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Populations autochtones

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Ressources sur les populations autochtones
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Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones 
Projets sur les populations autochtones
Documents et rapports sur les communautés autochtones
Fiche thématique sur le changement climatique
Site web sur les populations autochtones (a)
Portail interactif sur le développement (a) 
Expert de la Banque mondiale :
Navin K. Rai (a)
 

En bref

  • Les peuples autochtones forment des communautés particulières : leurs lieux de vie ainsi que les ressources naturelles dont ils dépendent sont inextricablement liées à leur identité et à leur culture.

  • Avec 300 millions de personnes à travers le monde, les peuples autochtones représentent 4,5 % environ de la population mondiale mais ils forment 10 % du nombre d’individus pauvres dans le monde ; près de 80 % d’entre eux vivent en Asie. Améliorer la condition des peuples autochtones exige à la fois de parvenir à une croissance économique généralisée et durable et de mettre en place des stratégies qui traitent, à la source, les nombreux préjudices dont ils sont victimes.

  • La Banque mondiale travaille activement et à l’échelle internationale avec les peuples autochtones sur un certain nombre de questions qui les affectent directement, notamment le changement climatique.

Évolutions récentes

La Banque mondiale a récemment publié une étude sur les peuples indigènes, la pauvreté et le développement qui offre une sorte d’« instantané mondial » des indicateurs socio-économiques pour les peuples autochtones par rapport aux moyennes nationales. Le rapport examine l’évolution de leurs conditions sociales dans sept pays (République centrafricaine, Chine, Congo, Gabon, Inde, Laos, Viet Nam) de 2005 à 2010, soit durant la première moitié de la Deuxième décennie internationale des Nations unies pour les peuples autochtones. La principale conclusion de l’étude est que les peuples autochtones continuent de compter parmi les plus démunis du monde et de subir, par rapport aux autres groupes de populations, une pauvreté accrue, des niveaux d’éducation inférieurs, une plus grande incidence de la maladie et davantage de discriminations.

Le premier Dialogue direct de haut niveau avec des représentants de la communauté mondiale des peuples autochtones a eu lieu à l’automne 2010.Il a permis de discuter des activités appuyées par la Banque mondiale et de leur impact sur les peuples autochtones. Ce premier rendez-vous a débouché sur une série de recommandations spécifiques destinées à renforcer les liens entre les peuples autochtones et l’institution, et sur la décision de poursuivre cette collaboration directe.

Les peuples autochtones sont très vulnérables aux effets du changement climatique dans la mesure où ils vivent souvent dans des zones écologiquement sensibles (région arctique, forêts tropicales, zones côtières, montagnes, déserts, etc.) et qu’ils dépendent avant tout de la biodiversité qui les entoure, tant pour leur subsistance matérielle que pour la sauvegarde de leur culture. Par ailleurs, ils possèdent des connaissances traditionnelles qui peuvent se révéler essentielles pour l’adaptation au changement climatique, et que la Banque s’emploie à prendre en compte lorsqu’elle aide les pays à développer des stratégies face à l’évolution des conditions et des schémas environnementaux. Elle s’efforcera d’autre part de prendre en considération les besoins spécifiques des peuples autochtones face au changement climatique.

L’intégration des problématiques propres aux peuples autochtones dans le programme REDD (Réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des terres) consiste à leur fournir les informations appropriées sur cette initiative, à les impliquer dans sa conception et sa mise en œuvre, à reconnaître et intégrer leurs savoirs traditionnels, à garantir que les mécanismes REDD ne mettront pas en péril leurs droits coutumiers sur la terre et les ressources naturelles et à prévoir des systèmes de partage des bénéfices permettant aux peuples indigènes de tirer profit de l’initiative. Il existe aujourd’hui une plus grande prise de conscience de ces questions, comme en témoignent les dispositions de l’accord sur le programme REDD négocié à Cancun en décembre 2010.

Notre démarche

La Banque mondiale s’efforce de placer les groupes vulnérables et exclus, dont les peuples autochtones, au centre de l’action à mener en faveur du développement. Cela implique de :

  • Renforcer et améliorer les cadres stratégiques et institutionnels qui ont un impact sur les peuples autochtones et leurs relations avec les autres composantes de la société ;

  • Développer les capacités d’auto-développement des peuples autochtones, à partir de leur héritage culturel et de leurs connaissances traditionnelles ;

  • Montrer le rôle important que ces populations sont susceptibles de jouer dans la gestion des écosystèmes fragiles et la conservation de la biodiversité ;

  • Diffuser l’expérience et les leçons tirées des initiatives de développement autochtone auprès des gouvernements nationaux et de la communauté internationale des donateurs.

Une collaboration directe

Au cours des dernières années, la Banque mondiale a développé une collaboration directe avec les leaders des communautés autochtones et les organisations représentatives des populations autochtones (IPO). Elle participe chaque année à un certain nombre de forums internationaux de haut niveau, et notamment le Forum permanent des Nations unies sur les questions autochtones qui se tient à New York. La Banque a scellé des alliances plus larges avec la communauté internationale des peuples autochtones, en collaborant avec plusieurs de leurs organisations dans les pays en développement.

Des initiatives pilotées par la Banque mondiale (Fonds de partenariat pour la réduction des émissions dues à la déforestation, Programme d’investissement forestier, Development Marketplace) accordent des dons directs aux organisations de peuples autochtones pour renforcer leurs capacités dans le domaine des forêts et du changement climatique.

Contacts :
Karolina Ordon, (202) 458-5971, kordon@worldbank.org 
Robert Bisset, (202) 458-5191, rbisset@worldbank.org

Dernière mise à jour : Avril 2011




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