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Développement et santé

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VIH/SIDA 

En bref

  • La faiblesse de leurs systĂšmes de santĂ© compromet les efforts dĂ©ployĂ©s par les pays pour amĂ©liorer la santĂ© reproductive, maternelle et infantile ainsi que la nutrition, et pour atteindre d’ici 2015 les objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement (OMD).

  • Au cours de l’exercice 2011, la Banque mondiale a investi 2,96 milliards de dollars en faveur du secteur de la santĂ©, de la nutrition et de la population. Le portefeuille a atteint son niveau historique de 10,8 milliards, dont plus de la moitiĂ© sont allouĂ©s aux pays les plus pauvres de la planĂšte.

  • Les investissements de la Banque dans le secteur de la santĂ© contribuent Ă  renforcer les systĂšmes de santĂ©, Ă  dĂ©velopper la prĂ©vention et le traitement des maladies non transmissibles et transmissibles, Ă  amĂ©liorer la santĂ© reproductive, maternelle et infantile, la nutrition, l’hygiĂšne et les services d’assainissement, et Ă  protĂ©ger les mĂ©nages les plus vulnĂ©rables contre la paupĂ©risation rĂ©sultant du coĂ»t et de l’imprĂ©visibilitĂ© de leurs dĂ©penses de santĂ©.

  • La Banque continue de travailler avec ses partenaires du dĂ©veloppement et les pays pour identifier des approches Ă  mĂȘme d’assurer la prĂ©visibilitĂ© des apports financiers et l’élargissement des fonds existants pour des financements axĂ©s sur les rĂ©sultats. Lors du Sommet 2010 sur les OMD, la Banque s’est engagĂ©e Ă  investir plus de 600 millions de dollars supplĂ©mentaires d’ici Ă  2015 pour financer ses programmes axĂ©s sur les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©. Cet effort sera consacrĂ© Ă  35 pays Ă  faible revenu — notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l’Est — qui Ă©prouvent de grandes difficultĂ©s Ă  atteindre les rĂ©sultats fixĂ©s par les OMD en matiĂšre de santĂ©. Au 30 juin 2011, la Banque a dĂ©jĂ  allouĂ© 314 millions de dollars Ă  sept pays, soit plus du double du montant total de ses engagements en faveur de la santĂ©.

  • La Banque poursuit sa collaboration avec des organisations de la sociĂ©tĂ© civile (OSC) afin d'atteindre un but commun : aider les pays en dĂ©veloppement Ă  obtenir les rĂ©sultats prĂ©vus par les OMD en matiĂšre de santĂ©. Créé fin 2010, le Groupe consultatif Banque mondiale - OSC portant sur la santĂ©, la nutrition et la population (CSCG-HNP) a pour objectif de fournir aux organisations de la sociĂ©tĂ© civile un mĂ©canisme leur permettant d'apporter, d'orienter et de partager l’information comme les retours d’expĂ©rience, et de donner leur avis sur l'impact des politiques et programmes santĂ©, nutrition et population de la Banque mondiale dans les pays Ă  faibles revenu et Ă  revenu intermĂ©diaire.

Renforcer les systÚmes de santé pour améliorer les résultats

La stratĂ©gie 2007 de la Banque dans le secteur de la santĂ©, de la nutrition et de la population (SNP) souligne la nĂ©cessitĂ© d’amĂ©liorer les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©, en particulier pour les populations les plus pauvres et vulnĂ©rables. L’augmentation considĂ©rable des investissements SNP de la Banque au cours des derniĂšres annĂ©es sert toujours cet objectif, en mettant l’accent sur le renforcement des systĂšmes de santĂ©. La Banque s’est aussi positionnĂ©e comme chef de file mondial dans les domaines de la santĂ© reproductive et de la nutrition, d’une part en lançant en 2010 un nouveau Plan d’action pour la santĂ© reproductive et d’autre part en jouant un rĂŽle de premier plan dans la mise en place d’un Cadre pour le renforcement de la nutrition. La Banque continue Ă  mettre en Ɠuvre le programme d’action pour l’efficacitĂ© de l’aide et joue Ă©galement un rĂŽle moteur au sein du Partenariat international pour la santĂ© (IHP+) et de la Plateforme de financement des systĂšmes de santĂ©.

L’un des grands piliers de la stratĂ©gie SNP de la Banque est le recours croissant aux financements axĂ©s sur les rĂ©sultats. Ceux-ci ouvrent des perspectives trĂšs prometteuses en termes de dĂ©veloppement du recours aux services de santĂ©, mais aussi d’amĂ©lioration de leur qualitĂ©, efficacitĂ© et Ă©quitĂ©.

L’assistance technique au service des progrùs dans la SNP

La Banque Ɠuvre de concert avec les pays et ses partenaires mondiaux pour fournir une assistance appropriĂ©e et de qualitĂ©, en temps opportun. Celle-ci s’avĂšre d’autant plus nĂ©cessaire que nombre des pays les plus pauvres ne sont pas, loin s’en faut, en voie d’atteindre les OMD relatifs Ă  la santĂ© :

  • Diminuer de moitiĂ©, entre 1990 et 2015, la proportion de la population souffrant de la faim.

  • RĂ©duire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalitĂ© des enfants de moins de 5 ans.

  • RĂ©duire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalitĂ© maternelle.

  • Rendre l'accĂšs Ă  la mĂ©decine procrĂ©ative universel d'ici Ă  2015.

  • D'ici Ă  2015, avoir enrayĂ© la propagation du VIH/SIDA et commencĂ© Ă  inverser la tendance actuelle.

  • D'ici 2010, assurer Ă  tous ceux qui en ont besoin l'accĂšs aux traitements contre le VIH/SIDA.

  • D'ici Ă  2015, avoir maĂźtrisĂ© le paludisme et d'autres grandes maladies et commencĂ© Ă  inverser la tendance actuelle.

L’accĂšs Ă  la santĂ© reproductive, par exemple, est essentiel pour amĂ©liorer le dĂ©veloppement humain car celle-ci affecte la productivitĂ© des femmes et des gĂ©nĂ©rations futures. Or, l’amĂ©lioration de la santĂ© maternelle est celui des objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement qui a le moins progressĂ© au niveau mondial. La Banque, en concertation avec tous ses partenaires, a dĂ©veloppĂ© le Plan d’action pour la santĂ© reproductive et elle le met en Ɠuvre dans les 57 pays qui portent le fardeau le plus lourd. Elle aide ainsi ses pays clients Ă  amĂ©liorer leurs rĂ©sultats dans un domaine qui fait partie intĂ©grante de sa stratĂ©gie de financement axĂ©e sur les rĂ©sultats.

La Banque renforce Ă©galement ses investissements dans le secteur de la nutrition et cible en prioritĂ© la population trĂšs vulnĂ©rable des femmes enceintes et des enfants de moins de deux ans. L’objectif est de protĂ©ger le capital humain futur et, plus globalement, de favoriser les liens intersectoriels entre la nutrition et des secteurs essentiels tels que l’agriculture, la protection sociale, l’éducation et la santĂ©. Le Cadre pour le renforcement de la nutrition (ou « SUN » pour Scaling-Up Nutrition), lancĂ© au printemps 2010, bĂ©nĂ©ficie actuellement du soutien de plus de 100 organisations partenaires. En outre, plus d’une douzaine de pays se sont d’emblĂ©e dĂ©clarĂ©s prĂȘts Ă  se lancer dĂšs maintenant dans la mise en Ɠuvre du Cadre SUN, dont la majeure partie des interventions se concentre logiquement sur l’Afrique et l’Asie du Sud.1

En outre, la Banque a rĂ©alisĂ© des avancĂ©es considĂ©rables dans la qualitĂ© et la rapiditĂ© de son aide technique. La mise sur pied d’une Ă©quipe mondiale d’experts en systĂšmes de santĂ© permet de fournir Ă  de nombreux pays une assistance technique Ă  la demande. Les deux pĂŽles consacrĂ©s au renforcement des systĂšmes de santĂ© en Afrique (Ă  Dakar et Nairobi) viennent en appui aux efforts menĂ©s dans la rĂ©gion, tout particuliĂšrement en matiĂšre de financement de la santĂ©, de gouvernance, de produits pharmaceutiques, de ressources humaines et de prestation des services. Ces pĂŽles sont d’autant plus importants qu’ils fournissent une assistance technique au renforcement des systĂšmes de santĂ© mĂȘme dans des pays oĂč la Banque n’alloue pas de prĂȘts au secteur SNP.

Des partenariats mondiaux

ConformĂ©ment Ă  la DĂ©claration de Paris sur l’efficacitĂ© de l’aide et au Programme d'action d'Accra, la Banque continue Ă  mettre l’accent sur les aspects suivants : l’appropriation des programmes de santĂ© par les pays et la crĂ©ation de partenariats ; la responsabilitĂ© mutuelle en matiĂšre de rĂ©sultats et la nĂ©cessitĂ© d’une transparence accrue ; l’identification des actions concrĂštes Ă  mettre en Ɠuvre par tous les partenaires du dĂ©veloppement en vue d’amĂ©liorer la fourniture de l’aide. La Banque optimise aussi ses analyses et ses opĂ©rations en participant Ă  de nombreux partenariats stratĂ©giques.

La Banque mondiale confirme en outre son engagement aux cĂŽtĂ©s des organisations de la sociĂ©tĂ© civile afin d'atteindre un but commun : aider les pays en dĂ©veloppement Ă  obtenir les rĂ©sultats prĂ©vus par les OMD en matiĂšre de santĂ©. Elle a ainsi créé le Groupe consultatif Banque mondiale - OSC portant sur la santĂ©, la nutrition et la population (CSCG-HNP), qui a pour objectif de fournir Ă  ces organisations un mĂ©canisme leur permettant d'apporter, d'orienter et de partager l’information comme les retours d’expĂ©rience, et de donner leur avis sur l'impact des politiques et programmes santĂ©, nutrition et population de la Banque mondiale dans les pays Ă  faible revenu et Ă  revenu intermĂ©diaire. Le CSCG a tenu sa premiĂšre rĂ©union en avril 2011 et la seconde sera organisĂ©e Ă  l’occasion des AssemblĂ©es annuelles de la Banque mondiale, en septembre 2011.

Le Partenariat international pour la santĂ© (IHP+), lancĂ© fin 2007, a jouĂ© un rĂŽle central dans l’application des principes d’efficacitĂ© de l’aide dans le secteur de la santĂ©. Cette initiative regroupe 52 partenaires (27 pays en dĂ©veloppement et 25 partenaires du dĂ©veloppement) et vise Ă  fĂ©dĂ©rer les diffĂ©rents soutiens Ă  la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies nationales de santĂ© propres Ă  chaque pays. Dans ce cadre, la Banque collabore avec l’Alliance mondiale pour la vaccination et les vaccins (GAVI), le Fonds mondial, l’Organisation mondiale de la santĂ© et d’autres organismes pour mettre en Ɠuvre la Plateforme de financement des systĂšmes de santĂ©. GrĂące Ă  cette Plateforme, les participants disposent d’un cadre fiduciaire et d'un mĂ©canisme de suivi et d'Ă©valuation communs pour le financement de la stratĂ©gie de santĂ© d’un pays. Par exemple, le NĂ©pal l’utilise pour accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre du programme sur l’efficacitĂ© de l’aide et encourager davantage de donateurs Ă  rejoindre le cadre fiduciaire commun (dĂ©taillĂ© dans un Accord de financement commun), afin de soutenir sa stratĂ©gie nationale de santĂ©, celle-ci ayant fait l’objet d’une Ă©valuation commune par tous les partenaires Ă  l’aide de l’outil JANS de l’IHP+.

Fin 2010, la Banque a mis en place le Fonds fiduciaire pour l'innovation dans le domaine de la santĂ© (HRITF), un fonds multidonateurs destinĂ© Ă  favoriser les approches de financement fondĂ©es sur les rĂ©sultats et l’atteinte des objectifs de santĂ© des OMD. La NorvĂšge et le Royaume-Uni se sont engagĂ©s Ă  verser 575 millions de dollars au HRITF d’ici Ă  2022. Le Fonds apporte son soutien au travers de trois types de financement ciblĂ©s : (1) sur les programmes pays de l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA) finançant des projets axĂ©s sur les rĂ©sultats ; (2) sur l’assistance technique et la formation destinĂ©es Ă  concevoir et mettre en Ɠuvre des financements axĂ©s sur le rĂ©sultats dans des pays Ă©ligibles Ă  l’aide de l’IDA ; (3) sur l'Ă©valuation des programmes de financement axĂ©s sur les rĂ©sultats, afin de tirer les leçons du succĂšs ou de l’échec des diffĂ©rentes initiatives menĂ©es dans monde entier et de les appliquer dans les pays Ă©ligibles Ă  l’aide de l’IDA.

Lors du Sommet 2010 sur les OMD, la Banque s’était engagĂ©e Ă  investir plus de 600 millions de dollars supplĂ©mentaires d’ici Ă  2015 pour financer ses programmes axĂ©s sur les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©. Cet effort sera consacrĂ© Ă  35 pays Ă  faible revenu — notamment en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et de l’Est — qui Ă©prouvent de grandes difficultĂ©s Ă  atteindre les rĂ©sultats fixĂ©s par les OMD en matiĂšre de santĂ©. Dans ces pays, la forte natalitĂ©, conjuguĂ©e Ă  une nutrition maternelle et infantile mĂ©diocre, aboutissent Ă  de mauvais rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ© des mĂšres et des enfants. Au 30 juin 2011, la Banque a dĂ©jĂ  versĂ© plus du double du montant total de ses engagements en faveur de la santĂ©, soit 314 millions de dollars, Ă  sept pays (BĂ©nin, Burkina Faso, Burundi, RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, Éthiopie, Laos et Nigeria).

Les sept projets financĂ©s par le HRITF sont des projets IDA dont le but est de progresser vers l'atteinte des OMD suivants : 1c (nutrition), 4 (santĂ© infantile) et 5 (santĂ© maternelle). Chaque type de financement du Fonds a jouĂ© un rĂŽle important dans la concrĂ©tisation de la politique de la Banque et du dialogue destinĂ© Ă  promouvoir les approches axĂ©es sur les rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©. Ils ont aussi permis de trouver de nouvelles ressources pour le secteur de la santĂ© (l’engagement de 314 millions inclut 233 millions d'aide de l'IDA et un apport supplĂ©mentaire de 81 millions du HRITF). La Banque mondiale prĂ©voit de poursuivre son soutien aux financements axĂ©s sur les rĂ©sultats, aux cĂŽtĂ©s du HRITF qui accorde des dons pour le dĂ©veloppement des connaissances et la formation aux approches de financements axĂ©s sur les rĂ©sultats dans 16 des 35 pays cibles.

Contacts : 
Phil Hay, (202) 473-1796, phay@worldbank.org 
Melanie Mayhew, (202) 458-7891, mmayhew1@worldbank.org

DerniĂšre mise Ă  jour : juillet 2011


1. Des fonds fiduciaires japonais soutiennent certaines de ces actions ainsi que le travail de renforcement des systÚmes de santé mené par la Banque, et complÚtent la nouvelle Initiative pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Asie du Sud, un fonds fiduciaire pluri-donateurs initialement doté de 7,5 millions de dollars apportés par le DFID. 



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