Lorsque le gouvernement ougandais a introduit une nouvelle politique d'enseignement primaire en 1996, les taux de scolarisation ont enregistré un bond de 70 % en une année, passant de 3,1 millions en 1996 à 5,1 millions en 1997. Cette augmentation spectaculaire du nombre d'élèves nécessitait un accroissement parallèle des effectifs d'enseignants ainsi que d'autres ressources.
Grâce au Crédit d'ajustement du secteur de l'éducation, la Banque mondiale et le gouvernement ougandais sont parvenus à relever ce défi. En moins de trois ans, le projet a permis d'élargir l'accès à l'éducation fondamentale et de réduire sensiblement les inégalités entre les pauvres et les plus nantis, et entre garçons et filles dans les écoles primaires.
Les enquêtes auprès des ménages réalisées en 1992 et 1999 ont révélé un accroissement de 50 à 84% des inscriptions d'élèves défavorisés, et une augmentation des taux de scolarisation de 82 à 85 % pour les élèves mieux nantis. Par ailleurs, parmi les élèves défavorisés âgés de 9 à 12 ans, le taux de scolarisation des filles a progressé de 59 à 89 %, et celui des garçons de 67 à 91 %.
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