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États fragiles et en situation de conflit

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Ressources sur les États fragiles
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ib-youthSite web :
États fragiles et en situation de conflit (a)
ib-youthArticle :
États fragiles : « Le plus grave problème de développement de notre époque »

En bref

  • Plus de 1,5 milliard d’êtres humains vivent dans des pays touchés par un conflit violent.

  • Les taux de pauvreté sont de 20 % supérieurs dans les pays touchés par des cycles récurrents de violence, sachant que chaque année de conflit est associée à un retard de 1 point environ dans la lutte contre la pauvreté.

  • En 2015, 32 % des populations pauvres du monde devraient vivre dans un État fragile ou en situation de conflit.

  • Les États fragiles ou en situation de conflit n’atteindront pas, dans leur majorité, les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en 2015, la plupart d’entre eux étant en retard ou très mal partis. Moins de 20 % devraient parvenir à atteindre les cibles relatives à la pauvreté d’ici l’échéance.

  • Les États fragiles et en situation de conflit représentent :
    • un tiers des décès liés au VIH/sida survenant dans les pays pauvres ;
    • un tiers des individus privés d’accès à une source d’eau propre ;
    • un tiers des écoliers n’achevant pas le cycle primaire ;
    • la moitié des décès d’enfants au niveau mondial.

  • Depuis 2000, l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque pour les pays les plus pauvres, a apporté plus de 22 milliards de dollars pour la reconstruction des États fragiles ou en situation de conflit (ce qui inclut des pays mais aussi des régions à l’intérieur des pays).
Le Rapport sur le développement dans le monde 2011 : Conflits, sécurité et développement a appelé la communauté du développement (a) à adopter un nouveau modèle d’intervention dans les situations de fragilité ou de conflit. Des mesures à court terme ou des solutions partielles adoptées en l’absence d’institutions à même d’assurer la sécurité des citoyens, la justice et l’emploi ne peuvent en effet résoudre les problèmes de violence et autres difficultés que rencontrent ces pays.

La Nouvelle donne et le G-7+

Le G-7+ — un groupe d’États fragiles en Afrique, en Asie et dans le Pacifiquei — et ses partenaires internationaux ont plaidé avec succès pour l’adoption d’un nouveau cadre d’engagement dans les États fragiles et en situation de conflit. Cette « nouvelle donne » requiert des partenaires au développement de qu’ils soutiennent les objectifs de pacification et de construction de l’État en ce qu’ils constituent deux conditions préalables indispensables à la réalisation des OMD. Elle leur demande aussi de s’engager en faveur de la transparence, du partage des risques, du recours aux systèmes nationaux, du renforcement des capacités et d’une aide prévisible et décaissée en temps utile. La Nouvelle donne a été approuvée par 40 pays et organisations internationales, dont la Banque mondiale, lors du 4e Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide, à Busan (novembre 2011).

Appui à la Nouvelle donne et mise en pratique des préconisations du Rapport sur le développement dans le monde

Dans la lignée de la Nouvelle donne et des recommandations du Rapport sur le développement dans le monde 2011, la Banque mondiale s’est fixé un ambitieux programme d’action pour améliorer son efficacité dans les États fragiles et en situation de conflit, dont les étapes sont détaillées dans le document « Mettre en œuvre le Rapport sur le développement dans le monde 2011 » (a). Le Groupe de la Banque mondiale œuvre à la transformation de ses méthodes d’engagement de manière à pouvoir réagir plus vite et mieux aux demandes et aux besoins liés au développement des États fragiles et en situation de conflit, sachant qu’il faut y intervenir différemment pour obtenir une efficacité maximale. Ces réformes s’inscrivent dans un programme plus vaste de modernisation de l’institution.
  • Afin de mieux s’attaquer aux facteurs de conflit et de fragilité et de s’appuyer sur les synergies entre l’IDA, l’IFC et la MIGA, la Banque mondiale élabore actuellement des stratégies-pays intégrées à l’échelle du groupe. Au lieu de se concentrer uniquement sur les besoins d’investissement et les déficits de capacités dans les États fragiles et en situation de conflit, la Banque mondiale fait en sorte que ses stratégies pour ces pays prennent davantage en compte les aspects spécifiques liés à la fragilité, en s’intéressant aux causes des conflits et en intégrant la prévention dans toutes ses opérations. Ce type de démarche est actuellement appliqué en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, en République démocratique du Congo, au Soudan du Sud et au Yémen.

  • En mobilisant tous les instruments dont il dispose, le Groupe de la Banque mondiale soutient également une approche globale de promotion des emplois et des moyens de subsistance dans les États fragiles et en situation de conflit. Cela va de dons aux gouvernements par le biais de l’IDA à toute sa palette de services intellectuels et d’assistance technique en passant par les investissements dans le secteur privé via l’IFC et la garantie des risques, à travers la MIGA. Ce type d’intervention est actuellement déployé au Burundi et à Myanmar.

  • La Banque mondiale revoit actuellement ses politiques pour permettre une prise de risques mieux informée, apporter des réponses opérationnelles plus rapides et fournir un appui plus pratique à la mise en œuvre ; elle s’emploie aussi à développer de nouvelles approches pour mesurer les résultats dans les États fragiles et en situation de conflit, en cohérence avec les indicateurs de pacification et de construction de l’État mis au point par le G-7+.

  • La Banque mondiale constitue une communauté de pratiques pour encourager l’apprentissage mutuel en matière de prévention de la fragilité, des conflits et des violences, le partage de connaissances entre environnements et disciplines différents et la diffusion d’idées et concepts novateurs pour faire avancer les meilleures pratiques sur le terrain. C’est dans ce cadre qu’elle a lancé la plateforme The Hive (« la ruche »), un espace de partage du savoir mettant en relation les praticiens, les chercheurs, les décideurs et les organisations œuvrant sur ces questions dans le monde entier.

  • La Banque mondiale réfléchit aussi à un ensemble de mesures en faveur des ressources humaines pour s’assurer que les États fragiles et en situation de conflit disposent du vivier de compétences et d’expériences requis sur le terrain pour participer à la conception et au déploiement de programmes d’aide aux populations pauvres.

  • La Banque mondiale œuvre à la simplification et à l’amélioration du cadre d’allocation des ressources de l’IDA aux États fragiles et en situation de conflit, pour que celui-ci soit davantage centré sur la pauvreté et plus souple en cas de difficultés ou de possibilités imprévues.
Le Centre mondial sur les conflits, la sécurité et le développement

Afin de renforcer son engagement dans les États fragiles et en situation de conflit, le Groupe de la Banque mondiale a lancé en février 2012 le Centre mondial sur les conflits, la sécurité et le développement (CCSD). L’objectif est de consolider les travaux de la Banque mondiale dans ce domaine et de mettre à profit les années d’expérience acquise lors d’interventions dans ces contextes difficiles. Le personnel du Centre est constitué d’une équipe d’experts dévoués à cette cause et couvrant un large éventail de secteurs — des conflits et de la violence au suivi-évaluation en passant par la gouvernance, la protection sociale, l’égalité hommes/femmes, le développement du secteur privé ou la gestion financière. Basé à la fois à Nairobi et à Washington, le personnel du CCSD couvre deux fuseaux horaires pour pouvoir organiser le plus vite possible un appui aux États fragiles et en situation de conflit du monde entier. Il a aussi vocation à mettre en relation les différents acteurs du monde entier qui travaillent dans ces environnements et à fournir informations et ressources aux États fragiles clients et aux praticiens, dans l’objectif ultime de contribuer au développement de ces pays.

Voir aussi
États fragiles et en situation de conflit (a)
États fragiles : « Le plus grave problème de développement de notre époque » (a)

Contacts
Lillian Foo – Washington
+1 202-458-7726,
lfoo@worldbank.org

Melissa Fossberg – Washington
+1 202-458-4145,
mfossberg@worldbank.org

i Afghanistan, Burundi, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, îles Salomon, Libéria, Papouasie Nouvelle-Guinée, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Tchad, Timor Leste et Togo.

Dernière mise à jour : mars 2013



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