Comme dans toute société, l'accès à l'information et la possibilité de communiquer sont essentiels à la participation de la population au développement économique.
Dans les cinq pays de l'Organisation des Etats de la Caraïbes de l'est (OECS), à savoir, la Dominique, les îles Grenades, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie et Saint-Vincent, l'existence d'un système téléphonique onéreux et peu fiable a freiné le développement, dans les années 80 et 90, lors de l'introduction de l'ère de l'information. Cable & Wireless, une multinationale britannique, bénéficiait de ce qui était en fait un monopole non réglementé des services de télécommunications de ces îles.
En 1998, avec l'appui de la Banque mondiale, les pays de l'OECS ont mis en place un office régional des télécommunications, qui a finalement négocié les conditions de la libéralisation du marché des télécommunications des Caraïbes de l'Est. Jusqu'à présent, le projet des télécommunications a permis une réduction de moitié des tarifs de téléphone et d'accès à l'Internet. Ces faibles taux se sont traduits par la création de nouvelles entreprises plus diversifiées dans ces petites économies et par la latitude, pour les pays membres de l'OECS, de connecter leurs entreprises à l'étranger grâce à un accroissement des communications par le biais de l'Internet, du Fax, du téléphone et de la téléconférence.
|