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Infrastructure

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Données : Infrastructure

CONTEXTE

  • L’accès à des infrastructures efficaces et durables est une condition clé de la compétitivité des pays, des villes ou des entreprises. Les infrastructures sont également à la base de la qualité de vie des populations et de la capacité d’un pays à assurer le bon fonctionnement de son économie. Elles contribuent à la croissance économique dans la mesure où elles créent des emplois, facilitent les échanges et améliorent la santé. Or, l’élargissement de l’accès aux infrastructures essentielles reste très difficile dans les pays en développement. Quelque 1,2 milliard de personnes sont sans électricité, au moins 768 millions n'ont pas accès à une eau de qualité satisfaisante et 2,5 milliards ne bénéficient toujours pas d'un système d'assainissement élémentaire, ce qui entraîne le décès de milliers d’enfants chaque jour et se chiffre à des milliards de dollars de manque à gagner pour l’économie chaque année. Par ailleurs, environ un milliard d'habitants dans le monde vivent à plus de deux kilomètres d’une route praticable toute l'année tandis que 60 % de la population mondiale n’a pas accès à l’internet.
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  • L'infrastructure — transport (a), eau, énergie et technologies de l'information et des communications (a) — est de plus en plus considérée comme un élément crucial pour la résolution des grands problèmes ayant une dimension systémique : de l'instabilité sociale à l'urbanisation, en passant par les changements climatiques, les catastrophes naturelles et la sécurité énergétique et alimentaire. Pour relever ces défis, il est nécessaire de tenir compte de la complexité des différents secteurs concernés et de leurs interactions.
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  • La demande d’infrastructure augmente avec l’accélération de la mondialisation et de l’urbanisation. On estime que, pour y faire face, il faudra investir annuellement 1 000 milliards de dollars supplémentaires, jusqu’en 2020, dans les pays à revenu faible et intermédiaire.
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  • Étant donné l'ampleur des besoins de financement, le secteur privé est appelé à jouer un rôle croissant, que ce soit en participant directement à des projets ou via l’apport de capitaux propres et l’emprunt en faveur de projets d’infrastructure. Selon la base de données sur les participations privées dans des projets d'infrastructure (a), ce type d’investissement s’est chiffré dans les pays en développement à 181,4 milliards de dollars en 2012, soit une hausse de 4 % par rapport à 2011.

STRATÉGIE

  • L’infrastructure (a) est au cœur de la mission du Groupe de la Banque mondiale qui consiste à favoriser la croissance, mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.
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  • La stratégie du Groupe pour l’infrastructure est ancrée dans la réalité des pays : six plans d'action régionaux déclinent les modalités de sa mise en œuvre durant les exercices 2012 à 2015. Par exemple, en Afrique subsaharienne, le Groupe privilégie les projets régionaux qui relient les pays aux réseaux électriques et à haut débit, aux corridors de transport et à la production d'énergie renouvelable à grande échelle. En Asie de l'Est, sa démarche met l’accent sur l’amélioration de la résilience urbaine et l’optimisation d’une croissance sobre en carbone via l'établissement de partenariats avec des municipalités, le secteur privé, la société civile, des organisations régionales et d'autres bailleurs de fonds.
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  • L’infrastructure, qui demeure la première des branches d’activité du Groupe de la Banque mondiale, représente 32 % de l'aide totale qu'il accorde à ses pays clients et au secteur privé (115 milliards de dollars).
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  • Sur l’exercice 2013, les engagements du Groupe de la Banque mondiale en faveur de l’infrastructure ont totalisé 17 milliards de dollars. Avec 11,8 milliards de dollars de financements approuvés, la Banque mondiale — qui regroupe la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA) — en apporte la majeure partie, soit 70 %. Viennent ensuite la Société financière internationale (IFC), 19 %, et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), 11 %. Les engagements au profit d’États fragiles et de pays sortant d’un conflit ont plus que doublé, atteignant 2,3 milliards de dollars pour l’exercice 2013.
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  • Le Groupe de la Banque mondiale contribue à mobiliser des capitaux privés au profit d’investissements d’infrastructure grâce au recours à des partenariats public-privé (PPP) et à des instruments de garantie (a). Les projets d’infrastructure financés par la Banque mondiale ont levé 3,4 milliards de dollars auprès d’autres sources, dont le secteur privé (960 millions), des banques multilatérales de développement (2,1 milliards) et d’autres acteurs (336 millions). Près des deux tiers de ces fonds (2 milliards de dollars) concernaient des projets de l’IDA. L’IFC a poursuivi ses efforts destinés à mobiliser des capitaux privés en obtenant de tierces parties 2,2 millions de dollars supplémentaires.
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  • La Banque mondiale a sous sa tutelle le Fonds de conseil en infrastructure publique-privée (PPIAF) (a), programme multidonateurs apportant une assistance technique aux pays en développement pour les aider à instaurer un environnement propice à l’investissement privé et à améliorer leur solvabilité. L’appui du PPIAF consiste à permettre au secteur public d’attirer la participation du secteur privé et ses investissements dans l’infrastructure ; à cette fin, il soutient le développement des institutions, le renforcement des capacités et l’expansion des programmes PPP au niveau régional, national et infranational.
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  • Afin de remédier au déficit de financements dans l’infrastructure, le Groupe de la Banque mondiale s’efforce de plus en plus d’unifier les activités de ses différentes institutions. En 2013, la Banque mondiale a transféré son service chargé des politiques d’infrastructure à Singapour, où sont situées les divisions régionales de l’investissement de l’IFC et de la MIGA, constituant ainsi un pôle unique dans ce domaine. En Asie, le Groupe de la Banque mondiale a une fonction de « teneur de marché » en ce qu’il conseille les gouvernements pour l’élaboration de transactions PPP bien structurées et aux normes internationales.
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  • La Banque travaille avec ses partenaires au sein du G20 et du Forum économique mondial à l’élaboration d’un plan d’action relatif à l’infrastructure, axé sur la mobilisation de financements à long terme qui permettront d’étayer et de tirer la croissance économique. Il s’agit notamment de remédier aux freins financiers et non financiers qui entravent les financements privés (rôle insuffisant du financement bancaire, sous-développement des marchés obligataires dans les pays en développement, problèmes de gouvernance, etc.).
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  • L’action de la Banque couvrant une multitude de secteurs, l’institution se trouve dans une position favorable pour mesurer les compromis et arbitrages entre secteurs concurrents et identifier des synergies possibles. Elle soutient notamment l’initiative Thirsty Energy : créée en 2013, cette initiative vise à comprendre les contraintes que l’eau fera peser sur notre avenir énergétique et à promouvoir une planification intersectorielle. Par ailleurs, en Afghanistan, les équipes de la Banque chargées des technologies de l’information et de la communication, d’une part, et des transports, d’autre part, collaborent étroitement à la recherche d’opportunités pour des opérations conjointes de construction et de partage d’infrastructures qui permettent de réduire les coûts du déploiement du réseau de télécommunications.

RÉSULTATS

  • Sur la dernière décennie (2003-2013) la Banque mondiale (BIRD/IDA) a permis de construire ou de remettre en état 183 000 kilomètres de routes, de donner à 130 millions de personnes l’accès à des sources d’eau améliorées, et de construire ou de remettre en état plus de 61 000 kilomètres de lignes électriques assurant le transport et la distribution jusqu’aux ménages et aux marchés des 7 000 mégawatts produits grâce à ses financements.
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  • Au Sénégal, le Groupe de la Banque mondiale a joué un rôle clé dans la réalisation du projet d’autoroute à péage Dakar-Diamniadio (760 millions de dollars). Première autoroute à péage de ce type en Afrique (hors Afrique du Sud), ce projet a mobilisé un financement de l’IDA, de l’IFC, de la Banque africaine de développement et de l’Agence française de développement, ainsi que du secteur privé, dans le cadre d’un partenariat public-privé dont d’autres pays de la région pourraient s’inspirer. L’IFC a mobilisé la totalité des créances commerciales nécessaires à la concession. Le PPIAF a apporté une assistance technique à l’APIX (Agence charge de la promotion de l’investissement et des grands travaux) pour l’aider à consolider le cadre institutionnel et à développer des accords contractuels pour la gestion du projet. L’IDA a pris la direction des opérations qui visent à atténuer l’impact du relogement de 4 500 ménages et du transfert de 1 200 entreprises, ainsi qu’à rénover les quartiers traversés par cette autoroute, en s’attachant en priorité à mettre en place des systèmes de protection contre les crues. L’autoroute, inaugurée en août 2013, a déjà produit des effets positifs dans la métropole de Dakar, le poumon économique du pays. Le temps de trajet entre le centre de Dakar et Diamniadio a été ramené d’environ 90 à 30 minutes, ce qui a aussi réduit le coût des embouteillages.
Voir aussi


Portail du Groupe de la Banque mondiale sur l'infrastructure (a)
Garanties proposées par la Banque mondiale (a)

Contact pour les médias:
Flore de Preneuf 
tél. +1 (202) 473 5844
fdepreneuf@worldbank.org

Dernière mise à jour: mars 2014

(a) indique une page en anglais




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