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Yémen: Atteindre même les étudiants les plus eloignés
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Le jeune Ahmad passait sa journée à mendier dans les rues de Sana'a, au Yémen. Cependant, depuis l'an dernier, il a trouvé un domicile sûr au Centre de protection de l'enfance (Safe childhood Center), un foyer qui abrite les enfants de la rue âgés de moins de 14 ans. Ahmad est désormais inscrit dans une école primaire et les responsables de l'école disent qu'il est devenu gai et plus sociable.
Le Centre est une des nombreuses organisations qui bénéficient du Fonds social de développement (SFD), une agence de développement yéménite créée en 1997, avec l'appui de la Banque mondiale, des bailleurs de fonds bilatéraux et du gouvernement du Yémen. Dans l'un des pays les plus pauvres du monde, le SFD vise à améliorer l'accès aux services de base tels que l'éducation et les soins de santé et à appuyer la création de revenus par le biais de la micro-finance et l'accès aux services d'épargne.
Avec plus de 50% de son budget consacré à l'éducation, le SFD enregistre des progrès en matière de prestations de services d'éducation de base même dans les parties les plus reculées du pays. Le taux d'inscription dans le primaire a progressé de 61 à 67% et le gouvernement entend réaliser l'objectif de scolarisation universelle d'ici à 2015. Il attache une grande importance à la scolarisation des filles, encore très faible et fort inférieure aux garçons. Au début, pour enregistrer des progrès, il a fallu agrandir les écoles. Le SFD a donc construit et réaménagé 8790 salles de classes.
La promotion de l'accès à l'eau potable et aux services de santé, constitue également un volet prioritaire du projet, qui représente 24% des financements du SFD : 518 projets hydrauliques fournissent, pour la première fois, de l'eau potable à 1,4 million de Yéménites. Axé principalement sur la participation des communautés locales à la gestion et à l'entretien des infrastructures sanitaires, et sur l'appui à la formation des personnels de santé, de nouveaux projets de soins de santé ont bénéficié à des centaines de milliers de Yéménites.
Outre les emplois créés par l'extension des services sociaux, le SFD offre de nouvelles opportunités grâce aux projets de micro-finance, qui, ces cinq dernières années ont consenti des prêts à plus de 17 000 emprunteurs. « Le projet utilise la micro-finance pour réduire les disparités entre les sexes » fait valoir Yasser El-Gammal, chef de l'équipe de projet de la Banque mondiale pour le SFD. « Dans tout le pays, on voit les femmes mettre à profit leurs compétences et se lancer dans les affaires grâce à l'accès aux services d'épargne et de prêts. » Le succès remporté par ce projet d'un montant de 90 millions de dollars EU a eu pour résultat la mise en oeuvre d'une seconde phase qui a porté les engagements à 175 millions de dollars EU pour 2001-2003. La Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds préparent actuellement une troisième phase estimée à 400 millions de dollars EU pour la période 2004-2009.
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