Avec l'intensification de la crise est-asiatique en 1997, il est devenu de plus en plus évident que les secteurs sociaux, notamment l'éducation, allaient être les premiers à en payer les coûts financiers.
Pour maintenir les élèves, et en particulier ceux des familles pauvres, à l'école primaire et secondaire, la Banque mondiale a engagé, en juillet 1998, 282 millions de dollars EU pour aider à démarrer le programme « Rentrée des classes » indonésien, en complément d'autres appuis fournis par la Banque asiatique de développement et le Gouvernement des Pays-Bas.
Le programme est centré sur l'octroi de bourses d'études et de dons à 6,5 millions d'élèves pauvres au cours des 5 années du projet. La moitié de ces bourses d'études a été jusqu'ici octroyée à des filles. Près de 4 millions de bourses d'études ont été donnés à des enfants de ménages pauvres, et 132.000 écoles ont reçu des subventions globales de la part du programme. Le taux d'abandon parmi les boursiers n'a été que de 2% et la chute des taux d'inscription après la crise financière a été beaucoup plus faible que ce que l'on craignait au moment du lancement du programme.
|