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Enfance et jeunesse

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En bref

  • Dans la plupart des pays en développement, la proportion de jeunes au sein de la population totale atteint des niveaux historiques, continuant même de croître dans certains.

  • L’enfance et la jeunesse sont le socle sur lequel repose l’avenir du développement humain.

  • Négliger d’investir dans l’enfance et la jeunesse fait perdre des milliards de dollars à la société.

  • La Banque mondiale aide les gouvernements des pays en développement à investir de manière judicieuse dans des programmes et politiques d’appui à l’enfance et à la jeunesse.

Données clés

Plus de 3 milliards d’individus, soit 47 % de la population mondiale, ont moins de 24 ans. Près de 90 % de cette population juvénile vit dans des pays en développement ; en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, leur nombre va continuer à augmenter dans les décennies qui viennent.

L’enfance, l’adolescence et la jeunesse sont des périodes cruciales dans le développement de l’être humain. Les facultés qu’une personne aura acquises et développées pendant ces années détermineront en grande partie ses succès futurs dans la vie. Il est donc important d’investir dans les jeunes générations pour bénéficier de leur capacité productive et favoriser à la fois le bien-être de l’individu et celui de la société dans son ensemble.

Or, face à de nombreuses demandes concurrentes et des ressources financières très limitées pour y répondre, les pays ne reconnaissent pas toujours suffisamment le rôle crucial de la jeunesse dans l’économie, la société et la démocratie, et consacrent trop peu de moyens pour exploiter pleinement ce potentiel.

En conséquence, bien que les jeunes aient généralement plus d’opportunités aujourd’hui que par le passé, beaucoup sont confrontés à de nombreuses difficultés : problèmes de santé, malnutrition, enseignement de mauvaise qualité, faibles compétences « négociables » professionnellement, forts taux de chômage, grossesses précoces, exclusion sociale, taux élevés de nouvelles infections au VIH/SIDA…

La situation difficile dans laquelle se trouve cette population juvénile a des coûts économiques, sociaux et politiques élevés. En Amérique latine et dans les Caraïbes par exemple, les comportements à risque des jeunes se traduisent par une réduction de la croissance économique pouvant aller jusqu’à 2 % par an.


« Soit nous ne faisons rien — et nous prenons le risque de mettre les jeunes à l'écart de notre société et de leur transmettre méfiance et désespoir —, soit nous investissons dans la plus grande source de potentiel humain dont a jamais disposé le monde, et nous récoltons les bénéfices de cet investissement avec une croissance plus forte et un plus grand bien-être social pour les générations à venir. »

Justin Lin et Wendy Cunningham (Banque mondiale), Financial Times, le 29 janvier 2010

La réponse de la Banque mondiale

La Banque mondiale appuie les gouvernements dans leurs efforts pour concevoir et financer des projets de développement au profit de l’enfance et de la jeunesse. Ces projets, très variés, incluent le développement de la petite enfance, l’éducation et la formation professionnelle, l’emploi des jeunes, la santé sexuelle et reproductive, la prévention de la violence et l’amélioration de la participation sociale et citoyenne.

  • Au Kenya, un projet financé par la Banque à hauteur de 60 millions de dollars, améliore l’accès à des programmes d’emplois temporaires axés sur les jeunes et renforce leur employabilité.

  • Au Mexique, un prêt de 700 millions de dollars contribue à améliorer les performances de l’enseignement secondaire supérieur et sa réactivité par rapport au marché du travail.

  • Au Népal, la Banque a alloué 123,5 millions de dollars pour contribuer à permettre à tous les enfants de 5 à 12 ans de bénéficier d’une éducation de base de qualité, à préparer les enfants d’âge préscolaire à l’enseignement primaire et à améliorer l’accès équitable à l’éducation secondaire.

  • En Tunisie, un prêt d’appui aux réformes de 50 millions de dollars améliore l’efficacité de l’entrée sur le marché du travail.

Pour répondre à la hausse des demandes provenant des gouvernements, la Banque mondiale a quintuplé durant la dernière décennie ses investissements en faveur des jeunes et des enfants. Ceux-ci ont atteint 4,8 milliards de dollars durant l’exercice 2010 (figure 1) et contribué à améliorer l’éducation, la santé et l’emploi au bénéfice de millions de jeunes.

  • Au Bangladesh, 850 000 filles ont bénéficié de transferts conditionnels en espèces pendant l’année scolaire 2008/2009.

  • Au Kenya, des programmes de déparasitage dans les écoles ont bénéficié à 3,6 millions d’enfants.

  • En Afghanistan, 18 institutions publiques d’éducation supérieure ont rouvert leurs portes après des années de guerre.

  • Les dons de l’Association internationale pour le développement (IDA) ont permis de construire plus de deux millions de nouvelles salles de classes dans le monde et de recruter/former trois millions d’enseignants supplémentaires.

Banque Mondiale Enfance et jeunesse

Contacts :
Phil Hay, (202) 473-1796, phay@worldbank.org 
Melanie Mayhew, (202) 458-7891, mmayhew1@worldbank.org

 




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