Jusqu'en 1991, les résultats de l'éducation des femmes Bangladeshi se classaient parmi les plus faibles du monde. Quatre-vings pour cent d'entre elles étaient analphabètes. Peu équipées et peu informées en matière de soins de santé, de planification familiale et de nutrition, elles se trouvaient prises au piège dans un cycle de la dépendance.
Le Projet d'assistance à l'école secondaire féminine a été créé au début des années 1990 par la Banque Mondiale et le Gouvernement du Bangladesh pour assurer une éducation aux filles en âge d'école, particulièrement celles des zones rurales. Le projet a fourni des mesures d'encouragement destinées à maintenir les filles à l'école, avec pour résultat une forte hausse du nombre de filles inscrites à l'école secondaire.
Les filles inscrites dans le programme, principalement celles venant de familles rurales, reçoivent une petite aide financière pour alléger la charge financière de leur éducation. Pour inciter les écoles à inscrire plus de filles, une contribution aux frais scolaires a été également fournie aux écoles qui avaient choisi de participer au programme.
Dans les zones ciblées par le projet, l'inscription des filles a plus que doublé, passant de 462.000 en 1994 à plus d'un million en 2001. Le pourcentage global des filles qui se sont mariées à un âge précoce dans les zones d'intervention du projet a diminué, passant de 19 % en 1992 à 14 % en 1995 pour les 13 à 15 ans, et de 72 % à 64 % pour les 16 à 19 ans.
Les avantages qui découlent de l'éducation des filles ont largement dépassé le simple élargissement des possibilités offertes à chacune d'entre elles. Il est aujourd'hui démontré que le relèvement du niveau d'éducation des filles atténue des problèmes tels les taux de natalité élevés, les mauvaises pratiques d'hygiène et le taux élevé de la mortalité infantile. Ce projet fournit un appui soutenu aux efforts très efficaces consentis par le gouvernement Bangladeshi pour permettre aux filles pauvres des zones rurales d'améliorer non seulement leurs propres conditions de vie, mais aussi celles du pays tout entier.
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