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Région: Asie de l'Est et le Pacifique

Cette fiche thématique a été mise à jour en anglais. Elle le sera prochainement en français.

VUE D’ENSEMBLE

Les activités de la Banque mondiale dans la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique portent sur 21 pays: le Cambodge, la Chine, Fiji, l’Indonésie, Kiribati, la Corée, la République démocratique populaire lao, la Malaisie, les Îles Marshall , la Micronésie, la Mongolie, Palaos, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines, Samoa, les Îles Salomon, la Thaïlande, le Timor -Oriental, Tonga, Vanuatu et le Viet Nam.

Transformation rapide, inégalités croissantes et impacts environnementaux

La région de l’Asie de l’Est et du Pacifique constitue un parfait exemple des principales tendances en matière de dynamisme, de risques et d’opportunités dans le monde au 21 e siècle. Après avoir enregistré ces 15 dernières années la meilleure progression en matière de croissance et de réduction de la pauvreté parmi toutes les régions du monde, certains pays de la région sont en voie de devenir des pays à revenu intermédiaire et d’autres se préparent à rejoindre le groupe très fermé des pays à revenu élevé.

Une transformation si rapide a occasionné le plus important déplacement de populations rurales vers les centres urbains de toute l’histoire de l’humanité. Au même moment, cette transformation engendre une hausse des inégalités au sein des pays et entre les pays, et un nombre significatif de pays et de régions nationales fragiles ou retardataires, dont certains sont déchirés par des conflits, sont laissés pour compte dans la course à la prospérité de la région. De plus, la croissance rapide de la région s’est faite au détriment de l’environnement physique immédiat de la région ainsi que du monde. Les pays en développement de la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique sont responsables de 23 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, et leurs propres terres cultivables, ressources aquatiques et zones côtières sont devenues vulnérables aux conséquences du changement climatique.

La région s’est aussi taillé une place au sein de l’économie mondiale. Elle a contribué davantage à la croissance mondiale en 2007 que les États-Unis et, tandis que les pays industrialisés s’attendent à un ralentissement en 2008, elle est apparue comme une force potentiellement stabilisante au sein de l’économie mondiale. Même si les pays à revenu intermédiaire de la région sont encore confrontés à d’importants défis économiques, ils ont aussi un rôle essentiel et grandissant à jouer dans la future prospérité mondiale. Leurs investissements étrangers directs, leurs programmes d’aide ainsi que leur contribution potentielle au leadership des initiatives relatives aux politiques mondiales pour faire face au changement climatique font en sorte que les pays de la région sont plus que jamais d’importants acteurs pour l’avenir.

 

   2000  

  2006  

    Population, total (millions)  

  1 805, 67  

  1 899,6   

    Taux de croissance de la population (%  annuel)

   0, 92  

 0,76  

    Superficie (en milliers de km2)  

   16 301, 10

16 299, 66

    Espérance de vie à la naissance, total (nombre d’années, 2004)  

   69, 09  

  70, 68  

    Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances vivantes, 2004)  

   34, 92  

  26, 44   

    Taux d’alphabétisation des filles (% des filles du groupe d’âge 15-24, 2004)  

  ..   

  97, 53   

    RNB (en milliards de dollars EU courants)  

   1 685, 43  

3 647, 36  

    RNB par habitant, méthode de l’Atlas (dollars EU courants)  

   906

  1 863  

    Source : Base de données des Indicateurs du développement dans le monde 2007

    

 

Progrès considérables en matière de croissance et de réduction de la pauvreté

En 2007, sixième année consécutive de solide performance économique, les pays en développement de la région ont enregistré un taux de croissance de 10,1 %. Une croissance soutenue et des politiques favorables aux pauvres ont produit des résultats probants en matière de réduction de la pauvreté. La proportion de personnes pauvres (ayant une consommation de moins de 2 dollars par jour) est tombée à 25 %, contre 69 % en 1990 et 47 % en 2000. Dans les pays de la région où l’expansion a été la plus forte, elle a été accompagnée par une urbanisation exceptionnellement rapide. D’ici 2025, la population urbaine de la région aura probablement augmenté de 500 millions de personnes, soit de 68 %. Outre la Chine dont la population urbaine augmentera d’environ deux-tiers sur cette période, d’autres pays tels que le Viet Nam (113 %), l’Indonésie (75 %), ainsi que les Philippines et la Thaïlande (67 % chacun) verront également leurs infrastructures urbaines et leurs filets de sécurité sociale soumis à d’incroyables pressions, et il est fort probable qu’ils devront lutter pour maintenir la productivité et l’habitabilité de leurs villes et municipalités.

Selon la plus récente mise à jour sur l’Asie de l’Est et du Pacifique d’avril 2008 (un rapport semestriel des économies de la région publié par la Banque), le taux de croissance dans les pays émergents de l’Asie de l’Est diminuera d’environ 1 à 2 % pour se situer aux environs de 8,5 % en 2008 en raison des perturbations financières aux États-Unis et du ralentissement mondial qui en découle. Cependant, la plupart des pays sont bien positionnés pour tirer leur épingle du jeu dans ce ralentissement mondial grâce aux investissements réalisés au cours des 10 dernières années dans des réformes structurelles et grâce à la mise en place de politiques macroéconomiques saines.

Assistance de la Banque mondiale

La stratégie de la Banque pour cette région consiste à soutenir la croissance économique dans son ensemble, à promouvoir un plus grand volume d’échanges commerciaux et une meilleure intégration au sein de l’économie régionale et mondiale, à améliorer l’environnement en matière de gouvernance aux niveaux national et infranational, à accroître la stabilité sociale et à atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire de 2015.

Une nouvelle stratégie d’aide pour la région qui tient compte des défis sans cesse changeants sera examinée par les membres du Conseil de la Banque le 24 avril 2008.

Au cours de l’exercice 2008, la Banque s’attend à distribuer 4 milliards de dollars dans la région, dont plus de 2,2 milliards en prêts de la BIRD et 1,8 milliard en crédits et subventions de l’IDA.

Gérer les impacts environnementaux de la croissance

Face à une croissance aussi fulgurante et à une urbanisation aussi rapide, le programme de la Banque pour la région a surtout porté sur la demande en sources d’énergie propres et en techniques pour gérer les impacts environnementaux de la croissance.

En Chine, où 75 % de ses projets comportent un volet sur l’environnement, la Banque travaille en collaboration avec le gouvernement à l’atteinte de son objectif récemment révisé qui est de combler 15 % de la demande en énergie du pays au moyen de sources renouvelables d’énergie d’ici 2020. Au fil des années, le soutien de la Banque dans ce domaine a notamment porté sur la mise en place de systèmes d’énergie solaire hors réseau pour desservir jusqu’à 400 000 familles rurales dans les provinces du Nord-est. Ce projet a aidé les producteurs chinois de systèmes photovoltaïques (PV) à répondre à des normes élevées et à être compétitifs sur les marchés internationaux. Aujourd’hui, la Chine est le plus grand exportateur de panneaux solaires du monde. La Banque aide également la Chine à atteindre son objectif de production de 30 gigawatts d’énergie éolienne d’ici 2020. À cet effet, un nouveau parc éolien de 100MW financé par la Banque a été inauguré à la fin de 2007 dans la province de Fujian.

La Banque encourage aussi le développement d’un nouveau secteur consacré à l’impartition de services relatifs au rendement énergétique en Chine et aide les banques locales à se lancer dans le financement du rendement énergétique.

Suite à la Conférences des Nations Unies sur le changement climatique à Bali en décembre 2007, le travail de la Banque est axé sur la réalisation d’études sur la croissance à faible émission de carbone dans certaines des plus grosses économies de la région ainsi que sur le soutien continu des pays et régions vulnérables qui doivent apprendre à gérer les risques de catastrophes naturelles.

Améliore l’accès à l’énergie en milieu rural

Au même moment, l’accès à l’électricité demeure un défi dans la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique où 223 millions de personnes ne sont pas raccordées à un réseau. La Banque travaille dans des pays de toute la région pour surmonter les obstacles qui empêchent les communautés rurales d’avoir accès à l’électricité. Au Viet Nam, après un premier projet sur l’énergie rurale qui a permis de raccorder 600 000 ménages ruraux de 950 communes, un deuxième projet met l’accent sur le renforcement d’institutions clés dans le but d’améliorer l’accès à de bons services d’électricité à prix abordable pour environ 2 millions de ménages. En Mongolie, la Banque travaille en collaboration avec les bergers des régions rurales pour investir dans des systèmes locaux d’énergie solaire et de petites éoliennes, alors qu’au Cambodge un fond d’électrification rurale soutenu par la Banque a pour objectif de raccorder 50 000 nouveaux ménages d’ici juin 2009.

***

Mis à jour en avril 2008

Contacts médias:
Elisabeth Mealey emealey@worldbank.org; Téléphone : 1-202-4584475
Mohamad Al-Arief malarief@worldbank.org




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