Au milieu des années 90, la Tunisie a réussi à inscrire à l'école primaire la plupart des enfants du pays âgés de 6 ans. En dépit de cet effort, le système éducatif souffrait encore d'un taux élevé d'abandon scolaire et de redoublement. Dans le cadre d'un vaste programme de réforme, le gouvernement tunisien a sollicité l'appui de la Banque mondiale pour monter un projet « d'amélioration de l'apprentissage » soutenu par l'UNICEF.
Le financement de la Banque mondiale, de l'ordre de 99 millions de dollars a contribué au développement des programmes scolaires, à la production et à la distribution de manuels scolaires, et à l'introduction de nouveaux outils destinés à évaluer la performance des élèves. En outre, un vaste programme de formation des enseignants a été créé afin de doter ces derniers des connaissances nécessaires à l'intégration de nouvelles méthodes d'enseignement dans leurs programmes de cours quotidiens. Cette nouvelle méthodologie a pour objectif de permettre aux enfants d'acquérir les compétences de base dans diverses matières principales, et exige des enseignants de se consacrer aux besoins de chaque élève tout en étant responsable de ses progrès.
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