Pour Ani, élève de 5ème année à Capan, une ville de la vallée arménienne, se rendre à l'école ces jours-ci est comme un jeu. Son nouveau livre contient de nombreuses images en couleur avec les informations les plus récentes. Son école offre une foule d'activités créatives telles que le théâtre, la danse et la musique. Ani apprend à se familiariser avec l'ordinateur et est connectée, grâce à l'Internet, à des élèves du monde entier.
En 1998 cependant, les salles de classe en Arménie disposaient de très peu de manuels scolaires, et ceux qui étaient disponibles étaient de vieux livres poussiéreux, vestiges de l'époque soviétique. La Banque mondiale, conjointement avec l'UNICEF et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a octroyé 15 millions de dollars au gouvernement dans le cadre du projet de réforme des mécanismes de financement et de gestion de l'éducation, qui couvre dorénavant tous les établissements scolaires jusqu'en 10ème année)
C'est ainsi que le projet a créé une fondation qui a permis de répartir le coût des manuels scolaires entre les écoles, le gouvernement et les parents d'élèves. Depuis lors, de nouveaux cours ont été introduits et les élèves peuvent désormais étudier l'histoire et la littérature arméniennes, l'éducation civique, les technologies de l'information et les arts.
Au démarrage du projet, le système éducatif arménien était sur le point de s'effondrer. La création de la fondation était la première étape de ce qu'on pourrait appeler la croisade de l'éducation, dont le but final est de conférer à toute une génération d'enfants le droit à un enseignement de qualité. Pour certains d'entre eux, comme Ani, la mise en œuvre de cette première étape a déjà changé leurs vies.
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