Le tremblement de terre qui s'est produit à Gujarât, en janvier 2001, a fait environ 13 800 morts et 167 000 blessés. Le séisme a démoli quelque 220 000 habitations, et endommagé près d'un million d'autres. Il a en outre perturbé les services de distribution d'eau et d'électricité, ainsi que les réseaux routiers, d'irrigation et de télécommunications. Des milliers d'écoles, d'hôpitaux, de bâtiments administratifs et de marchés se sont effondrés. Des familles, des sources de revenus et des réseaux sociaux ont été détruits.
« Rien ne nous préparait à la dévastation qui devait se produire », dit Fatima Behn, habitante du village de Dabhi, dans le district de Patan à Gujarât. « Cependant, en tant que mères, nous avons rapidement compris que nous devions maîtriser nos sentiments et faire face à la réalité, c'est-à-dire des enfants terrifiés qu'il fallait nourrir, et pas de maisons disponibles. L'une des premières choses que nous souhaitions était une école de fortune pour nos enfants. »
La Communauté internationale, la société civile indienne et la Banque mondiale ont réagi promptement. Les équipes de secours et de sauvetage, les denrées alimentaires, les tentes et les médicaments, les dons en nature et en espèces et les offres d'assistance à long terme pour la reconstruction ont afflué. Suite à cette collaboration, plus de 800 000 logements ont été réparés et reconstruits suivant des normes supérieures à celles appliquées auparavant. Environ 5 000 ingénieurs et 24 000 maçons ont été formés aux techniques de construction de maisons résistant aux séismes. Près de 1 400 salles de classes primaires ont été achevées par des organisations non gouvernementales et 1 000 autres sont en cours de construction. En outre, les travaux de réfection de 7000 bâtiments publics ont été menés à terme.
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