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Le sommet du G-8 de Gleneagles et le développement

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• Afrique
• Changements climatiques 
• Allègement de la dette

Objectifs de développement pour le millénaire :
Pays et agences d'aide se sont mis d'accord sur la façon de réaliser les Objectifs de développement pour le millénaire au cours d'une conférence organisée par les Nations Unies à Monterrey en 2002 .  

Les pays riches ont accepté d'accroître leur aide, d'alléger la dette, et d'ouvrir leurs marchés.

Les pays en développement se sont engagés à utiliser les fonds de l'assistance de la façon la plus efficace possible, à renforcer leurs institutions publiques, et à lutter contre la corruption.

Mais les progrès réalisés sont restés décevants, et ce pour tous les objectifs.

Il reste à peine 10 ans pour réaliser les ODM, et la question de fond cette année est de savoir si les Objectifs de développement pour le millénaire peuvent encore se réaliser.

Depuis le début de l'année, plusieurs rapports ont abordé cette question. Malgré des différences dans les estimations, tous concourent pour souligner qu'il faut doubler l'aide aux pays en développement :

- Investir dans le développement  (a) par le projet du Millénaire des Nations Unies

- Pour une Afrique puissante et prospère par la Commission pour l'Afrique

- Dans une liberté plus grande par le Secrétaire Général de l'ONU

- Rapport mondial de suivi par la Banque mondiale et le FMI.

1er juillet 2005 --De nombreux rapports et réunions à très haute visibilité ont, cette année, sensibilisé la communauté internationale tout entière à l’importance et à l’urgence d’aborder un certain nombre de problèmes liés au développement, et de multiplier les efforts entrepris dans le monde entier pour réduire la pauvreté.

De son côté aussi, la société civile de tous les pays s’est mobilisée grâce à la campagne « Appel mondial contre la pauvreté » qu’ont lancée des organisations venant de tous les horizons.

Ces différents efforts de sensibilisation ne manqueront pas d’influencer les gouvernants des huit états  les plus puissants du monde qui se réunissent à Gleneagles, en Écosse pour leur sommet annuel

 

C’est d’ailleurs ce qu’indique M. Paul Wolfowitz, le président de la Banque mondiale pour qui le prochain sommet du G-8 pourrait bien marquer un tournant important dans l’aide au développement en faveur des pays les plus pauvres, et, en particulier, l’Afrique.

 

Le Sommet du G-8 : le développement est une priorité

 

Les défis africains en matière de développement, les changements climatiques et l’allègement de la dette en faveur des pays les plus pauvres du monde sont des thèmes prioritaires des discussions du G-8.

 

Les gouvernants réunis au sommet du G-8 se pencheront également sur les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de développement pour le millénaire, ces huit cibles que s’est fixée d’atteindre la communauté internationale pour diminuer de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015.

 

Ils feront un état des lieux des ressources disponibles et des nouveaux mécanismes destinés à faire sortir de la pauvreté des milliards de gens. Le mois dernier, les Ministres des finances du G-8 avaient proposé d’annuler les dettes des 18 pays les plus pauvres du monde envers leurs créanciers internationaux.

 

La communauté internationale du développement aura les yeux fixés sur ce qui ressortira de ces deux jours de discussions à Gleneagles, et jugera alors la valeur de l’engagement des pays riches à réaliser les ODM. Un sommet du millénaire, organisé par les Nations Unies en septembre, assurera le suivi des résultats obtenus à Gleneagles, et identifiera, sur cette base, les grandes orientations du développement pour l’avenir (http://www.un-ngls.org/MDG/unaction.htm).

 

Atteindre les Objectifs de développement pour le millénaire

 

Selon le Rapport de suivi mondial, publié par la Banque mondiale et le FMI, les progrès dans la réalisation des objectifs de développement sont lents. De plus, toutes les régions du monde ne progressent pas au même rythme.

 

L’Afrique inquiète : au rythme actuel, la plupart de ses pays n’atteindra pas leurs ODM. Pour les atteindre, il faut qu’ils doublent leurs taux annuels de croissance qui, en moyenne, doit être de 7% pour diminuer de moitié la pauvreté d’ici 2015.

 

Selon M. Zia Qureshi, auteur principal du Rapport de suivi mondial, « Ces chiffres sans âme des ODM cachent une réalité qui fait mal : des gens comme vous et moi pour qui le manque de progrès a des conséquences tragiques et très réelles. Chaque semaine, 200 000 enfants de moins de 5 ans meurent de maladie. Chaque semaine, 10 000 mères meurent en accouchant. Cette année, rien qu’en Afrique, 2 millions de personnes mourront du SIDA. Et à l’échelle de la planète, plus de 100 millions d’enfants dans les pays en développement ne vont pas à l’école. »

Mais malgré ces défis imposants, on constate l’existence d’une attitude gagnante en Afrique subsaharienne, comme l’a fait remarquer le président de la Banque mondiale, M. Wolfowitz, à l’issue de sa mission

Selon lui, « ceci pourrait être un de ces moments privilégiés de l’histoire, où l’Afrique pourra devenir le continent de l’espoir…Parmi toutes les personnes que j’y ai rencontrées, qu’il s’agisse de paysans, d’enseignants ou de chefs d’État, j’ai vu des gens de grand talent, prêts à prendre à bras le corps les problèmes, et à relever les défis qui les confrontent. Et la Banque mondiale fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider l’Afrique. »

Position de la Banque mondiale

 

La semaine dernière, à New York, au cours du Dialogue de haut niveau des Nations Unies sur le financement du développement, le Chef économiste de la Banque mondiale, M. François Bourguignon, a salué la proposition du G-8 d’annuler la dette des pays les plus pauvres, et l’accord visant à prendre intégralement en charge tous les coûts afférents à l’allègement de la dette.

 

Il a également souligné la nécessité de consacrer plus de ressources en faveur du développement, et a fait appel à la communauté internationale pour qu’elle augmente, de façon significative, le soutien financier qu’elle apporte aux pays, dont les stratégies détaillées et solides de développement sont actuellement en cours.

 

« De nombreux pays remplissent ces critères. Leurs besoins en matière  d’investissement dans l’infrastructure et le développement humain sont énormes, et ils affichent déjà des résultats solides, » a dit M. Bourguignon. Et il ajoute : « La Banque mondiale est déterminée à travailler aux côtés de la communauté internationale pour améliorer la qualité de l’aide, et pour assurer que les flux d’ADP répondent, comme il le faut, aux stratégies nationales, pour harmoniser les procédures de l’aide et pour rendre les flux d’aide plus stables et plus prévisibles. »

 

En plus de son appel en faveur d’un accroissement de l’aide, la Banque mondiale souligne l’importance des quatre principes qui doivent sous-tendre le développement :

 

·         Les pays doivent définir leurs propres stratégies de développement et piloter eux-mêmes leur exécution ;

·         Le secteur privé doit être le fer de lance de la croissance économique ;

·         Les pays bénéficiaires doivent améliorer la prestation des services sociaux essentiels, c'est-à-dire la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement ;

·         Tous les pays doivent s’entendre pour libérer les échanges économiques au niveau mondial.

 

 

(a) indique une page en anglais

 

 

 




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