Il est indispensable que les populations, qui amorcent un nouveau dĂ©part, soient associĂ©es Ă lâimportant processus de planification qui les concerne. La consultation et lâinclusion ont toujours Ă©tĂ© les principes directeurs de lâapproche de la Banque mondiale en terme de reconstruction depuis la catastophe du tsunami en dĂ©cembre dernier.  Ces six derniers mois, depuis la plus grande catastrophe naturelle de mĂ©moire dâhomme, la Banque mondiale a dĂ©gagĂ© plus de 835 millions de dollars EU en appui aux rĂ©gions dĂ©vastĂ©es par le tsunami de dĂ©cembre dernier.  Le PrĂ©sident de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz a relevĂ©, pour en souligner lâimportance, lâengagement de la Banque Ă travailler en coordination avec la communautĂ© internationale en vue dâassurer une gestion efficace et transparente des ressources.  «Les dĂ©fis Ă relever sont importants, notamment en ce qui concerne la coordination des efforts de reconstruction et la nĂ©cessitĂ© de garantir que les contributions annoncĂ©es parviennent effectivement aux personnes dans le besoin. Lâintervention de la Banque met lâaccent sur la nĂ©cessitĂ© dâassocier les communautĂ©s affectĂ©es Ă lâĂ©valuation des besoins et Ă la prĂ©paration des programmes de reconstruction », a prĂ©cisĂ© M. Wolfowitz.  La communautĂ© internationale, a-t-il dit, a fait un travail remarquable dans sa rĂ©ponse initiale Ă la catastrophe et dans la lutte contre la maladie et la faim pour empĂȘcher de nouvelles pertes de vies.  Le PrĂ©sident de la Banque mondiale a par ailleurs soulignĂ© que davantage dâefforts doivent ĂȘtre accomplis pour traduire le flux de gĂ©nĂ©rositĂ© en rĂ©sultats durables sur le plan humanitaire.  En IndonĂ©sie, les personnes recrutĂ©es dans le cadre du Programme de dĂ©veloppement du Kecamatan (un programme de dĂ©veloppement -appuyĂ© par la Banque- conduit par les communautĂ©s) interviennent dans prĂšs de la moitiĂ© des villages touchĂ©s par le tsunami dans la rĂ©gion dâAceh. Ces Ă©quipes aident les communautĂ©s locales Ă jouer un rĂŽle de premier plan dans la prise de dĂ©cisions relatives Ă la reconstruction des rĂ©gions dĂ©vastĂ©es par le tsunami. Le programme est dĂ©sormais Ă©tendu Ă lâensemble des villages dâAceh.  «Ces quatre derniĂšres annĂ©es, le Programme de dĂ©veloppement du Kecamatan a Ă©tĂ© la principale intervention ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© des financements des donateurs Ă Aceh », a indiquĂ© le Directeur des opĂ©rations pour lâIndonĂ©sie, M. Andrew Steer.  Dans le cadre des programmes en cours dâexĂ©cution, en lâoccurrence le Programme de dĂ©veloppement du Kecamatan et le Projet de pauvretĂ© urbaine quâelle appuie, la Banque mondiale est intervenue dans la formation au niveau local, notamment pour aider les paysans Ă dĂ©limiter les frontiĂšres terrestres et Ă identifier les futurs besoins en matiĂšre de reconstruction.  Le Vice PrĂ©sident de la Banque mondiale pour lâAsie de lâEst, M. Jemal-ud-din Kassum,  a pour sa part dĂ©clarĂ© que cette approche sera cruciale eu Ă©gard Ă lâaccĂ©lĂ©ration du processus de reconstruction dans les prochains mois. « Il est essentiel dâassocier les personnes affectĂ©es Ă la prise de dĂ©cision en ce qui concernela reconstruction », a prĂ©cisĂ© M. Kassum. « La participation active des habitants dâAceh et du Nord de Sumatra est Ă©galement indispensable pour sâassurer que les fonds sont utilisĂ©s Ă bon escient, quâils font lâobjet dâune gestion responsable et que les rĂ©sultats sont atteints, notamment lors de la mise Ă disposition des fonds aux communautĂ©s dĂšs le mois prochain ».  Cette dynamique fait suite Ă lâapprobation, le mois dernier par le Fonds fiduciaire multidonateurs en faveur dâAceh et du Nord de Sumatra, de quatre nouveaux projets, estimĂ©s Ă 250 millions de dollars EU, destinĂ©s Ă fournir des logements, des droits fonciers et des infrastructures communautaires aux personnes affectĂ©es par le sĂ©isme et le tsunami Ă Aceh et Nias.  Le Fonds fiduciaire multidonateurs de 500 millions de dollars EU pour Aceh et le Nord Sumatra, gĂ©rĂ© par la Banque, a Ă©tĂ© Ă©tabli par le Gouvernement indonĂ©sien, en conjonction avec dâautres bailleurs de fonds, pour la gestion des millions de dollars venant de contributions annoncĂ©es Ă travers le monde en faveur de lâIndonĂ©sie. Les fonds qui seront octroyĂ©s sous forme de dons dans le cadre de la rĂ©habilitation et de la reconstruction, proviennent de la Commission europĂ©enne, des Pays-Bas, de la Banque mondiale, de la NorvĂšge, du Danemark, de la SuĂšde, de la Banque asiatique de dĂ©veloppement, du Royaume Uni, du Canada, de la Nouvelle ZĂ©lande et de lâAllemagne. D;autres donateurs doivent se joindre Ă cette initiative.  Financement pour les familles et aide au logement au Sri Lanka  Le Sri Lanka a dĂ©jĂ bĂ©nĂ©ficiĂ© de 36,5 millions de dollars EU. Ces fonds ont principalement Ă©tĂ© utilisĂ©s pour lâaide au logement et lâoctroi de dons en espĂšces au profit des populations directement affectĂ©es par le tsunami.  Le Vice PrĂ©sident de la Banque mondiale pour lâAsie du Sud, M. Praful Pratel, a indiquĂ© que les Ă©conomies locales commencent Ă bĂ©nĂ©ficier des fonds et que lâaide au logement finance la reconstruction dâhabitations permanentes.  « Plus de  200 000 familles sri-lankaises ont reçu des dons en espĂšces ainsi que, pour nombre dâentre elles, des carnets bancaires », a prĂ©cisĂ© M. Patel. « Cela signifie que beaucoup de ceux qui ont tout perdu ont, aujourdâhui, Ă©galement acquis une nouvelle forme dâidentité ».  Les carnets bancaires, dĂ©livrĂ©s aux familles qui bĂ©nĂ©ficient dâune aide au logement ou de dons en espĂšces pour rĂ©tablir leurs moyens de subsistance, sâinscrivent dans lâeffort visant Ă garantir la transparence dans la gestion des fonds. Les dons font lâobjet dâun audit financier et des mesures sont prises pour sâassurer que les financements parviennent aux personnes rĂ©ellement affectĂ©es.  « Lâincroyable gĂ©nĂ©rositĂ© exprimĂ©e par la communautĂ© internationale renforce la nĂ©cessitĂ© de gĂ©rer ces fonds de maniĂšre plus transparente et Ă©quitable » a fait valoir M. Patel.  Dans lâensemble, la Banque mondiale a allouĂ© 150 millions de dollars EU au Sri Lanka, pays dans lequel, selon les estimations, environ 90 000 habitations ont Ă©tĂ© endommagĂ©es ou dĂ©truites par le tsunami.   Aide sur le terrain en Inde  En Inde, les fonds octroyĂ©s par la Banque mondiale dans le cadre dâun projet en cours dâexĂ©cution ont dĂ©jĂ permis aux pĂȘcheurs de lâĂtat dâAndhra Pradesh de rĂ©tablir leurs moyens dâexistence. à Tamil Nadu, lâappui financier de la Banque contribue Ă amĂ©liorer et Ă moderniser les services de base dans les centres dâaccueil temporaires, et des interventions sont dĂ©jĂ prĂ©vues pour aider les personnes affectĂ©es dans dâautres Ătats tels que ceux de  PondichĂ©ry et Kerala.  La Banque a allouĂ© au total 528,5 millions de dollars EU Ă lâInde Ă titre dâaide. La majoritĂ© des fonds ont servi Ă reconstruire les habitations, Ă restaurer les moyens de subsistance des populations ainsi quâĂ amĂ©liorer et remettre en Ă©tat les systĂšmes hydrauliques des villages dans lâĂtat de Karala.  Dons en espĂšces aux Maldives  Tirant les leçons du passĂ©, les fonds de la Banque permettent au Gouvernement des Maldives dâoctroyer des dons ponctuels en espĂšces aux familles sĂ©rieusement affectĂ©es afin de les aider Ă faire face aux dĂ©penses alimentaires et aux besoins mĂ©nagers.  Un programme de suivi fournit une modique somme mensuelle pendant une pĂ©riode limitĂ©e de dix mois aux personnes les plus vulnĂ©rables et les plus pauvres parmi les populations affectĂ©es. Lâappui de la Banque a par ailleurs permis de rĂ©tablir les moyens dâexistence grĂące Ă lâoctroi de dons qui ont servi Ă remplacer les bateaux de pĂȘche dĂ©truits et dâautres Ă©quipements.  La Banque a dĂ©gagĂ© une enveloppe de 14 millions de dollars EU en faveur des Maldives, sur une pĂ©riode de trois ans, dans le cadre du Projet de redressement et de reconstruction dâurgence aprĂšs le tsunami.  En ThaĂŻlande, la Banque gĂšre une sĂ©rie de dons octroyĂ©s par le Fonds japonais pour le dĂ©veloppement social (JSDF), visant Ă aider les organisations non gouvernementales Ă rebĂątir le tissu social et culturel et Ă rĂ©tablir un sentiment de bien-ĂȘtre, par lâappui aux groupes clĂ©s de la communautĂ© qui se battent pour restaurer leurs moyens de subsistance aprĂšs la catastrophe du 26 dĂ©cembre. Ces projets permettront Ă©galement aux communautĂ©s de mettre en place de meilleurs mĂ©canismes de gestion de lâenvironnement naturel.  Une tĂąche peu aisĂ©e  Si les fonds affluent dans les rĂ©gions affectĂ©es, les principales parties prenantes associĂ©es au processus de reconstruction ont nĂ©anmoins fait remarquer que la reconstruction est une tĂąche titanesque.  De lâavis du directeur des opĂ©rations pour lâIndonĂ©sie, âil sâagit certainement de la tĂąche la plus difficile Ă laquelle la plupart dâentre nous avons jamais collaborĂ© de toute notre carriĂšre professionnelle ».    |