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L'Association internationale de développement (IDA)

Un fonds pour améliorer les conditions de vie des populations les plus pauvres
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Ressources sur la L'Association internationale de développement
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IDA
L'IDA en action: rétrospectives des réalisations des 10 derniÚres années
Rapport sur la 15e reconstitution des ressources de l’IDA
Articles sur les projets financés par l'IDA

APERÇU:

  • Créée en 1960, l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA) vise Ă  rĂ©duire la pauvretĂ© en accordant des dons et des prĂȘts sans intĂ©rĂȘts (appelĂ©s crĂ©dits) afin de financer des programmes de nature Ă  stimuler la croissance Ă©conomique, Ă  rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s et Ă  amĂ©liorer les conditions de vie des populations.

  • L’IDA est l’institution de la Banque mondiale qui apporte un soutien financier aux pays les plus pauvres de la planĂšte. L’IDA et la Banque internationale pour la reconstruction et le dĂ©veloppement (BIRD), le guichet de la Banque mondiale qui accorde des prĂȘts aux pays Ă  revenu intermĂ©diaire, partagent le mĂȘme personnel et le mĂȘme siĂšge, et Ă©valuent les projets suivant les mĂȘmes normes rigoureuses.

  • L’IDA est l’un des principaux bailleurs de fonds pour les 78 pays les plus dĂ©shĂ©ritĂ©s de la planĂšte, dont 39 se trouvent en Afrique.

  • L’IDA accorde des prĂȘts hautement concessionnels. En d’autres termes, les crĂ©dits de l’IDA sont consentis avec un taux d’intĂ©rĂȘt nul ou trĂšs faible, et la plupart des remboursements sont Ă©talĂ©s sur une pĂ©riode de 40 ans, assortie d’un diffĂ©rĂ© d’amortissement de 10 ans. L’IDA octroie Ă©galement des dons aux pays menacĂ©s de surendettement.

  • Depuis sa crĂ©ation, l’IDA a accordĂ© au total 193 milliards de dollars sous forme de crĂ©dits et de dons, au rythme de 10 Ă  12 milliards de dollars par an en moyenne ces derniĂšres annĂ©es, dont la majeure partie (soit 50 % environ) va Ă  l’Afrique.

Emprunteurs de l’IDA

  • À l’heure actuelle, 78 pays sont admis Ă  emprunter Ă  l’IDA. L’admissibilitĂ© d’un pays Ă  bĂ©nĂ©ficier des ressources de l’Institution dĂ©pend avant tout de sa pauvretĂ© relative, laquelle correspond Ă  un RNB par habitant infĂ©rieur Ă  un seuil prĂ©dĂ©fini et actualisĂ© chaque annĂ©e (soit 1 095 dollars pour l’exercice budgĂ©taire 2009). La plupart des pays Ă©ligibles Ă  l’IDA ont un revenu annuel moyen infĂ©rieur Ă  500 dollars par habitant, voire encore moins pour nombre d’entre eux.

  • L’IDA accorde Ă©galement son aide Ă  des pays, dont plusieurs petites Ă©conomies insulaires, qui affichent un RNB par habitant supĂ©rieur au plafond d’accĂšs opĂ©rationnel, mais qui ne disposent pas d’une signature d’une qualitĂ© suffisante pour emprunter Ă  la BIRD.

  • Certains pays, tels que l’Inde ou le Pakistan, tout en Ă©tant admissibles au titre de l’IDA compte-tenu de leur revenu par habitant, ont par ailleurs une signature d’une qualitĂ© suffisante pour emprunter Ă  la BIRD. Ces pays qui peuvent prĂ©tendre aux concours de l’IDA et de la BIRD sont appelĂ©s pays « mixtes ».

Programmes de l’IDA

  • Les crĂ©dits de l’IDA ont une Ă©chĂ©ance de 20, 35 ou 40 ans, assortie d’une pĂ©riode de grĂące de 10 ans Ă  l’issue de laquelle le remboursement du principal doit commencer. Les fonds de l’institution sont allouĂ©s aux pays emprunteurs en fonction de leur niveau de revenus et de l’efficacitĂ© avec laquelle ils gĂšrent leur Ă©conomie et exĂ©cutent les projets de l’IDA en cours. Les crĂ©dits de l’IDA ne portent pas intĂ©rĂȘt, mais sont consentis moyennant une modeste commission de service de 0,75 % des fonds dĂ©caissĂ©s et une commission d’engagement variable sur les fonds non dĂ©caissĂ©s.

  • Au cours de l’exercice budgĂ©taire 2008 (clos le 30 juin 2008), les engagements de l’IDA se sont montĂ©s Ă  11,2 milliards de dollars, dont huit milliards sous forme de prĂȘts et 3,2 milliards sous forme de dons. Les nouveaux engagements pour l’exercice 2008 ont portĂ© sur 199 opĂ©rations. Le volume annuel des engagements a affichĂ© une croissance constante, et il a mĂȘme doublĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie.

  • L’IDA encourage particuliĂšrement une croissance diversifiĂ©e, notamment:

    o des politiques Ă©conomiques avisĂ©es, le dĂ©veloppement rural, l’entreprise privĂ©e et des pratiques Ă©cologiquement durables;

    o l’investissement dans le capital humain, l’éducation et la santĂ©, en particulier la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose;

    o le renforcement de la capacitĂ© de l’emprunteur Ă  fournir des services de base et Ă  assurer une utilisation responsable des ressources publiques;

    o le redressement des pays Ă  l’issue de troubles civils, d’un conflit armĂ© ou d’une catastrophe naturelle;

    o la promotion des Ă©changes et de l’intĂ©gration rĂ©gionale.

  • L’IDA conduit des travaux d’analyse afin d’enrichir la base de connaissances qui permet de concevoir des politiques adaptĂ©es de rĂ©duction de la pauvretĂ©. Elle conseille les gouvernements sur les moyens Ă  mettre en Ɠuvre pour diversifier la croissance Ă©conomique et protĂ©ger les populations pauvres des chocs Ă©conomiques.

  • L’IDA coordonne Ă©galement l’aide des donateurs pour allĂ©ger le fardeau des pays pauvres qui n’ont pas les moyens de gĂ©rer leur service de la dette. L’Association a mis au point un systĂšme permettant d’allouer des dons en fonction du risque d’endettement des pays, conçu pour aider les pays Ă  maintenir un niveau d’endettement tolĂ©rable.

  • L’IDA consacre 54 milliards de dollars Ă  l’allĂ©gement de la dette des pays pauvres : 17 milliards au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres trĂšs endettĂ©s (PPTE), et 37 milliards de dollars au titre de l’Initiative de l’allĂ©gement de la dette multilatĂ©rale (IADM).

Financement de l’IDA

  • Alors que la BIRD lĂšve la plupart de ses fonds sur les marchĂ©s financiers internationaux, l’IDA est principalement financĂ©e par les contributions des gouvernements de 45 de ses pays membres, notamment d’anciens bĂ©nĂ©ficiaires de l’Institution et des pays Ă  revenu intermĂ©diaire, tels que la Chine ou l’Égypte. Les prĂ©lĂšvements opĂ©rĂ©s sur le revenu du Groupe de la Banque mondiale et les remboursements des crĂ©dits antĂ©rieurs constituent une source de financement supplĂ©mentaire pour l’IDA.



Reconstitution des ressources de l’IDA

  • Tous les trois ans, les bailleurs de fonds se consultent pour reconstituer les ressources de l’Association. Les nĂ©gociations portant sur la QuinziĂšme reconstitution des ressources de l’IDA (IDA 15) se sont terminĂ©es en dĂ©cembre 2007. Avec 41,7 milliards de dollars pour les trois prochaines annĂ©es, il s’agit de la plus importante reconstitution de l’IDA depuis sa crĂ©ation.

  • Les donateurs ont promis d’apporter une contribution de 25,2 milliards Ă  l’IDA 15, soit 7,5 milliards de plus que pour l’IDA 14. À cette contribution s’ajoutent 6,3 milliards de dollars en promesse de dons prĂ©alables envers l’Initiative d’allĂ©gement de la dette multilatĂ©rale (IADM), ainsi que 10,2 milliards de dollars provenant des remboursements des prĂȘts consentis et du financement interne du Groupe de la Banque mondiale.

  • Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagĂ© Ă  fournir Ă  mĂȘme ses revenus la contribution record de 3,5 milliards de dollars Ă  l’IDA 15. En tenant compte des revenus d’investissement prĂ©vus sur ce transfert Ă  l’IDA, sa contribution globale se chiffrera Ă  3,9 milliards de dollars.

  • L’IDA 15 fournira des ressources aux pays Ă  faible revenu au cours de la pĂ©riode comprise entre juillet 2008 et juin 2011, et jouera un rĂŽle important en soutenant les pays bĂ©nĂ©ficiaires de l’IDA dans leurs efforts pour atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire d’ici Ă  2015.

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