L'eau : gestion des ressources et approvisionnement

Disponible en: ä¸­æ–‡, العربية, русский, Español, English
-- Liens utiles --
Projects : Eau
Documents et rapports : Eau
Actualités : Eau
Fiches thématiques:
-
L'environnement
-Le changement climatique
L'IDA en action :
-
Assurer la gestion des ressources et un accès accru à l'eau
Note de synthèse :
L'eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord 
Sites web (a):
-La gestion des ressources hydrauliques

-L’approvisionnement en eau et l’assainissement
-La sensibilisation au problème de l’eau
-Environnement 
Expert sur l'eau (a):
Jamal Saghir

EN BREF

  • Le Groupe de la Banque mondiale constitue la principale source extérieure de financement dans le domaine des secteurs liés à l’eau : approvisionnement et assainissement, irrigation et drainage, gestion des bassins fluviaux, programmes transfrontaliers, etc. Il offre en outre aux pays en développement des services importants de conseil et d’analyse dans ce domaine.

  • Entre les exercices 2003 et 20101, les financements annuels de la Banque mondiale sont passés de 1,8 milliard de dollars à 5,7 milliards, l’approvisionnement en eau et l’assainissement constituant les principaux domaines d’intervention (4,2 milliards de dollars pour l’exercice 2010).

  • La Banque fera de l’eau l’un des axes essentiels de son aide pour l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets. Elle intégrera également cette question dans d’autres secteurs, comme l’environnement et l’énergie, et augmentera son assistance à la gestion de l’eau dans l’agriculture pour aider les exploitants à utiliser cette ressource rationnellement et à satisfaire à la hausse de la demande mondiale de produits alimentaires.

L’eau et le développement durable

Les moyens de subsistance des plus démunis sont liés de manière critique à l’approvisionnement en eau. Une gestion adéquate des ressources hydriques est un facteur essentiel de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de l’équité.

La gestion durable des ressources en eau s’impose comme un nouvel impératif face à la pression démographique et au développement économique, qui suscitent une demande de denrées alimentaires plus abondantes et de meilleure qualité alors même que le changement climatique joue sur la variabilité hydrologique.

L’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie du Sud connaissent un stress hydrique grave. En 2025, 4 milliards d’êtres humains environ — soit près de la moitié de la population mondiale — vivront dans des pays exposés aux inondations et aux sécheresses. Toute la difficulté consiste à exploiter au mieux le potentiel productif de l’eau, à limiter ses effets destructeurs et à assurer un approvisionnement de base en eau.

En 2050, la planète devra nourrir quelque 2,3 milliards d’habitants supplémentaires (un tiers de plus qu’actuellement). Pour pouvoir satisfaire ces besoins et étayer la hausse de la demande d’eau agricole qui en découle, il faudra faire une utilisation plus rationnelle de l’eau et recourir à d’autres sources d’approvisionnement. Il faudra par ailleurs prendre en compte la demande d’énergie, qui va plus que doubler dans les marchés pauvres et émergents, sachant que l’hydroélectricité assurera l’essentiel de l’approvisionnement.

La hausse de la demande d’eau a entraîné le captage des eaux souterraines à un rythme supérieur au taux de remplissage naturel des nappes. Ces prélèvements, qui représentent 20 % du total de l’eau consommée, augmentent rapidement sous l’effet de l’irrigation agricole, de la croissance urbaine et du développement industriel.

Enfin, dans les villes des pays en développement, la pollution des cours d’eau par les rejets domestiques et industriels est fréquente, ce qui menace la qualité de vie, la santé et l’environnement. 

Le Groupe de la Banque mondiale et l’eau

La Banque aide les pays clients à améliorer la gestion des ressources hydriques et la prestation des services d’eau et d’assainissement, qui sont des éléments essentiels de l’amélioration de la croissance et de la réduction de la pauvreté. Elle propose des initiatives intégrées, hiérarchisées et cohérentes dans ces deux domaines. Son action présente les caractéristiques suivantes :

  • une augmentation sensible des prêts octroyés à tous les sous-secteurs de l’eau entre 2003 et 2009, soit notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en eau et l’assainissement, l’irrigation et le drainage, l’énergie hydroélectrique et la protection contre les crues ;
  • un repositionnement stratégique dans l’agriculture et l’énergie hydroélectrique ;
  • une amélioration des résultats obtenus par les projets ;
  • une assistance accrue aux pays clients dans le domaine de la planification des ressources en eau, avec l’élaboration de 20 stratégies d’aide spécifique ;
  • la réalisation de travaux analytiques et consultatifs, effectués notamment dans le cadre de programmes mondiaux comme le Programme de partenariat pour l’eau (WPP) ;
  • l’implication dans les questions relatives aux eaux transnationales ;
  • l’expérimentation de projets pilotes pour généraliser l’hygiène et l’assainissement à travers le Programme pour l’eau et l’assainissement (WSP), soutenu par la fondation Bill et Melinda Gates.

Partenariats

L’appui de bailleurs de fonds a permis aux pays clients de tirer profit de l’aide apportée par la Banque en matière de conseil et d’assistance opérationnelle. Celle-ci participe actuellement à plusieurs partenariats sur l’eau :

  • le Programme pour l’eau et l’assainissement (WSP) a été inauguré il y a 33 ans. Placé sous les auspices de la Banque mondiale, il vise à aider les pays à développer les services d’eau et d’assainissement ainsi que les programmes d’hygiène auprès des populations pauvres. Le WSP fournit une assistance technique, des activités de renforcement des capacités et la possibilité d’exploiter au mieux les connaissances et les partenariats grâce à ses 125 agents techniques répartis dans 24 pays. Pour l’exercice 2010, le WSP a investi 40,8 milliards de dollars dans 25 pays ;
  • le Programme de partenariat pour l’eau (WPP) est un programme multidonateurs visant à renforcer l’action de la Banque dans la réduction de la pauvreté grâce à l’amélioration de la gestion des ressources hydriques et des services d’approvisionnement en eau.

Perspectives

En 2010, le Groupe de la Banque mondiale a finalisé une analyse stratégique de son activité dans le secteur de l’eau, intitulée Sustaining Water for All in a Changing Climate (« Assurer une alimentation durable en eau pour tous dans le contexte du changement climatique »).Ce texte réaffirme la pertinence des axes fondamentaux de la Banque :infrastructure d’accès à l’eau, gestion intégrée des ressources en eau et renforcement des capacités pour une prise de décisions orientée sur les résultats.Mais il signale des domaines exigeant un regain d’attention :

  • poursuivre le plaidoyer en faveur de l’adoption de stratégies d’assainissement dans les pays concernés ;

  • faire en sorte que les discussions sur la sécurité alimentaire intègrent, si possible, la question de l’irrigation et travailler avec les pays clients pour rationnaliser l’utilisation de la ressource dans les systèmes d’irrigation existants ;

  • faire de l’eau un élément clé de la réponse au changement climatique ;

  • renforcer l’aide technique et analytique au développement de l’énergie hydroélectrique.

Contacts : 
Christopher Neal : (202) 473-2049,
 Cneal1@worldbank.org
Roger Morier : (202) 473-5675, rmorier@worldbank.org

Dernière mise à jour : avril 2011


 1. Voir Sustaining Water for All in a Changing Climate: World Bank Group Implementation Progress Report of the Water Resources Sector Strategy, Banque mondiale, 2010. 



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/ADV8N0P6F0