Un partenariat au bénéfice des paysans au Pakistan

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Les conditions climatiques dans la province du Baloutchistan, la plus vaste et la moins développée du Pakistan, vont de sec à extrêmement aride. En majorité, les sols sont légers, pauvres en matières organiques, et prédisposés aux érosions. Néanmoins, l'agriculture, qui emploie 67 % de la main d'oeuvre, reste le pilier de l'économie du Baloutchistan, mais le manque d'eau est une contrainte majeure pour son développement.

La mise en œuvre du Projet d'agriculture et d'irrigation communautaire du Balochistan est la façon dont le gouvernement pakistanais a relevé les défis posés par cet environnement. Financé principalement par la Banque mondiale et le gouvernement des Pays bas, le projet devrait bénéficier à prés de 7000 familles, essentiellement pauvres, qui exploitent environ 2400 hectares d'une terre ingrate dans cette région du sud-ouest du Pakistan.

L'expérience de Pandran, un village isolé dans une zone aride située dans les collines, à 200 kilomètres de Quetta, la capitale du Baloutchistan, illustre bien le succès de ce projet. Avant son lancement, les paysans devaient creuser des canaux longeant et traversant un lit de rivière asséché pour irriguer leurs champs avec l'eau d'une source.

Beaucoup de pertes d'eau se produisaient le long du trajet, et des crues subites endommageaient les canaux. Aujourd'hui, les villageois prennent toujours leur eau à la même source, mais désormais elle est dirigée vers les parcelles cultivées par un système de rigoles en maçonnerie, traversant la rivière par des aqueducs. Un système de siphon et de canal surélevé fournit de l'eau à de nouvelles parcelles, et des boites de dérivation ont été installées pour allouer équitablement l'eau aux utilisateurs. De plus, une conduite d'eau alimentant 46 bornes fontaines a été construite pour alimenter le village en eau salubre. Dorénavant l'approvisionnement en eau est garanti pour environ 100 hectares et 79 familles.

Grâce à l'amélioration du système d'irrigation, les paysans de Pandram ont planté des vergers à vocation commerciale. L'approvisionnement en eau sous conduite a permis de réduire l'incidence des maladies hydriques. Les agriculteurs ont eux-mêmes réalisé 25 % de la construction des canaux, et un entrepreneur local a construit le reste. Le gouvernement a subventionné l'approvisionnement en eau sous conduite, tandis que l'organisation paysanne a contribué 17,5 % des coûts d'équipement du système d'irrigation. Le coût total du projet atteint à peine un montant équivalant à 385.000 de dollars EU.




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