APERÇU: - Les infrastructures sont considérées comme un facteur clé dans la réduction de la pauvreté, la stimulation de la croissance et la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire(ODM).
- Les pays en développement doivent développer leurs infrastructures, mais dans des proportions qui ne nuisent pas à l’environnement, qui sont acceptées d’un point de vue social et qui sont financièrement viables.
- Depuis leur apogée en 1997, les investissements du secteur privé dans les infrastructures ont considérablement baissé dans les pays en voie de développement avant de repartir à la hausse ces dernières années.
- Au cours de l’exercice 2007, les prêts octroyés par la Banque mondiale dans le domaine des infrastructures atteignaient 10,2 milliards de dollars.
- Le Plan d’action pour les infrastructures (2003) a réussi à renforcer son appui au développement d’infrastructures.
- Le Groupe de la Banque mondiale prépare actuellement un deuxième plan d’action, pour la période allant de l’exercice 2009 à l’exercice 2011, visant à répondre efficacement aux défis que représentent la mondialisation, l’inclusion sociale et la viabilité environnementale.
Le soutien du Groupe de la Banque mondiale apporté au domaine de l’infrastructure. Le Groupe de la Banque mondiale soutient les services d’infrastructure dans un vaste éventail de secteurs : énergie, transport, approvisionnement en eau et assainissement, gestion de l’urbanisme, gestion des ressources en eau, infrastructures environnementales, technologies de l’information et télécommunications, pétrole, gaz et mines. L’Association internationale de développement (IDA) de la Banque a en particulier joué un rôle essentiel en favorisant l’augmentation des services d’infrastructure offerts aux populations très pauvres :
Elle est devenue la plus grande source de financement pour l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement dans les pays à faible revenu. Grâce son assistance, au moins 25 millions de personnes (22 millions en ce qui concerne l’eau) ont pu bénéficier de services d’approvisionnement en eau et d’assainissement pendant la période 2003 à 2006.
Les subventions octroyées par l’IDA durant les exercices 2004-2006 ont permis de construire 6 250 km de routes nouvelles, de remettre en état plus de 10 700 km de routes existantes et d’en entretenir plus de 46 000 km.
Développements et lacunes des infrastructures. Le développement des infrastructures contribue à réduire la pauvreté et est par conséquent un facteur clé pour atteindre les ODM, à la fois directement en améliorant l’accès aux ressources vitales telles que l’eau et l’électricité, et indirectement en favorisant l’accès aux autres services clés tels que les écoles, hôpitaux et marchés. Par exemple : L’accès et l’utilisation de meilleurs services d’assainissement réduit d’environ un tiers l’impact d’une mauvaise nutrition, et a donc un effet positif prouvé sur la croissance des enfants et sur la réduction de l’anémie dans les pays en voie de développement.
La disponibilité des services de technologies de l’information et de communications (TIC) aide à rendre autonomes des milliers de femmes qui ont obtenu des microcrédits pour offrir des services de téléphones mobiles payants dans les boutiques, les marchés locaux et ailleurs.
Malgré son importance pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté, le développement des infrastructures présente les lacunes suivantes : Accès: environ 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable ; 1,6 milliards vivent sans électricité ; 2,6 milliards ne bénéficient pas de services d’assainissement ; et plus de 1 milliard n’ont pas accès à un système routier utilisable en cas de mauvais temps. Les taux d’accès sont les plus bas dans les pays IDA et les régions rurales, et l’écart est plus prononcé en Afrique subsaharienne et en Asie. Par exemple, pratiquement aucune ville du sud de l’Asie n’est en mesure de fournir de l’eau à ses habitants 24 heures/24 et 7 jours/7. Financement: à l’heure actuelle, les pays en développement dépensent en moyenne 3 % à 4 % de leur PIB par an dans le domaine de l’infrastructure, mais ils devraient consacrer de 7 % à 9 % de leur PIB annuel à de nouveaux investissements dans des infrastructures ainsi qu’à la maintenance d’infrastructures existantes pour contribuer aux efforts de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Environ 70 % des dépenses d’infrastructure actuelles sont couvertes par le financement public, et 20 % par des investissements privés. (L’aide publique au développement représente moins de 10 % des investissements en infrastructure.) Les investissements du secteur privé dans les projets d’infrastructure sont passés de 62,5 milliards de dollars en 2003 à 114 milliards de dollars en 2006. Ils sont toutefois majoritairement concentrés dans le secteur des télécommunications et dans un petit nombre de pays à revenu intermédiaire. Réalisations depuis 2003. Le Groupe de la Banque mondiale a répondu aux demandes de ses clients en fournissant une aide plus soutenue dans le domaine de l’infrastructure comme cela est indiqué dans le Plan d’action pour l’infrastructure de 2003. Réalisations accomplies dans le cadre de ce plan :
Les prêts octroyés par la Banque mondiale au domaine de l’infrastructure ont augmenté d’environ 88 % depuis 2003 pour atteindre 10,3 milliards de dollars au cours de l’exercice 2007. L’aide financière accordée par la Banque mondiale pour les infrastructures en Afrique a presque doublé au cours de la même période, passant de 1,4 milliard à plus de 2,5 milliards de dollars.
D’autres réalisations sont nées de la collaboration entre la BIRD et l’IDA, et entre l’IFC et la MIGA. De nouveaux instruments, tels que les approches sectorielles (appelées SWAP) et les mécanismes d’aide basée sur les résultats (OBA), ont été développés.
Les opérations plurinationales ont reçu une aide conséquente.
La Banque mondiale et l’IFC ont combiné leurs ressources pour étendre leur assistance aux autorités régionales sans chercher à obtenir de garanties de la part du gouvernement.
La qualité du portefeuille des infrastructures est restée bonne, y compris en termes de mesures de conformité.
Nouveaux défis stratégiques liés au développement d’infrastructures viables. Plusieurs nouveaux défis mondiaux sont récemment apparus qui auront une influence sur le développement des infrastructures: - La mondialisation continue des échanges commerciaux et des investissements nécessite que les pays en développement se munissent d’une solide plateforme de services d’infrastructure reliés entre eux afin de tirer parti de l’intégration économique grandissante. Cela comprend les systèmes de transport et de logistique, les marchés régionaux de l’énergie et les outils énergétiques, la gestion transfrontalière des eaux et l’expansion des réseaux régionaux de télécommunications.
- La rapide hausse des prix de l’énergie renforce les craintes relatives à la sécurité énergétique, rendant encore plus importante la diversification des sources de combustibles, et en particulier la production d’énergie à partir de sources non fossiles, le rendement énergétique, ainsi que l’amélioration de l’aménagement de l’espace et des transports en commun.
- On assiste à une prise de conscience de plus en plus importante sur la nécessité d’agir pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre et faire face aux conséquences du changement climatique en y adaptant les systèmes d’infrastructure de manière à pouvoir gérer de plus grands écarts climatiques.
- L’urbanisation rapide et la baisse de la qualité de l’air et de l’eau rendent essentielles l’amélioration des systèmes de transports en commun et de gestion des eaux usées. Des approches novatrices doivent être mises en place à plus grande échelle dans les domaines de l’urbanisme, du financement et de la prestation de services.
Forger un avenir meilleur. Au vu de ces défis, le Groupe de la Banque mondiale a réorienté ses activités dans le domaine des infrastructures pour a) soutenir la croissance de l’aide financière pour répondre à la demande grandissante ; b) renforcer l’intégration des aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement des infrastructures ; et c) mettre davantage à contribution ses propres ressources avec celles du secteur privé, des donateurs et des gouvernements nationaux. En particulier?: Le Groupe de la Banque mondiale continuera à mettre l’accent sur le problème de la fourniture des services de base en améliorant la portée et la qualité des infrastructures permettant d’atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire (ODM).
Le Groupe de la Banque mondiale mettra au point des programmes d’infrastructure et des services-conseils qui contribueront activement à la promotion de la durabilité environnementale et de l’inclusion sociale et il renforcera l’efficacité du développement par une solide gouvernance aux niveaux des projets, des secteurs et des pays.
Le Groupe de la Banque mondiale renforcera son approche régionale/plurinationale afin de réaliser des économies d’échelle dans la production et la prestation de services, en particulier en Afrique.
Le Groupe de la Banque mondiale récoltera du financement auprès de sources privées au moyen d’une offre diversifiée d’instruments d’atténuation des risques (liés aux fluctuations des devises, aux taux d’intérêt, à la liquidité et aux politiques/performances), qu’il combinera avec du financement direct provenant d’une collaboration entre la Banque, l’IFC et la MIGA. La Banque élargira également son offre de services-conseils pour améliorer le climat d’affaires et l’encadrement des partenariats public-privé relatifs aux infrastructures.
Le Groupe de la Banque mondiale renforcera ses partenariats avec des organisations bilatérales et plurilatérales à l’échelle nationale et internationale pour améliorer l’intégration des questions transsectorielles et la coordination des donateurs dans le domaine du développement des infrastructures, notamment des donateurs émergents comme la Russie, la Chine, la Corée et les États du Golfe persique.
L’Afrique continuera à recevoir une attention particulière de la Banque mondiale ainsi que de la communauté internationale et du Plan d’action Afrique.
- ### - Mise à jour: mars 2008 Contacts médias : Roger Morier: (202) 473-5675; Courriel: Rmorier@worldbank.org |