Avant les accords d'Oslo, signés en 1995 par l'organisation de libération de la Palestine et le gouvernement israélien, les services de l'assainissement et de l'eau dans la bande de Gaza étaient sinistrés. L'accès à une eau salubre était limité, et les fuites des canalisations vétustes signifiaient des pertes massives en eau que les palestiniens ne pouvaient tout simplement pas se permettre. En conséquence, l'eau était relativement rare et coûteuse. Dans une des zones les plus densément peuplées du monde, le besoin d'un approvisionnement sûr en eau devenait un sujet critique.
La Banque mondiale et d'autres donateurs ont, en collaboration avec l'Autorité palestinienne de l'eau, lancé le projet services de l'assainissement et de l'eau à Gaza. Le projet visait l'efficacité du système de distribution et l'amélioration de la qualité de l'approvisionnement en eau ainsi que le traitement des eaux usées.
« Si nos usines de traitement n'avaient pas été rénovées, nous n'aurions pas pu faire face aux besoins de nos résidents, et bientôt nos services de distribution l'eau auraient tout simplement fait faillite » explique Hazim Tarazi, directeur du département de l'eau et des eaux usées de l'Autorité palestinienne de l'eau. « Avec ce projet, nous avons posé les bases de l'efficacité dans les actions futures, avec des règles de transparence et de solides infrastructures pour l'une de nos plus précieuses ressources. »
L'autorité de l'eau, une agence récemment créée qui rassemble les seize municipalités de la Bande de Gaza, a démontré qu'elle est l'une des institutions nationales les plus efficaces, étant donné qu'elle prend pour fondement le dialogue entre le secteur privé, les fournisseurs et les résidents.
Fournir une eau sûre à plus de 1,2 million d'habitants exigeait de sérieuses réparations, qui ont rehaussé de 69 % les disponibilités en eau dès mai 2002. Plus de 1260 kilomètres de pipelines ont fait l'objet d'une étude et plus de 50 000 compteurs d'eau ont été remplacés ou réparés. Par ailleurs, environ 22 000 raccordements particuliers ont été remplacés. En 1996, seuls 50 % de la fourniture d'eau étaient traitées, mais actuellement 96 % des approvisionnements ne présentent aucun danger pour la consommation.
Majed Mahmoud, résident dans la Bande de Gaza déclare que durant les mois de grande chaleur en été, sa famille était toujours privée d'eau, en particulier ceux de ses membres qui vivaient dans les quartiers excentrés. « Mais au cours de ces quatre dernières années, nous avons vu une sérieuse augmentation des quantités d'eau disponibles pour les besoins de base de la famille».
|