Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
AccÚs membres / Devenir membre

Bangladesh: Des étudiantes construisent le pays de demain

dev360bangladesh-intro.jpgDes jeunes filles provenant de familles dĂ©sespĂ©rĂ©ment pauvres du Bangladesh rural ont vu leur Ă©ducation secondaire financĂ©e grĂące Ă  un programme de bourses d’étude innovateur financĂ© par le gouvernement et la Banque mondiale. Ce programme permet Ă  des Ă©tudiantes comme Mussamad Akhtar, 13 ans d’avoir une Ă©ducation.
-- Ressources --
Texte intégral (PDF)
Français | Bangali
Clip audio (en anglais)
Projet
 

The World Bank in Bangladesh

 Disponible également en:
English | Español

« Si mes parents m’avaient donnĂ© une Ă©ducation, je n’en serai pas lĂ  oĂč je suis aujourd’hui. »
--Zohra Khatun Akhtar

dev360bangladesh-girl
Le Bangladesh est en train de changer grĂące Ă  des jeunes filles comme Musammad Akhtar, 13 ans qui poursuit avec ardeur ses Ă©tudes secondaires.  Musammad fait partie d’un million d’autres jeunes filles provenant de familles dĂ©sespĂ©rĂ©ment pauvres, qui ont reçu des bourses d’un programme spĂ©cial, financĂ© par le Gouvernement du Bangladesh et la Banque mondiale, avec pour objectif de leur permettre d’avoir une Ă©ducation secondaire.  AmĂ©liorer l’éducation des filles signifie bien plus que leur offrir des opportunitĂ©s d’emploi.  Cela signifie aussi diminuer les mariages d’adolescentes, les naissances, et la mortalitĂ© infantile.  « J’ai dit Ă  ma fille, « Va et Ă©tudie, nous sommes avec toi », a dit Zohra, la mĂšre de Musammad.  « Je veux qu’elle soit capable de se « dĂ©brouiller » dans la vie.  Si Dieu le veut, un jour elle pourra trouver un emploi dĂ©cent et un bon mari, et le moment venu, prendre soin de ses parents ĂągĂ©s. »

dev360bangladesh-marriage

« Si elle a trop de qualifications, une femme aura souvent des difficultés pour se marier. »
--Krishna Chandra Ghosh

Mais des tabous sociaux trĂšs puissants contrecarrent cette dynamique pour l’éducation secondaire des filles au Bangladesh.  La dĂ©cision d’envoyer leurs filles Ă  l’école secondaire reste un processus difficile pour les parents.  Krishna Chandra Ghosh, dont la fille de 14 ans, Deepa, est au 7e niveau, analyse les coĂ»ts et bĂ©nĂ©fices de diffĂ©rentes options pour sa fille.  « La responsabilitĂ© du mĂ©nage ne repose pas seulement sur la femme.  De plus en plus, une femme doit pouvoir se dĂ©brouiller par elle-mĂȘme.  Une fille Ă©duquĂ©e aura moins de chance de se laisser avoir, bien que je me rende compte que si elle a trop de qualifications, une femme aura souvent des difficultĂ©s pour se marier. »

« Dans de nombreux cas, les filles abandonnent au 9e et au 10e niveaux parce qu’on leur a offert un emploi dans des usines de vĂȘtements. »
--Nayaar Sultana

dev360bangladesh-work
MalgrĂ© le succĂšs du programme de bourses d’études et l’augmentation du nombre d’élĂšves dans les Ă©coles secondaires, ce programme continue Ă  se battre contre l’attrait des emplois dans l’industrie du vĂȘtement en pleine expansion au Bangladesh.  Les emplois de couturiĂšres et de tailleurs peuvent rapporter beaucoup plus que les bourses payĂ©es aux familles pour maintenir leurs filles Ă  l’école.  Ce n’est pas le seul problĂšme. Il y a aussi les critĂšres d’admission Ă  la bourse d’étude qui exigent une frĂ©quentation assidue de l’école, des rĂ©sultats minimums et qui interdisent aux jeunes filles de se marier durant leurs Ă©tudes.  « Dans de nombreux cas, nous avons vu des filles abandonner leurs Ă©tudes au 9e et au 10e niveau parce qu’elles avaient obtenu un travail d’une usine de vĂȘtements. » dit Nayaar Sultana, responsable de projet dans le Projet d’assistance Ă  l’enseignement secondaire fĂ©minin.

dev360bangladesh-stipend.jpg

« Je sais quelle est la vie qui attend les gens qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă  l’école.  Ils n’ont pas d’avenir, pas de possibilitĂ©s.  Je ne veux pas de cette vie lĂ . »
--Tasleema Akhtar

Le programme de bourses a rĂ©ussi Ă  augmenter le nombre de filles frĂ©quentant les Ă©coles du Bangladesh, mais il fait face Ă  des pressions considĂ©rables pour abaisser les critĂšres d’admission.   « Si nous abaissons les critĂšres d’admission pour les bourses d’études aprĂšs une dĂ©cennie, la qualitĂ© va chuter.  Si nous ne le faisons pas, de nombreuses jeunes filles abandonneront, au moins Ă  court terme, » dit Dr. Gholan Rasul Miah, le directeur du projet.  Mais il reste optimiste Ă  cause de la soif de connaĂźtre qui anime les jeunes Ă©lĂšves.  « Je sais quelle est la vie qui attend les gens qui n’ont pas Ă©tĂ© Ă  l’école, » dit Tasleema Akhtar, 13 ans. « Ils n’ont pas d’avenir, pas de possibilitĂ©s.  Je ne veux pas de cette vie-lĂ .  Dans mon village, j’ai vu trop de gens mourir par manque de soins.  Je veux devenir docteur pour pouvoir les aider. »

DerniĂšre mise Ă  jour : mai 2004


Liens utiles

LA BANQUE MONDIALE ET FOTOPEDIA LANCENT L’APPLICATION « FEMMES DU MONDE ENTIER » POUR IPHONE ET IPAD
Les prix alimentaires baissent au dernier trimestre 2011 mais restent volatils
La Banque mondiale approuve le Programme pour les rĂ©sultats – un nouvel instrument de financement qui subordonne le dĂ©caissement de prĂȘts Ă  l’obtention de rĂ©sultats tangibles au plan du dĂ©veloppement.



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/ODSW55WYB0