elle travaille aussi avec des pays et d’autres parties prenantes à la mise en pratique de ces principes.

Finance rurale. Les zones rurales de la plupart des pays en développement, et tout particulièrement les populations pauvres, ont rarement accès aux services financiers de base, tels que l’épargne, l’assurance crédit, le crédit-bail ou l’envoi de fonds. La Banque mondiale contribue au développement du secteur privé et des marchés ruraux par la production et la diffusion d’informations sur l’accès aux services financiers pour les petits agriculteurs et les ménages ruraux pauvres. AgriFin est le Fonds de soutien au financement de l’agriculture constitué par la Banque mondiale et financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. Il s’attache à montrer que l’offre de services financiers aux petits agriculteurs et à d’autres entreprises implantées en milieu rural peut être rentable pour les établissements financiers.

Gestion des risques agricoles. Dans les pays en développement, diverses approches (solutions techniques, financières et de gestion) permettent aux agriculteurs, aux entreprises agro-alimentaires et aux pouvoirs publics de réduire, limiter, transférer et prévenir les risques. Dans un nombre croissant de ces pays, la Banque mondiale soutient la formulation et la mise en œuvre de stratégies de gestion des risques au sein du secteur agricole et des chaînes d’approvisionnement.

Contacts presse:
Amy Stilwell : (202) 458-4906, astilwell@worldbank.org
Fionna Douglas : (202) 473-8913, fdouglas@worldbank.org
Robert Bisset : (202) 458-5191, rbisset@worldbank.org

Dernière mise à jour : août 2011




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