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Les maladies transmissibles

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VIH/SIDA
Tuberculose(a)
Paludisme / Malaria
UNAIDS(a)
VIH/SIDA fiche thématique
Expert de la Banque mondiale: 
Olusoji Adeyi

APERÇU:

  • La Banque mondiale continue de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements et avec ses partenaires afin d’améliorer les résultats en matière de santé via le renforcement des systèmes de financement et de prestation qui permettent aux autorités de lutter contre les maladies transmissibles et de les prévenir.

  • Au cours de l’exercice 07 (1er juillet 2006-30 juin 2007), la Banque a engagé un montant de 274 millions de dollars en faveur de la lutte contre les maladies transmissibles, de leur prévention et de leur traitement.

  • La Banque continue d’apporter une aide en vue de remédier aux bouleversements provoqués par l’épidémie de grippe aviaire et fournit, en collaboration avec des organismes partenaires, une assistance technique et financière aux pays défavorisés.

  • La Banque lutte contre des affections telles que le VIH/SIDA, la tuberculose, le paludisme, l’onchocercose et autres maladies tropicales, et s’emploie à élargir les programmes de vaccination.

Synthèse

Les maladies transmissibles sont celles qui tuent le plus d’enfants dans le monde, et sont à l’origine de décès évitables parmi les adultes dans les pays en développement. Ensemble, elles provoquent chaque année 15 millions de décès, dont plus de 80 % dans les pays en développement. L’un des objectifs du Millénaire pour le développement est d’enrayer ces épidémies. Sa réalisation passe par la mise en place de systèmes de santé solides, capables d’assurer un financement prévisible et durable et la prestation de services dans tous les domaines prioritaires.

Face à l’apparition de nouvelles maladies transmissibles telles que la grippe aviaire hautement pathogène (GAHP) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui ont menacé les populations et l’économie mondiale, le renforcement de la capacité des systèmes de santé à détecter, surveiller et freiner la propagation des maladies transmissibles revêt une importance capitale. On peut obtenir des résultats durables en matière de prévention et de lutte contre ces maladies et d’autres maladies meurtrières telles que le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose si l’on s’appuie sur des systèmes de santé qui conduisent des interventions efficaces et travaillent en collaboration avec d’autres secteurs que celui de la santé.

Il est de plus en plus couramment admis que l’insuffisance et la mauvaise gestion des ressources humaines constituent un handicap pour les systèmes de santé. Des mesures précises visant à consolider la capacité des pays à obtenir des résultats dans la lutte contre les maladies transmissibles doivent être intégrées au programme général de santé de chaque pays et mises en cohérence avec les interventions conduites dans les autres secteurs qui influent sur la santé, notamment l’approvisionnement en eau et l’assainissement, l’éducation et l’agriculture.

La tuberculose

Le Groupe de la Banque mondiale travaille en coopération avec les pays et des organismes partenaires en vue de juguler la tuberculose aux niveaux mondial, régional et national. Malgré quelques progrès récemment enregistrés dans certaines régions, cette maladie demeure un problème de santé publique mondial puisqu’on recense près de 9,2 millions de nouveaux cas et 1,7 millions de décès chaque année. Cette situation est aggravée par le développement de souches multirésistantes (MDR TB) et ultrarésistantes (XDR TB).

Face à de nouvelles menaces, de nouvelles mesures s’imposent. Dans son rapport intitulé Anti-TB Drug Resistance in the World publié le mois dernier, l’OMS appelle la communauté internationale et les autorités nationales à redoubler d’efforts dans la lutte contre la tuberculose. À l’époque de mondialisation croissante qui est la nôtre, la tuberculose pharmacorésistante est un problème planétaire, qui revêt une gravité particulière dans certaines régions d’Europe de l’Est, l’ex-Union soviétique et l’Afrique subsaharienne.

La lutte contre la tuberculose: un investissement avisé

La Banque mondiale a récemment commandité une nouvelle étude – The Economic Benefit of Tuberculosis Control – qui met en avant le taux élevé de rendement des investissements dans la lutte contre la tuberculose et insiste sur les pertes de productivité et économiques associées à cette maladie. La Banque mondiale espère que ce rapport appellera l’attention de la communauté internationale sur la menace que la tuberculose fait peser sur la santé et le développement et mobilisera les moyens nécessaires pour la combattre à plus grande échelle.

Le défi de la tuberculose en Afrique

La tuberculose pose un grave problème en Afrique subsaharienne. « En Afrique subsaharienne, la résistance multiple met de plus en plus en péril les acquis difficilement obtenus en matière de santé et de développement », a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert Zoellick. « Compte tenu des enjeux, nous devons, avec nos partenaires africains, intensifier nos efforts dans le cadre de nos opérations de renforcement des systèmes de santé. » Dans cette région, l’action combinée du VIH/SIDA, de la malnutrition, du paludisme et de la tuberculose affaiblit la résistance de l’organisme au point de compromettre la survie.

La Banque mondiale a renouvelé son engagement à combattre la tuberculose en Afrique, et intensifie ses efforts en vue d’intégrer cette lutte dans les opérations liées à la santé et au VIH/SIDA, tout en améliorant l’évaluation des coûts et la budgétisation des interventions nécessaires. En conformité avec la priorité donnée par la Banque aux biens publics mondiaux, la région Afrique travaille en étroite coopération avec ses partenaires pour développer la capacité des laboratoires à conduire des tests et à dépister l’infection, qui est depuis longtemps le point faible des programmes de lutte contre la tuberculose sur le continent.

Pour lire le rapport – The Economic Benefit of Tuberculosis Control – veuillez vous rendre sur le site http://go.worldbank.org/0EYGT458V0 (a)

Le paludisme

Le paludisme touche des millions de personnes dans les pays pauvres et à revenu intermédiaire. Il est à l’origine de plus d’un million de décès et de 500 millions de cas cliniques chaque année. Cette maladie a un effet dévastateur sur le revenu des ménages et le développement économique. Elle peut pourtant être évitée et soignée. La Banque est l’un des partenaires fondateurs du Partenariat mondial « Faire reculer le paludisme » (RBM).

Le programme renforcé de lutte contre le paludisme. En 2005, la Banque mondiale a renouvelé son engagement à combattre ce fléau avec la mise en œuvre du programme renforcé de lutte contre le paludisme. Entre 2005 et 2008, elle prévoit d’engager jusqu’à 500 millions de dollars des ressources de l’Association internationale de développement (IDA) à l’appui du programme dans une vingtaine de pays africains. En septembre 2007, son engagement s’élevait à 452,1 millions de dollars (IDA et projet multibailleur) pour quinze projets approuvés par le Conseil, deux fonds fiduciaires multibailleurs au Soudan et deux autres projets en préparation. Avec ce financement, la Banque mondiale a multiplié par neuf son aide à la lutte contre le paludisme en Afrique au cours des 24 derniers mois.

Elle prévoit qu’à la fin de 2007, les fonds du Programme renforcé auront permis de distribuer au moins 20 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (LLIN) et plus de15 millions de doses de combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA). Au total, plus de 21 millions de moustiquaires et plus de 42 millions de traitements à base d’artémisinine seront distribués dans le cadre de projets approuvés dans la phase initiale du Programme renforcé. La Banque finance par ailleurs la pulvérisation d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations, s’il y a lieu, et intensifie les opérations de renforcement des capacités en matière de passation de marchés, de gestion de la chaîne d’approvisionnement, et de suivi et d’évaluation. Quelque 240 millions de personnes, dont plus de 42 millions d’enfants de moins de 5 ans et près de 10 millions de femmes enceintes, vivent dans des régions couvertes par les projets approuvés au titre du Programme renforcé.

Enfin, dans la région d’Asie du Sud, la Banque travaille avec le gouvernement indien et les organismes partenaires à l’élaboration d’un projet de lutte contre les maladies à transmission vectorielle (250 millions de dollars) qui englobe la lutte contre le paludisme.

La grippe aviaire hautement pathogène

Pour d’autres renseignements, se reporter à la note d’information séparée sur le thème de la grippe aviaire.

Le VIH/SIDA

Voir la note d’information séparée sur le thème du VIH/SIDA

Lutte contre les maladies transmissibles chez les enfants

Près de la moitié des décès chez les enfants de moins de cinq ans sont causés par cinq maladies transmissibles qui sont évitables et soignables : la pneumonie, la diarrhée, la rougeole, le paludisme et le VIH/SIDA. Environ un million de ces décès sont enregistrés chez les nouveau-nés. La malnutrition, la pauvreté et la médiocrité des systèmes de santé sont autant de facteurs d’aggravation des risques de santé chez l’enfant.

La vaccination est un moyen très efficace d’améliorer la santé des enfants. Environ trois millions de décès sont évités chaque année grâce à l’utilisation de vaccins contre des affections telles que la rougeole, le tétanos, la diphtérie et la fièvre jaune. Or, les carences des systèmes de santé et l’imprévisibilité des financements font que près de 40 millions des 130 millions d’enfants nés chaque année ne seront pas vaccinés- d’où le bilan dramatique de plus de deux millions de décès d’enfants par an. De nouveaux vaccins contre la pneumonie, la méningite et les diarrhées aiguës, des maladies qui tuent plus d’un million d’enfants par an, sont actuellement introduits. Leurs bienfaits ne seront ressentis que si des systèmes permettant de les délivrer aux communautés les plus pauvres et les plus isolées sont en place. Grâce à sa collaboration avec ses partenaires et à ses propres interventions, la Banque aide les gouvernements à renforcer les services de vaccination des systèmes nationaux de santé et à élargir l’accès aux vaccins prioritaires existants et nouveaux.

Un dernier effort pour éradiquer la poliomyélite à l’échelle mondiale

Grâce à une action mondiale coordonnée, le virus de la poliomyélite sera bientôt éradiqué de la surface de la terre. La Banque, en partenariat avec la Fondation Bill et Melinda Gates, le Rotary International, les centres américains de lutte et de prévention des maladies et la Fondation des Nations Unies, a engagé des fonds supplémentaires pour appuyer les ultimes efforts en ce sens. Dans le cadre de l’initiative Investment Partnership for Polio, la Banque accorde des prêts concessionnels de l’IDA aux pays pour acheter des vaccins contre la polio.

La Fondation Gates et la Fondation des Nations Unies (grâce à des fonds du Rotary International et des Centres de lutte contre les maladies des États-Unis) ont déposé dans des fonds fiduciaires plus de 77 millions de dollars destinés à la transformation de ces prêts concessionnels en dons, une fois les programmes menés à bonne fin. La Banque a lancé des projets de lutte contre la poliomyélite au Pakistan (88 millions de dollars au total) et au Nigéria (80 millions de dollars). Le premier (Pakistan) a atteint ses objectifs de réalisation, et a maintenant été clos. Le « programme de conversion des conditions appliquées aux prêts » a permis de transformer le crédit de l’IDA en don. Un examen des enseignements dégagés de ce programme de l’IDA, un mécanisme de financement novateur destiné à améliorer la prestation de services publics mondiaux, est en cours dans la perspective d’autres projets de lutte contre les maladies transmissibles, notamment un projet de la Banque (par le biais de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement - BIRD) visant à appuyer la prévention du VIH/SIDA au Botswana.

Financement novateur des technologies de santé prioritaires

Dispositif d’accès à des médicaments abordables. La résurgence du fléau du paludisme tient notamment à l’émergence d’une résistance à l’égard des traitements classiques en première intention comme la chloroquine (CQ) et la sulfadoxine-pyriméthamine (SP ou Fansidar®) chez le parasite responsable d’une forme grave de la maladie. Or, les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (ACT), de nouveaux médicaments extrêmement efficaces, coûtent de 10 à 40 fois plus cher. Les pauvres n’ont pas les moyens financiers de se les procurer, aussi le paludisme continue-télécommunications-il à tuer malgré l’existence de ces traitements.

Il se pourrait en outre que le nombre de décès dus au paludisme augmente encore si une résistance à l’artémisinine devait se généraliser. Le défi est double : sauver des vies grâces à ces traitements efficaces et préserver l’efficacité de ces derniers aussi longtemps que possible. Une étude remarquable conduite en 2004 par le professeur Kenneth Arrow et ses collègues et un rapport ultérieur de la Banque mondiale et du partenariat « Faire reculer le paludisme » ont conclu qu’une subvention mondiale durable aux ACT constituait le moyen le plus rationnel, au plan économique et biomédical, de répondre à ce double défi. Le ralentissement de la progression de la résistance aux ACT crée des avantages pour tous : c’est un « bien public mondial ». Avec le financement de la Fondation Bill et Melinda Gates, la Banque et ses partenaires internationaux mènent des travaux approfondis en vue de définir l’architecture et les modalités de gestion d’un mécanisme (ALFm) destiné à fournir cette subvention.  

Les garanties de marché (AMC) offrent un instrument financier fondé sur les mécanismes de marché pour accélérer la mise au point et la diffusion de nouveaux vaccins prioritaires contre des maladies qui tuent chaque année des millions d’enfants dans les pays en développement. Une AMC pour les vaccins est un engagement financier à subventionner l’achat futur (à un prix préétabli) d’un vaccin qui n’est pas encore disponible, sous réserve qu’un vaccin adapté soit mis au point et qu’il soit sollicité par les pays en développement.

Liés par des accords juridiques, les bailleurs de fonds acceptent de souscrire un engagement financier destiné à subventionner le prix d’achat des futurs vaccins pendant une période donnée, et les fabricants acceptent de respecter les critères établis pour l’efficacité des vaccins et de les fournir à un prix abordable à long terme. Une AMC n’est pas une garantie d’achat, puisque l’industrie des vaccins ne recevra le prix subventionné que si le produit répond aux normes définies et si les pays souhaitent l’acquérir.

L’Italie, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, la Russie et la Fondation Bill et Melinda Gates ont engagé au total 1,5 million de dollars pour financer l’AMC pilote pour des vaccins anti-pneumocoques, une bactérie responsable de 1,6 million de décès chaque année, dont plus de 90 % et 1 million d’enfants de moins de 5 ans dans les pays pauvres. Les États bailleurs de fonds manifestent aujourd’hui leur intérêt pour un second projet pilote, qui concernerait éventuellement un vaccin en phase initiale de développement, contre le paludisme ou la tuberculose par exemple.

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Pour en savoir davantage sur la Banque mondiale et la lutte contre le VIH/SIDA, veuillez consulter le site www.worldbank.org/aids (a)
Pour de plus amples renseignements sur le VIH/SIDA et les mises à jour concernant l’épidémie, consultez le site www.unaids.org (a)
Pour plus d’informations sur la tuberculose, consultez le site www.worldbank.org/tuberculosis (a)
Pour des renseignements au sujet du paludisme, www.worldbank.org/malaria (a)
Pour en savoir plus sur les garanties de marché, consultez le site : www.vaccineamc.org (a)

Mise à jour: avril 2008

Contact médias:
Phil Hay: (202) 473-1796;
phay@worldbank.org




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