Priorité aux femmes et aux enfants du Burkina Faso

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10 juin 2005: Chaque jour, un flux constant d’enfants accompagnés de leurs mères, se rend à l’hôpital Saint Camille de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, pour se faire consulter par un médecin.

 

L’histoire de l’hôpital Saint Camille est connue de beaucoup de personnes. Chaque année, plus de cinq mille femmes y accouchent, faisant de l’hôpital, l’infrastructure sanitaire qui enregistre le plus de naissances dans le pays. Créé en 1960, il est l’un des principaux centres de santé maternelle et infantile de la capitale. On y soigne les principales maladies chroniques que sont le paludisme, le VIH/SIDA et la malnutrition infantile. Cet hôpital catholique reçoit, en moyenne, une centaine d’enfants dont la majorité souffre de paludisme, cette maladie qui constitue la cause principale de mortalité infantile au Burkina Faso.

 

Le Burkina Faso est l’un des premiers pays africains à avoir élaboré une stratégie nationale multisectorielle de lutte contre le VIH/SIDA. Bien que le SIDA ne soit pas aussi répandu en Afrique occidentale qu’en Afrique australe, le Burkina Faso a l’un des taux de prévalence les plus élevés de la zone ouest-africaine.  Au niveau national, 2% d’adultes sont séropositifs, mais les taux sont plus élevés dans les zones urbaines et chez les groupes à risque, notamment les chauffeurs de camions et les professionnels du sexe.

 

Le centre médical Saint Camille est le site pilote du programme national pour la prévention de la transmission mère-enfant du virus du VIH. Un soutien financier de la Banque, du Fonds mondial et d’autres donateurs, a permis à cette structure d’offrir désormais des traitements contre le SIDA.

 

M. Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale, visitera le centre prénatal de l’hôpital pour voir comment son personnel aborde les problèmes du SIDA avec les femmes et les encourage à faire le test. Comme partout ailleurs en Afrique, les enfants nés avec le VIH développent rapidement la maladie et meurent généralement entre un et deux ans. Mais, avec un traitement approprié, les femmes enceintes peuvent minimiser les risques de transmission de l’infection à leurs enfants.  

 

Une autre visite est prévue au centre nutritionnel de l’hôpital Saint Camille. Elle sera l’occasion pour le président de la Banque mondiale d’apprécier les efforts du personnel dans la prise en charge des enfants malnutris dont le nombre est en hausse par rapport à la décennie passée. En effet, plus d’un tiers des enfants souffrent de malnutrition. Ce centre permet de prendre toute la mesure de l’impact du VIH/SIDA chez les enfants. Ceux d’entre eux, qui ne prennent pas de poids après avoir été nourris, sont testés et généralement déclarés séropositifs.

 

En parlant de sa visite en Afrique, M. Wolfowitz avait insisté sur son désir d’y rencontrer les représentantes des groupes féminins. Il aura l’occasion non seulement de les rencontrer, mais discutera également avec des personnes vivant avec le VIH, à Saint Camille.

 

La Banque mondiale appuie les efforts de lutte contre le VIH/SIDA au Burkina Faso, à travers son Projet de lutte contre le désastre du VIH/SIDA, qui a été approuvé en 2001 pour un montant de 24 millions de dollars EU. C’était le deuxième projet approuvé dans le cadre du programme multi-pays de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. Il représente près du quart du coût de la stratégie nationale de lutte contre le SIDA.

 

Le programme multi-pays d’accélération des traitements antirétroviraux (TAP) a, à travers des partenariats avec le ministère de la santé et les associations locales de personnes vivant avec le VIH/SIDA, fourni au Burkina Faso 18 millions de dollars EU pour améliorer l’accès des communautés aux traitements antirétroviraux.

 

L’extension du laboratoire de l’hôpital Saint Camille est prévue dans le cadre du programme TAP et les plans sont déjà en cours. 

 

La Banque mondiale envisage également de s’engager dans un nouveau programme intégré de santé et de lutte contre le VIH/SIDA. En plus de la lutte contre le paludisme, ce programme devrait contribuer à améliorer la santé maternelle et infantile, la nutrition, la prévention du VIH et l’accès des populations aux soins et traitements contre le VIH/SIDA.

 




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