| APERĂU: En bref - La Banque mondiale a Ă©tĂ© dĂšs le dĂ©but un pionnier dans le financement international des programmes de lutte contre le VIH/SIDA. Elle reste entiĂšrement impliquĂ©e dans le combat visant Ă enrayer la propagation de la pandĂ©mie et Ă inverser la tendance afin dâatteindre le 6e objectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire Ă travers la prĂ©vention, la prise en charge, le traitement et lâattĂ©nuation des effets de la maladie sur les personnes infectĂ©es.
- Depuis 1989, la Banque a octroyĂ© plus de 4,4 milliards de dollars en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA. Durant lâexercice 2010, elle a dĂ©caissĂ© 327 millions de dollars Ă lâappui dâactivitĂ©s de lutte contre le VIH/SIDA dans des opĂ©rations en cours et aidĂ© les pays Ă combler des lacunes importantes en matiĂšre de prĂ©vention, prise en charge, traitement et attĂ©nuation des effets de la maladie.
- Ses partenaires mondiaux ont demandĂ© Ă la Banque dâĂȘtre chef de file dans trois domaines clĂ©s : la veille stratĂ©gique et la planification en matiĂšre de VIH, la prĂ©vention de la transmission sexuelle et la protection sociale des personnes sĂ©ropositives.
- Le leadership moteur que la Banque exerce au niveau mondial repose sur ses services financiers, dâanalyses et de conseils ; son rĂŽle consiste notamment Ă recueillir des donnĂ©es et Ă Ă©changer des expĂ©riences pour aider les pays Ă agir efficacement et obtenir des rĂ©sultats dans la lutte contre le SIDA.
Vue dâensemble La plupart des 33,3 millions de personnes atteintes du VIH/SIDA dans le monde vivent dans des pays en dĂ©veloppement. En 2009, le VIH a infectĂ© 2,6 millions dâindividus supplĂ©mentaires et causĂ© 1,8 millions de dĂ©cĂšs. LâAfrique subsaharienne concentre 68 % de la totalitĂ© des nouveaux cas dâinfection. Si 5,2 millions de personnes ont accĂšs aux traitements, 10 millions de malades en sont toujours privĂ©s. De surcroĂźt, pour une personne soignĂ©e, on compte deux nouveaux cas dâinfection. Aussi, sans une prĂ©vention efficace, le nombre dâindividus ayant besoin dâun traitement atteindra des proportions insoutenables. MalgrĂ© la hausse des financements durant la derniĂšre dĂ©cennie, les fonds nĂ©cessaires pour lutter contre le SIDA restent nettement insuffisants â le dĂ©ficit est estimĂ© Ă 18 milliards de dollars en 2007 pour lâAfrique â, peu prĂ©visibles et destinĂ©s principalement aux traitements. Alors que les nouveaux cas dâinfections augmentent, les budgets des pays et des donateurs ne suivent pas. La rĂ©ponse de la Banque Ă travers son appui financier et technique Ă long terme, la Banque soutient les efforts des pays pour la prĂ©vention, la prise en charge, le traitement des malades et lâattĂ©nuation des consĂ©quences sociales et Ă©conomiques du VIH/SIDA sur les communautĂ©s. Elle joue un rĂŽle de chef de file mondial pour la planification stratĂ©gique contre le VIH, aide Ă lâĂ©laboration de stratĂ©gies et de plans dâaction nationaux correspondant aux bonnes prioritĂ©s et fondĂ©s sur des donnĂ©es probantes, et contribue Ă la prĂ©vention de la transmission sexuelle et Ă lâamĂ©lioration de la protection sociale pour les personnes sĂ©ropositives. La Banque aide les pays Ă se doter de programmes de lutte contre le SIDA plus performants, efficaces et durables, et Ćuvre avec les parties prenantes pour dĂ©velopper des systĂšmes de prĂ©vention efficients. Elle sâengage dans des secteurs clĂ©s comme lâĂ©ducation, les transports, lâĂ©nergie et les infrastructures. Dans les rĂ©gions Afrique subsaharienne : Depuis 2000, la Banque a fourni plus de 2 milliards de dollars pour la prĂ©vention, le traitement et la prise en charge des patients, appuyĂ© plus de 30 pays et cinq programmes rĂ©gionaux. Ses engagements durant lâexercice 2009 ont totalisĂ© 293 millions de dollars, soit 64 millions de plus quâen 2008. Ils incluent de nouveaux projets autonomes de lutte contre le SIDA au Nigeria (225 millions de dollars) et au Botswana (50 millions), et des financements additionnels Ă des projets en cours au Mali et en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. Les prĂȘts dans le secteur VIH/SIDA se sont Ă©levĂ©s Ă 55 millions de dollars pour lâexercice 2010. Ils devraient atteindre 95 millions de dollars en 2011 avec de nouveaux financements au Kenya, Mozambique, Niger et Swaziland. Depuis 2006, la Banque a permis Ă 4,3 millions dâadultes vivant en Afrique subsaharienne de bĂ©nĂ©ficier de conseils et de dĂ©pistages, financĂ© plus de 50 000 initiatives de la sociĂ©tĂ© civile et contribuĂ© Ă rĂ©duire les comportements Ă haut risque parmi les hommes et les femmes ĂągĂ©s de 15 Ă 24 ans. Elle continuera dâappuyer les programmes nationaux de lutte contre le SIDA et travaille en Ă©troite collaboration avec les pays dâAfrique australe sur la problĂ©matique de la co-infection VIH/tuberculose, de mĂȘme quâavec les pays fragiles et en situation de post-conflit. Asie de lâEst et Pacifique : Les besoins dâaide, dans une rĂ©gion caractĂ©risĂ©e par la diversitĂ© et lâĂ©volution des situations, se sont modifiĂ©s en raison du manque de pĂ©rennitĂ© financiĂšre dans les programmes VIH, des changements intervenus dans le profil Ă©pidĂ©miologique et de prioritĂ©s concurrentes entre pandĂ©mies. Pour relever ces dĂ©fis, la Banque et ses partenaires rĂ©gionaux ont aidĂ© les gouvernements Ă renforcer leurs portefeuilles VIH en se concentrant sur lâallocation des ressources et lâamĂ©lioration de leur efficacitĂ©. En IndonĂ©sie et au Viet Nam, des enquĂȘtes de suivi des dĂ©penses publiques ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es afin de promouvoir une gestion et une allocation efficaces des ressources. En Chine, IndonĂ©sie, Malaisie, Papouasie-Nouvelle-GuinĂ©e et ThaĂŻlande, lâallocation des ressources disponibles pour la lutte contre SIDA est en train dâĂȘtre amĂ©liorĂ©e. En ThaĂŻlande et au Viet Nam, des Ă©valuations dâimpact en cours contribueront Ă renforcer lâefficacitĂ© des programmes. Europe de lâEst et Asie centrale : MalgrĂ© le succĂšs dâactions appuyĂ©es par la Banque mondiale et dâautres partenaires, la rĂ©gion est confrontĂ©e Ă une augmentation des nouveaux cas dâinfections. Entre 2003 et 2008, un projet de lutte contre le VIH et la tuberculose dans la FĂ©dĂ©ration de Russie a permis dâaugmenter de plus de 50 % le nombre de patients bĂ©nĂ©ficiant de soins. LâĂ©largissement de lâaccĂšs aux traitements a permis de faire diminuer le nombre dâenfants nĂ©s de mĂšres infectĂ©es par le VIH et sĂ©ropositifs de 13,2 % en 2003 Ă 10,6 % en 2008, tandis que la couverture de traitement des patients tuberculeux a atteint 95 %. MalgrĂ© ces avancĂ©es, lâincidence du VIH a augmentĂ© de 25 % dans cinq pays entre 2001 et 2009. Un don de 26,9 millions de dollars provenant de lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA) â le fonds de la Banque mondiale destinĂ© aux pays les plus pauvres â soutient le projet de lutte contre le SIDA menĂ© en Asie centrale afin de combattre lâĂ©pidĂ©mie grĂące au renforcement des systĂšmes de santĂ©. Pour rĂ©pondre aux problĂšmes systĂ©miques, la Banque sâinvestit dans des Ă©changes sur lâaction Ă mener et les leçons opĂ©rationnelles Ă tirer en matiĂšre de prĂ©vention du VIH. AmĂ©rique latine et CaraĂŻbes : Compte tenu de la diversitĂ© de lâĂ©pidĂ©mie dans cette rĂ©gion, la Banque a adoptĂ© une approche multisectorielle en ciblant les populations prĂ©sentant les risques les plus Ă©levĂ©s. La totalitĂ© de ses prĂȘts dans la rĂ©gion sâĂ©lĂšvent Ă 708,9 millions de dollars avec notamment des projets VIH/SIDA au BrĂ©sil (492 millions), le projet rĂ©gional VIH/SIDA dâAmĂ©rique centrale (8 millions) et dans les CaraĂŻbes (201,86 millions). Avec lâappui de la Banque, la couverture de traitement en AmĂ©rique latine est passĂ©e de 10 % en 2004 Ă 51 % en 2008. Elle dĂ©passe la moyenne de lâensemble des pays Ă faible revenu et Ă revenu intermĂ©diaire, oĂč 41 % des personnes sĂ©ropositives ont accĂšs au traitement. Au BrĂ©sil, un projet de la Banque a contribuĂ© Ă rĂ©duire la transmission mĂšre-enfant du VIH de 16 % en 1998 Ă 6,8 % en 2004.
Moyen Orient et Afrique du Nord : Durant lâexercice 2010, la Banque a allouĂ© 17 millions de dollars Ă la lutte contre le VIH/SIDA. Le projet de lutte contre le SIDA Ă Djibouti (financĂ© par un don de 12 millions de dollars de lâIDA) sâest achevĂ© cette annĂ©e et la Banque poursuit son appui au combat contre lâĂ©pidĂ©mie dans le cadre dâun projet en cours menĂ© dans le domaine de la santĂ©. Elle a appuyĂ© les efforts du Liban pour dĂ©velopper ses capacitĂ©s de surveillance et son systĂšme national de suivi et dâĂ©valuation (avec un don de 350 000 dollars) et aide le pays Ă actualiser son plan national de lutte contre le SIDA. La Banque contribue aussi Ă renforcer les stratĂ©gies et plans dâaction de lâAlgĂ©rie, de lâĂgypte, du Maroc, de lâArabie Saoudite, de la Syrie et de la Tunisie. En collaboration avec lâONUSIDA et le bureau rĂ©gional de lâOMS pour la MĂ©diterranĂ©e orientale (EMRO/OMS), elle a Ă©laborĂ© un rapport rĂ©gional de synthĂšse et une note de politique gĂ©nĂ©rale, en arabe et en anglais, fournissant des donnĂ©es trĂšs importantes sur lâĂ©pidĂ©miologie et les risques auxquels sont exposĂ©s les groupes de population vulnĂ©rables de la rĂ©gion. Asie du Sud : Si le taux de prĂ©valence du VIH est peu Ă©levĂ© dans la rĂ©gion, lâĂ©pidĂ©mie se concentre dans les populations vulnĂ©rables. Dans ce contexte, la Banque a adoptĂ© une approche multisectorielle ciblant les vecteurs de transmission du virus â rapports sexuels sans protection, usage de drogues par injection â et travaille en Ă©troite collaboration avec les pouvoirs publics et la sociĂ©tĂ© civile. En Afghanistan, au Bangladesh, au Bhoutan, en Inde, au NĂ©pal, au Pakistan et au Sri Lanka, elle a engagĂ© 670 millions de dollars en dons et crĂ©dits de lâIDA destinĂ©s Ă renforcer les programmes nationaux. Ses projets contribuent Ă intensifier la surveillance, le suivi et lâĂ©valuation, Ă cibler les interventions sur les groupes Ă haut risque, Ă amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© des produits sanguins, Ă lutter contre la stigmatisation des sĂ©ropositifs et Ă , renforcer les institutions publiques et privĂ©es. La Banque appuie aussi la convergence des traitements de lutte contre le SIDA avec dâautres services et programmes de santĂ©, et en particulier en matiĂšre de santĂ© reproductive et de tuberculose. Contacts : Phil Hay, (202) 473-1796, phay@worldbank.org Melanie Mayhew, (202) 458-7891, mmayhew1@worldbank.org DerniĂšre mise Ă jour : mars 2011 |