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Les pays touchés par un conflit

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Prévention des conflits et reconstruction
Fonds Post-Conflicts
Coopération au développement et conflit
Communiqué de presse audio:
La Yougoslavie devient membre de la Banque Mondiale

APERÇU :

Ces dernières années, l’intérêt accordé au plan international à l’affermissement des engagements des bailleurs de fonds et à la résolution des défis auxquels sont confrontés les pays fragiles en proie à un conflit n’a cessé de croître. Au cours des deux années écoulées, la Banque mondiale, grâce à une série de réformes stratégiques et institutionnelles et à des opérations visant à consolider les partenariats extérieurs, a considérablement amélioré sa capacité à faire face aux défis qui surviennent dans des situations de fragilité et de conflit.

Pourquoi les États fragiles ? Les États fragiles se heurtent à des problèmes particulièrement graves en matière de développement : capacité institutionnelle insuffisante, gouvernance défaillante, instabilité politique et, souvent, violence ou séquelles de conflits passés, lesquels sont susceptibles de déborder sur les pays limitrophes. Les États fragiles, qui recensaient en 2005 27 % des personnes les plus démunies, près de 30 % des décès d’enfants, et 29 % des enfants de 12 ans n’ayant pas achevé l’école primaire, sont les moins susceptibles d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Le risque de reprise des hostilités dans les pays sortant d’un conflit sont élevés : selon les estimations, 50 % d’entre eux retomberaient dans un conflit dans les dix années suivantes.

Définition : Selon la définition de la Banque mondiale, les États fragiles sont les pays auxquels l’Évaluation de la politique et des institutions nationales(CPIA) attribue une note inférieure ou égale à 3,2. La Banque s’est engagée, aux côtés de l’UE, de l’OCDE/CAD et d’autres BMD, à s’attaquer aux causes de leur fragilité, y compris au niveau infrarégional (Aceh, Mindanao par exemple) et dans les pays aux revenus plus élevés (comme le Liban ou l’Irak). Le statut d’État fragile est jugé temporaire, et non permanent.

L’action de la Banque dans les pays fragiles et touchés par un conflit : Dès la fin des années 90, la Banque a considérablement renforcé les moyens à sa disposition pour traiter les situations et les besoins particuliers des pays sortant d’un conflit, tant sur le plan de sa politique opérationnelle que de l’aide financière qu’elle peut leur apporter. Ses opérations dans les États fragile ont débuté en 2001-02 avec la mise en place d’un groupe spécial d’études sur les pays à faibles revenus en difficulté (LICUS) - co-présidé par Mme Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigéria récemment nommée Directrice générale de la Banque mondiale, et Paul Collier, ancien Directeur du Groupe de recherche sur le développement de la Banque.

Financement post-conflit : La Banque a sensiblement amélioré sa capacité à apporter une assistance financière pendant toute la période de redressement suivant un conflit. La majeure partie de ces innovations sont intervenues dans le cadre de l’IDA. Elles comprennent un financement sur dons du Fonds post-conflit et du Fonds fiduciaire LICUS, des dons de l’IDA destinés à l’apurement des arriérés, des allocations exceptionnelles de l’IDA aux pays sortant d’un conflit après apurement de leurs arriérés, et une aide prélevée sur le compte de surplus de la BIRD.

Partenariats : La Banque encourage constamment la mise en place de partenariats solides avec les organismes des Nations Unies, la nouvelle Commission de consolidation de la paix (CCP) des Nations Unies, les bailleurs de fonds bilatéraux et le Comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), afin de définir les mécanismes intégrés nécessaires à l’appui des objectifs d’affermissement de la paix et de renforcement des États dans les pays les plus fragiles et atteints par les conflits. La Banque participe activement aux réunions du Groupe sur les États fragiles du CAD-OCDE, dont elle est co-présidente. Elle travaille aussi en étroite collaboration avec d’autres banques multilatérales de développement (BMD) en vue d’harmoniser les stratégies dans les États fragiles et d’améliorer la coordination sur le terrain.

Réformes récentes de la Banque mondiale

  • En février 2007, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a entériné un nouveau « Cadre d’intervention rapide » qui vise à accélérer et à renforcer l’action de la Banque dans les situations de crises et d’urgence en lui permettant de décaisser les fonds dans un délai de trois mois à peine, et le principe d’un équilibre entre les mesures d’atténuation et de maîtrise des risques ex-ante et ex-post. Cette nouvelle politique offre en outre à la Banque la souplesse nécessaires pour i) intervenir sur un plus large éventail de situations d’urgence en vue de préserver le capital social, économique et institutionnel et de favoriser la consolidation de la paix, et prévenir les catastrophes naturelles et d’origine anthropiques imminentes ; ii) résoudre les problèmes liés à l’insuffisance de moyens grâce à des procédures simplifiées de mise en œuvre des services des organismes des Nations Unies, des ONG et des entités privées ; et iii) appuyer les programmes intégrés, nationaux et multi-bailleurs, qui créent d’importantes synergies entre les différentes phases de l’aide : secours, redressement, reconstruction à long terme et consolidation de la paix. Depuis février, des projets d’un montant global de 373 millions de dollars ont été approuvés et traités en vertu de cette politique pour la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine, le Libéria, le Liban, la République démocratique du Congo et le Timor Leste.

  • L’application du nouveau cadre d’intervention rapide s’appuie sur une nouvelle stratégie structurelle qui vise à : renforcer les effectifs sur le terrain ; veiller à ce que des agents expérimentés de tous les départements de la Banque soient mobilisés pour les opérations d’intervention rapide dans les pays fragiles et touchés par un conflit ; élaborer des instruments et définir des bonnes pratiques à l’intention des agents de la Banque.

  • La Banque a soumis aux délégués de l’IDA, à leur demande, plusieurs propositions pour augmenter l’aide de la Banque aux États fragiles, à savoir : des ajustements directs aux allocations post-conflit, des allocations exceptionnelles de l’IDA dans les pays où elle se réengage, et un mécanisme systématique d’apurement des arriérés.

  • La Direction a récemment fusionné les mandats et responsabilités des Services pour les États fragiles et de l’Unité de prévention des conflits et de reconstruction de pays sortant d’un conflit en un nouveau Groupe pour les pays fragiles et touchés par un conflit. Ce regroupement a pour but d’accroître l’efficacité des secours et de l’aide de la Banque à ces pays.

  • La Banque et les Nations Unies travaillent à une nouvelle note sur leur partenariat qui servira d’assise à des opérations conjointes dans les situations de crise et d’urgence ; celle-ci se fonde sur les principes agréés d’engagement et de collaboration qui mettent l’accent sur l’adhésion des pays, la prise en main par des représentants basés dans les pays, et les liens fondamentaux entre les procédures de planification des opérations de consolidation de la paix, des opérations humanitaires et des projets de développement.

fragile states

Mis à jour: octobre 2007

Contacts médias :
Cosma Gatere, (202) 458-7170
cgatere@worldbank.org




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