21 juin 2005 â Le PrĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, sâest dit convaincu de lâexistence dâune vĂ©ritable « attitude gagnante en Afrique » Ă lâissue de sa premiĂšre visite sur le contient africain.   | Le PrĂ©sident de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz et M. Nelson Mandela. M. Wolfowitz rend une visite de courtoisie Ă M. Nelson Mandela Ă son domicile Ă Johannesburg en Afrique du Sud
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 "Des paysans aux enseignants en passant par les responsables politiques, jâai vu des gens trĂšs talentueux prĂȘts Ă sâattaquer aux problĂšmes et aux dĂ©fis auxquels ils sont confrontĂ©s. La Banque mondiale fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider lâAfrique », a indiquĂ© M. Wolfowitz.  Le PrĂ©sident de la Banque mondiale sâest rendu vendredi en Afrique du Sud, derniĂšre Ă©tape de son pĂ©riple africain dâune semaine qui lâa dĂ©jĂ conduit au Nigeria, au Burkina Faso et au Rwanda. Le voyage de M. Wolfowitz sur le continent montre son engagement  à inscrire lâAfrique au rang de prioritĂ© pour la Banque mondiale. Cette visite est Ă©galement la preuve que, pour M. Wofowitz, lâAfrique est un continent de lâespoir .  La visite de M. Wolfowitz en Afrique du Sud a Ă©tĂ© marquĂ©e par un calendrier trĂšs chargĂ©, oĂč se sont succĂ©dĂ©es les rencontres avec les responsables politiques, les principaux acteurs du secteur privĂ©, les associations fĂ©minines, les dirigeants de la sociĂ©tĂ© civile et des membres éminents de la communautĂ© ainsi que le personnel de la Banque mondiale. Lâun des instants les plus marquants du premier voyage de M. Wolfowitz en Afrique du Sud a Ă©tĂ© la visite de courtoisie quâil a rendue Ă lâancien prĂ©sident sud-africain, M. Nelson Mandela, qui a jouĂ© un rĂŽle de premier plan dans les initiatives dâallĂ©gement de la dette et dâaide en faveur du continent, ainsi que dans la lutte contre le VIH/SIDA.  Les deux hommes se sont entretenus sur lâhistoire et lâavenir de lâAfrique, et sur lâorientation nĂ©cessaire pour aider les Africains à assurer un dĂ©veloppement Ă©conomique et social durable. M. Wolfowitz a qualifiĂ© M. Mandela dâhomme remarquable. « Ce qui frappe, ce nâest pas simplement sa sĂ©rĂ©nitĂ© intĂ©rieure mais surtout la clartĂ© de ses pensĂ©es et son franc-parler », a dĂ©clarĂ© M. Kevin Kellems, Conseiller principal de M. Wolfowitz.    | M. Wolfowitz et le PrĂ©sident Thabo Mbeki au cours d'une confĂ©rence de presse Ă la rĂ©sidence officielle des dignitaires Ă©trangers, Ă Pretoria en Afrique du Sud |
Le PrĂ©sident sud-africain, M. Thabo Mbeki sâest fĂ©licitĂ© de la visite de M. Wolfowitz, peu aprĂšs sa nomination Ă la tĂȘte de la Banque mondiale. Il a prĂ©cisĂ© que le PrĂ©sident de la Banque et lui-mĂȘme sâaccordent sur la nĂ©cessitĂ© de mettre lâaccent sur les enjeux pour le dĂ©veloppement en Afrique et sur ce quâil y a lieu de faire. Pour sa part, M. Wolfowitz a notĂ©, pour sâen fĂ©liciter, les efforts accomplis par M. Mbeki et dâautres dirigeants africains en vue dâĂ©liminer la corruption. Il a indiquĂ© que les nouveaux dirigeants africains doivent prendre leurs responsabilitĂ©s Ă ce sujet. Il a par ailleurs fait Ă©tat de lâengagement de la Banque Ă accroĂźtre son appui Ă lâensemble du continent, notamment dans le secteur du dĂ©veloppement des infrastructures, et Ă travailler davantage avec les pays africains « pour ĂȘtre une banque du savoir et une banque de lâapprentissage ». Le prĂ©sident de la Banque mondiale a en outre promis de prendre en compte les difficultĂ©s que rencontrent les pays Ă revenu moyen, tels que lâAfrique du Sud, dans leurs rapports avec la Banque.  Au cours des rencontres quâil a eues en Afrique du Sud, M. Wolfowitz a notamment pris la rĂ©solution dâĂ©couter, dâapprendre et de discuter des voies et moyens dâaccĂ©lĂ©rer la croissance Ă©conomique dans la  Afrique du Sud, aspect essentiel de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et des inĂ©galitĂ©s dans le pays et dans la rĂ©gion. Lors dâun petit dĂ©jeuner de travail, le Ministre sud-africain des finances, M. Trevor Manuel, et M. Wolfowitz ont insistĂ© sur le rĂŽle de la Banque en Afrique en gĂ©nĂ©ral et en Afrique du Sud en particulier, ainsi que sur la nĂ©cessitĂ© dâaccĂ©lĂ©rer la croissance Ă©conomique et la crĂ©ation dâemplois. La discussion a Ă©galement portĂ© sur le rapport de la Commission pour lâAfrique et sur le Nouveau partenariat pour le dĂ©veloppement de lâAfrique (NEPAD), dans la perspective du sommet du G8 prĂ©vu le mois prochain en Ăcosse, un sommet qui, entre autres questions, se penchera sur la rĂ©duction de la pauvretĂ© suite Ă lâengagement des ministres des finances des G8 Ă annuler un montant de 40 millions de dollars EU au titre de la dette de 18 pays.  M. Wolfowitz a eu lâoccasion de se rendre Ă Soweto oĂč il a visité Bethesda House, un centre pour bĂ©bĂ©s abandonnĂ©s et mĂšres sĂ©ropositives gĂ©rĂ© par lâArmĂ©e du Salut. Visiblement Ă©mu, le PrĂ©sident de la Banque mondiale a Ă©tĂ© informĂ© de lâĂ©volution, ces dix derniĂšres annĂ©es, de la prĂ©vention du VIH et de la prise en charge des enfants en Afrique du Sud. Il a rapidement fait le tour de Soweto pour comprendre son histoire, et se faire une idĂ©e de la vie dans ce quartier et des dĂ©fis en matiĂšre de prestation de service.      |  M. Wolfovitz visite un centre VIH/SIDA Ă Soweto rĂ©servĂ© aux bĂ©bĂ©s et aux enfants. |
M. Wolfowitz a par ailleurs rencontrĂ© des associations communautaires fĂ©minines, et a pu se rendre compte des dĂ©fis de taille auxquels elles font face dans la lutte contre la pandĂ©mie du SIDA, notamment en ce qui concerne les enfants orphelins, abandonnĂ©s ou vivant avec le VIH. Il a Ă©tĂ© profondĂ©ment touchĂ© par les rĂ©cits de ces femmes et dâautres personnes, dont les petits entrepreneurs qui tentent de gĂ©rer leurs propres sociĂ©tĂ©s. Le PrĂ©sident de la Banque mondiale a soulignĂ© combien il est important dâencourager la participation des femmes aux activitĂ©s Ă©conomiques et Ă la prise de dĂ©cisions pour faire progresser le dĂ©veloppement Ă©conomique Ă travers le continent. M. Wolfowitz a Ă©galement participĂ© Ă une table ronde avec les dirigeants du secteur privĂ© organisé à Johannesburg. Le secteur privĂ© sud-africain a Ă©tĂ© un catalyseur de la croissance sur le continent, de nombreuses sociĂ©tĂ©s Ă©tendent leurs activitĂ©s dans dâautres pays, et y recherchent des opportunitĂ©s dâinvestissement. La rencontre a mis lâaccent sur les dĂ©fis de la croissance et sur les interventions que le secteur privĂ© et la Banque pourraient mener pour accĂ©lĂ©rer la croissance en Afrique du Sud en particulier, et en Afrique en gĂ©nĂ©ral. Il a fait remarquer quâĂ lâinstar des dirigeants africains, il est dâavis que « lâAfrique va de lâavant ». |