Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Région : Asie du Sud

Disponible en: 中文, العربية, English, Español

SAR-Regional_Brief

Mars 2013 :
L’Asie du Sud a connu une longue période de croissance économique vigoureuse, de 6 % par an, en moyenne, sur les vingt dernières années. Cette forte croissance s’est accompagnée d’un recul de la pauvreté et d’une amélioration considérable du développement humain. Dans cette région, la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a chuté de 61 % à 36 % entre 1981 et 2008, et a été ramenée actuellement à des niveaux sans précédent depuis 1981. Cependant, l’Asie du Sud abrite encore de nos jours une part importante de la population pauvre mondiale : d’après les estimations sur la pauvreté les plus récentes de la Banque mondiale, environ 571 millions de personnes dans la région, soit plus de 44 % des pauvres du monde en développement, survivent avec moins de 1,25 dollar par jour.

Comme le montrent les Perspectives pour l’économie mondiale (janvier 2013), la croissance en Asie du Sud s’est tassée à 5,4 % (es-timation) en 2012, contre 7,4 % en 2011, principalement en raison d’un net ralentissement en Inde, où les prévisions tablent sur une hausse du PIB de 5,4 % sur l’exercice clos en mars 2013. La faiblesse de la demande mondiale a exacerbé des facteurs propres à la région, notamment l’atonie de l’investissement, les pénuries d’électricité, les incertitudes entourant la politique publique et une mous-son modérée. Selon les projections, le PIB régional progressera de 5,7 % sur l’année civile 2013, de 6,4 % en 2014 et de 6,7 % en 2015, grâce à l’amélioration de la demande d’exportation, aux réformes en Inde, à l’activité d’investissement plus solide et à une production agricole revenue à la normale.

À l’heure du « siècle de l’Asie », l’Asie du Sud jouera un rôle de premier plan dans le développement mondial. Cette région du monde compte en effet la plus vaste population en âge de travailler et un quart des consommateurs de la planète qui font partie de la classe moyenne, et elle abrite aussi le plus grand nombre de pauvres et de malnutris, ainsi que plusieurs États fragiles revêtant une impor-tance géopolitique. Si elle parvient à mettre en place une croissance inclusive, l’Asie du Sud pourrait changer le visage de la pauvreté dans le monde.

L’aide de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale est un partenaire clé du développement en Asie du Sud. En novembre 2012, le portefeuille de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) comptait 215 projets, et les engagements nets en cours totalisaient 38,7 milliards de dollars. Sur l’exercice 2012, la Banque mondiale a approuvé 54 projets dans la région.

En février 2013, elle a revu sa stratégie pour l’Asie du Sud. Étayée par un programme de prêts d’environ 8 milliards de dollars sur l’exercice 2013, cette stratégie actualisée repose sur cinq piliers, avec l’objectif global de faire reculer la pauvreté et d’encourager une prospérité partagée :

  • Accroissement de l’emploi et accélération de la croissance ;

  • Progrès du développement humain et de la protection sociale ;

  • Renforcement de la gouvernance et de l’obligation de rendre des comptes ;

  • Atténuation de la vulnérabilité en cas d’aléas météorologiques, de catastrophe et de crise alimentaire ;

  • Intensification de l’intégration et de la coopération régionales.
La nouvelle stratégie de la Banque fournit également une feuille de route permettant d’accélérer la croissance et d’encourager le développement humain.

Accroissement de l’emploi et accélération de la croissance

Le principal atout de l’Asie du Sud est sa population. Cette région compte une population jeune et affiche le plus faible taux d’activité féminin. Compte tenu de ce « dividende démographique », davantage de travailleurs vont à l’avenir entrer sur le marché du travail, et la région aura besoin de créer entre 1 et 1,2 million d’emplois supplémentaires chaque mois sur les vingt prochaines années. Cette création d’emplois contribuera à la croissance, à l’équité et à la paix dans la région. La Banque a produit un rapport sur l’emploi en Asie du Sud (a), qui traite de la façon dont on peut générer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité dans cette région, de manière à éviter que la création d’emplois ne se fasse essentiellement dans le secteur informel, où les travailleurs sont peu qualifiés et peu rémunérés.

Cherchant à mieux comprendre quelles sont les politiques publiques favorisant une croissance inclusive, la Région Asie du Sud de la Banque travaille à un nouveau rapport sur l’équité pour le développement, qui s’intéressera aux inégalités de revenus et de consommation en parallèle des inégalités d’accès et d’opportunités. En outre, la Banque s’attache davantage à promouvoir un programme multisectoriel afin de s’attaquer aux graves problèmes de nutrition en Asie du Sud, et à intégrer systématiquement les questions de genre dans ses opérations.

Progrès du développement humain et de la protection sociale

L’un des éléments essentiels pour ce pilier de la stratégie consiste à développer le capital humain en assurant l’accès de la population de l’Asie de l’Est à l’éducation, aux soins de santé et aux filets de protection sociale. Dans le secteur de l’éducation, les projets sont axés sur le relèvement des taux de scolarisation et sur l’offre d’une formation professionnelle efficace. Dans le secteur de la santé, on cherche avant tout à ce que les accouchements soient assistés par un intervenant qualifié et à ce que les femmes enceintes, les adoles-centes et les enfants de moins de 5 ans bénéficient d’une nutrition de base. L’élargissement de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux filets de protection sociale figurent aussi parmi les grandes priorités.

Renforcement de la gouvernance et de l’obligation de rendre des comptes

La Banque agit en Asie du Sud pour y renforcer l’obligation de rendre des comptes et la transparence au niveau de l’État, en accrois-sant la capacité des organes législatifs et des hautes institutions de vérification des comptes à exercer leurs fonctions de surveillance budgétaire. La Banque apporte également son soutien à la mise en place de systèmes de marchés publics en ligne, à l’amélioration des services publics et à la réglementation du droit à l’information.

Atténuation de la vulnérabilité en cas d’aléas météorologiques, de catastrophe et de crise alimentaires

C’est l’Asie du Sud qui a le plus souffert de la dégradation des termes de l’échange lors des précédentes crises alimentaires et énergé-tiques. Selon le rapport Food Price Watch, les cours des denrées alimentaires échangées à l’international restent stables et élevés après leurs nouveaux records de juillet 2012. Pour que les gouvernements d’Asie du Sud soient à même de surmonter les futures crises ali-mentaires, la Banque les aide à instaurer davantage de services d’irrigation et de drainage, et à reboiser des terres. De surcroît, elle s’efforce d’accroître la résilience de la région aux phénomènes météorologiques extrêmes, aux catastrophes naturelles et au change-ment climatique.

Intensification de la coopération régionale

En Asie du Sud, la coopération économique régionale renferme un potentiel considérable de gains en termes de croissance et de sécu-rité. La stratégie de coopération régionale repose sur cinq grands piliers :
  • Donner corps à la vision qui se fait jour dans la région, suivant laquelle la coopération régionale est cruciale pour l’avènement du « siècle de l’Asie » ;

  • Soutenir des réseaux régionaux de façon à promouvoir la coopération via le partage d’informations et la constitution de capacités institutionnelles grâce à l’analyse, au dialogue et au renforcement des capacités ; Encourager le commerce de biens, de services et d’électricité, les contacts interpersonnels et la coopération pour la gestion des ressources hydriques entre le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, le Pakistan et le Népal ;

  • Renforcer la coopération régionale pour la protection des espèces naturelles, la gestion des ressources hydriques, la sécurité alimentaire et la gestion des risques de catastrophe ;

  • Tirer parti des partenariats, notamment de ceux établis avec le DfID, l’AusAid, la South Asia Water Initiative, la South Asia Food and Nutrition Security Initiative ou le Central Asia Water-Energy Development Program.
Accompagner la transition en Afghanistan

D’après une étude récente consacrée à la transition en Afghanistan et élaborée conjointement par la Banque mondiale et le gouverne-ment afghan, la sécurité dans le pays, qui devrait être entièrement assurée par les autorités nationales d’ici fin 2014, le retrait de la plupart des forces militaires internationales et la probable diminution de l’aide globale auront de profondes répercussions sur le pay-sage économique et politique, dont les effets se feront sentir bien au-delà de 2014. Affichant une croissance démographique de 2,8 %, l’Afghanistan a besoin d’une croissance économique solide s’il veut réduire la pauvreté et se développer davantage. Il faudrait un taux de croissance de 6 % par an pour doubler son PIB par habitant en 22 ans environ (à peu près une génération). Grâce au Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan et à l’IDA, la Banque accompagne les efforts déployés par l’Afghanistan pour parvenir à une croissance économique vigoureuse et inclusive, faire reculer la pauvreté, créer des emplois et lutter contre la corruption.

Un aperçu des résultats en Asie du Sud

L’aide de la Banque mondiale a permis à l’Asie du Sud d’obtenir, entre autres, les résultats suivants :
  • Afghanistan : la mortalité infantile a chuté, tombant de 257 à 97 pour 1 000 naissances vivantes entre 2002 et 2010.

  • Bangladesh : le taux d’achèvement du cycle d’enseignement secondaire avec obtention d’un diplôme a augmenté, passant de 30 à 39 % entre 2008 et 2011.

  • Inde : la prévalence du VIH a diminué et le pays a pu éviter au moins 3 millions de nouvelles infections en informant les po-pulations à risque.

  • Népal : 1 million de personnes ont obtenu une aide du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.

  • Pakistan : 3,6 millions de familles ont reçu 12 dollars par mois au titre du soutien au revenu.

  • Sri Lanka : 200 000 ménages, répartis dans 1 000 villages en situation d’après-conflit, ont bénéficié d’investissements d’infrastructure/productifs.
Contact médias : Gabriela Aguilar, (202) 473-6768 ou gaguilar2@worldbank.org

Dernière mise à jour : mars 2013




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/NCKWEDBRS0