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Les Forêts

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.
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Projets relatifs aux forêts
Documents et rapports sur le thème des forêts
FAQs: Les forêts de la République démocratique du Congo
Forêts et sylviculture (a)
L’expert de la banque mondiale:
Gerhard Dieterle

APERÇU

  • Environ 60 millions d’indigènes dépendent presque entièrement des forêts pour leur survie, et 350 millions de personnes vivent à l’intérieur ou à proximité de forêts denses et dépendent fortement d’elles pour leur subsistance et leurs revenus. 

  • Les forêts abritent au moins 80 % de la biodiversité terrestre que compte encore la planète.

  • On estime que la déforestation est responsable de 20 % des émissions de CO2 dans le monde entier. 

  • La forêt aide à préserver la fertilité des sols, à protéger les bassins hydrographiques et à réduire le risque de catastrophes naturelles comme les inondations ou les glissements de terrain. 

  • Les forêts et l’exploitation forestière sont sources de croissance économique et d’emplois. On évalue la part monétaire des produits bruts du bois à 186 milliards de dollars du commerce mondial.


Tendances du financement
Pour la Banque, la gestion durable des forêts est un aspect essentiel de sa mission, car les forêts offrent un moyen de subsistance aux plus pauvres, peuvent contribuer au développement économique et jouent un rôle essentiel sur le plan de l’environnement mondial. Depuis que le Groupe de la Banque mondiale a adopté une démarche plus proactive dans le domaine forestier, laquelle est définie dans sa Stratégie forestière 2002, son portefeuille de projets s’est élargi, passant de 149 millions de dollars pour l’exercice 2001 à 540 millions pour l’exercice 2007.

La Stratégie forestière du Groupe de la Banque mondiale
En 2002, la Banque mondiale a adopté une nouvelle stratégie forestière qui suit une approche intégrée en vue de réaliser des objectifs généraux, à savoir la réduction de la pauvreté, le développement économique durable et la préservation de l’environnement. La Banque a fourni d’importantes contributions, notamment dans les domaines suivants:

  • Exploitation des forêts pour réduire la pauvreté et favoriser une croissance partagée : l’implication des communautés locales dans la gestion viable des forêts est un aspect essentiel des projets forestiers. Par le biais de projets forestiers, la Banque a notamment soutenu : la fondation d’associations de propriétaires forestiers dans 184 des 214 régions du Mexique ; la création d’emplois pour plus de 70 000 personnes pauvres au Honduras, 100 000 au Laos et 2,75 millions en Chine et qui dépendent des forêts ; et le partage équitable des bénéfices en Albanie, en favorisant le transfert de la gestion et des droits d’utilisation à environ 280 communautés, impliquant ainsi 400 000 personnes. Les efforts de la Banque consacrés à la lutte contre la pauvreté et aux composantes forestières des opérations de prêt, qui ne sont pas considérées comme des projets forestiers (p. ex. projets de développement rural, agricole et des moyens de subsistance), ont augmenté, tout comme l’intégration des composantes forestières aux programmes de développement rural et de ressources naturelles (p. ex. projets au Gabon, au Guatemala et en Albanie).

  • Coordination des efforts internationaux pour améliorer la gouvernance forestière et contrôler l’exploitation illicite du bois : les activités de la Banque relatives à la gouvernance forestière ont permis la création d’un climat politique favorable à des discussions régionales de haut niveau sur l’amélioration de la gouvernance, ainsi qu’une transparence et une responsabilisation accrues dans ce secteur. La Banque a facilité le processus d’adoption de trois déclarations ministérielles régionales (Asie de l’Est, Afrique, et Europe et Asie du Nord) et soutient actuellement la mise en œuvre de mesures de suivi. En Amérique latine, la Banque, en collaboration avec des partenaires régionaux, sert également de catalyseur à la prise d’engagements de haut niveau pour le respect de la législation forestière. La gouvernance dans le secteur forestier et les réformes institutionnelles sont au centre des préoccupations de nombreux pays clients, notamment l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Cambodge, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Géorgie, le Honduras, l’Indonésie, Madagascar, la Roumanie, la Russie et la Tanzanie. 

  • Promotion des certifications forestières et de la gestion durable des forêts : il ne fait aucun doute que la Banque a exercé une influence sur l’instauration de normes et de mécanismes indépendants de certification d’une gestion durable des forêts, notamment les normes internationales applicables au processus de certification. Les régions forestières ainsi certifiées se sont étendues considérablement en Bolivie, en Russie et en Europe de l’Est, et les perspectives d’une gestion durable des forêts sont encourageantes dans des pays comme le Cameroun et l’Indonésie. 

  • Promotion des investissements d’entreprises socialement responsables : la Banque travaille en collaboration avec l’IFC, l’Alliance Banque mondiale/Fonds mondial pour la nature et le Programme sur les forêts (PROFOR) pour aider les gouvernements de pays clients en Chine, en Inde, au Kenya, en Russie et en Afrique du Sud à attirer des capitaux de sociétés nationales et internationales socialement responsables pour financer la préservation et la gestion durable des ressources forestières. Ce programme est possible grâce à l’amélioration des climats généraux favorables à l’investissement, au développement de petites et moyennes entreprises et à la promotion de partenariats associant entreprises et collectivités locales. 

  • Promotion de la conservation des écosystèmes forestiers : les subventions du Fonds pour l’environnement mondial (d’un total d’environ 100 millions de dollars depuis l’exercice 2002) ont été associées ou intégrées à la politique de renforcement des capacités de l’IDA et de la BIRD, afin de soutenir les volets biodiversité/zones protégées des programmes sectoriels appliqués au Cameroun, au Gabon, en Géorgie, au Kazakhstan et dans bien d’autres pays. 

  • Orientation de la mise en œuvre de la stratégie forestière : la Banque a élaboré des produits clés permettant de guider la mise en pratique de la stratégie forestière. Ces produits clés incluent : le guide d’évaluation de la certification forestière (FCAG) ; le manuel des lois relatives aux forêts ; un guide d’information sur les forêts ; le kit d’établissement de liens entre forêts et pauvreté ; et des publications sur le renforcement de la gouvernance et de l’application des lois sur les forêts.

Perspectives d’avenir
La Banque prévoit de continuer à renforcer et augmenter ses efforts pour atteindre les objectifs présentés dans la Stratégie forestière 2002:

  • Gestion de la pauvreté et de la gouvernance des forêts en accordant une plus grande reconnaissance des droits des groupes locaux et indigènes, et en portant une attention accrue à la propriété foncière, aux droits de propriété et autres problèmes liés aux droits d’accès aux ressources. Cela inclut la participation des parties prenantes à la formulation et la mise en œuvre des politiques, stratégies et programmes de façon à encourager l’appropriation communautaire et la viabilité à long terme des ressources forestières. Cela comprend également l’application stricte des politiques et obligations de garantie de la Banque. Le Guide d’information sur les forêts récemment publié constitue une ressource appréciable dans ce contexte.

  • Renforcement du rôle des forêts en tant que moteur de développement et croissance économique. Augmentation des investissements dans les plantations (particulièrement dans les pays tropicaux) durables pour l’environnement naturel et social, développement de la certification forestière et de la gestion globale des forêts, et encouragement du secteur privé à investir de façon responsable.

  • Priorité accordée au rôle des forêts dans le programme de la Banque par l’inclusion des problèmes du secteur forestier dans les Documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté et les Stratégies d’aide-pays ; sans oublier un meilleur alignement des Fonds pour l’environnement mondial et des ressources de l’IFC, dans le cadre du programme de prêts de l’IDA/BIRD concernant la pauvreté et l’amélioration des moyens de subsistance. 

  • Assistance offerte aux pays pour intégrer le programme mondial sur les forêts et participer aux opportunités de développement connexes à leurs propres stratégies et politiques nationales. Profit tiré des opportunités économiques et environnementales émergentes pour encourager la gestion viable des forêts. Intégration des interdépendances des forêts à la conception des projets de gestion de l’agriculture, du développement rural et des ressources naturelles pour assurer une croissance économique viable et la réduction de la pauvreté rurale.

  • Encouragement à faire appel à de nouvelles sources de financement pour assurer la protection et la gestion viable des forêts ainsi que la lutte contre le changement climatique. Cette mesure inclut la mise en œuvre et l’évaluation des opportunités permettant d’atténuer les changements climatiques et de protéger les forêts anciennes grâce aux possibilités de financement offertes par les marchés du carbone par le biais du nouveau Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF). Ce Fonds a pour but d’établir un partenariat solide entre les pays développés et les pays en développement, notamment les gouvernements et le secteur privé, pour renforcer les mesures incitatives permettant d’éviter la déforestation.

Résultats obtenus grâce aux partenariats stratégiques

S’appuyant sur des partenariats stratégiques et des programmes tels que le Programme sur les forêts (PROFOR) soutenu par de nombreux donateurs et l’initiative Gouvernance et police des forêts (FLEG), la Banque mobilise des ressources, fournit un travail analytique de premier plan, aligne les intérêts des participants, fait place à l’innovation, améliore l’extension des services et intensifie les effets de cette intervention. Pour tirer parti au maximum des partenariats existants et pour s’adapter aux politiques forestières internationales changeantes, la Banque mondiale cherche également à adopter une approche novatrice de coordination au sein du secteur qui permettrait de faire le lien entre les besoins locaux et le programme mondial en matière de foresterie. Convaincue qu’une collaboration accrue sera nécessaire entre la société civile, le secteur privé, les gouvernements et les donateurs tant à l’échelle régionale que mondiale, le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un concept initial appelé Structure de gestion forestière participative (GFP).

Le Groupe de la Banque mondiale a demandé à un groupe indépendant de consulter un vaste éventail de parties intéressées au sujet du GFP. La consultation de plus de 600 parties intéressées a permis de tirer les conclusions unanimes suivantes : a) une telle approche est justifiée étant donné que les initiatives isolées actuelles n’arrivent pas à résoudre de manière efficace les problèmes de plus en plus nombreux liés aux forêts ; b) les parties intéressées seraient favorables à un tel partenariat à condition qu’il prenne en compte les groupes dont la survie est assurée par les forêts ainsi que les défenseurs de la forêt d’autres secteurs ; c) un nouveau partenariat ne portera fruits que s’il reconnaît que les forêts sont des ressources influent sur d’autres secteurs et sur lesquelles d’autres secteurs ont des effets ; et d) la crédibilité du GFP dépend du processus participatif de son élaboration et de sa mise en œuvre.

Pour en savoir plus, veuillez visiter le site Internet à l’adresse:
www.worldbank.org/forests.

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Mise à jour: mars 2008

Contacts médias:

Roger Morier: (202) 473-5675; Courriel: Rmorier@worldbank.org
Anne Davis Gillet: (202) 458-4822, Email: Adavis@worldbank.org




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