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M. Wolfowitz arrive à Islamabad, première étape d’une visite en Asie du Sud

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Wolfowitz arrival in Islamabad
Paul Wolfowitz  est accueilli par Salman Shah, 
conseiller du Premier ministre sur les questions
financières.
  Photographe: David Spiro
 
Islamabad, 14 août. Le président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, est arrivé aujourd'hui à Islamabad, première étape de sa première tournée en Asie du Sud en tant que président d’une institution mondiale de développement.

 

Bien que sa présence économique dans le monde soit de plus en plus visible, l’Asie du Sud continue d’abriter près d’un quart des populations pauvres du monde. Certes des progrès remarquables ont été accomplis dans différents domaines, mais les problèmes auxquels la région est confrontée restent de taille. Les grands thèmes de la visite de M. Wolfowitz seront probablement l’éducation, la promotion de la femme et l’infrastructure rurale.

 

ressources

Tout sur le voyage de Paul Wolfowitz en Asie du Sud.

Fin de la première visite de Paul Wolfowitz au Pakistan
Communiqué

La société civile du Pakistan dresse la liste de ses priorités
Article

La Banque mondiale soutiendra le Pakistan
Photos
 & article

Comment la vie a changé dans un village du Pakistan
Photos
 & article

Le Président de la Banque mondiale en visite au Pakistan
Communiqué de presse &  article
Déclaration de M. Wolfowitz à son arrivée au Pakistan
Photos 
&  diaporama

La Banque mondiale et le Pakistan
Page en anglais consacrée au Pakistan 
Fiche pays du Pakistan

Au cours de sa visite au Pakistan, en Inde et au Bangladesh, M. Wolfowitz rencontrera les chefs de gouvernement, les principaux ministres et cadres supérieurs de l’État, ainsi que des représentants du monde des affaires, des femmes et de la jeunesse pour apprécier sur place la façon dont la Banque mondiale peut au mieux aider ces pays à réaliser leurs objectifs de développement. Il doit d’ailleurs rencontrer aujourd'hui à Islamabad des représentants de la société civile.

 

Le président de la Banque mondiale visitera également des zones rurales, ce qui lui permettra de s’entretenir avec des communautés, en particulier des groupes de femmes, pour en savoir plus sur la façon dont ils ont fait pour échapper à la pauvreté dans la mesure où ils ont pu participer aux décisions qui les concernaient directement.

M. Wolfowitz a déclaré aux journalistes qui l’attendaient à l’aéroport : «  Il y a cinq ans, le Pakistan s’est engagé dans une réforme économique de grande envergure avec la discipline nécessaire, et avec les résultats dont nous sommes témoins aujourd'hui. Je me réjouis d’en savoir plus et de constater de visu que ces réformes commencent à porter leurs fruits, et à apporter des bénéfices tangibles aux habitants du Pakistan, en particulier aux plus pauvres d’entre eux, aux femmes et aux enfants.

  «  On m’a rapporté en particulier les progrès réalisés en matière d’éducation et l’espoir de voir de plus en plus de filles sur les bancs de l’école. »

Il a ajouté que ces premiers succès ne devaient pas faire oublier l’envergure des défis qui restent à relever.

 

  «Je suis venu ici pour m’assurer que la Banque mondiale vous offre le meilleur appui possible, et pour voir s’il y a des aspects de cet appui que nous pouvons encore améliorer.» 

 

Veuillez cliquer ici pour lire le texte complet de la déclaration de M. Wolfowitz lors de son arrivée au Pakistan.

 

Grâce à son programme de réforme, le Pakistan, un pays de 140 millions d’habitants, a su passer d’une situation macroéconomique en pleine détérioration à une situation caractérisée par des améliorations rapides dans de nombreux domaines.

 

En 2004/2005, par exemple, le PIB (Produit intérieur brut) du pays a affiché une croissance de 8 pour-cent. La dette publique, qui atteignait près de 90 pour-cent du PIB en 2000/2001, a pu être ramenée au niveau de 60 pour-cent.

 

 Wolfowitz meets with CSOs in Pakistan

Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, serre la main de Seema Aziz du groupe "Cooperation for Rehabilitation and Education". Le Président rencontre des membres de la société civile pakistanaise à  Islamabad.  Photographe: Qayyum Mir

Le Pakistan est le cinquième emprunteur de la Banque mondiale par ordre d’importance. Les interventions de la Banque en faveur du programme de réforme pakistanais ont pour objectifs principaux d’encourager la croissance grâce à l’amélioration de la compétitivité et de la gouvernance, et d’assurer que les populations pauvres et les groupes vulnérables comme les femmes aient accès aux services sociaux et qu’ils aient aussi l’occasion d’améliorer leurs conditions de vie.

 

Au cours de sa visite au Pakistan, M. Wolfowitz recevra un briefing complet sur les interventions de la Banque en faveur des réformes du système éducatif, qui ont particulièrement bien réussi au Punjab, la province la plus peuplée du pays. 

 

Aujourd'hui, à peine la moitié des 20 millions d’enfants pakistanais entre 5 et 9 ans vont à l’école. Le taux d’analphabétisme est élevé : près de la moitié des adultes ne savent ni lire ni écrire, et deux tiers des femmes pakistanaises sont analphabètes.

 

La Banque mondiale a approuvé plusieurs prêts (a) au Punjab pour un montant total de 300 millions de dollars EU en faveur du programme éducatif de la province.  Ces prêts ont permis de donner des manuels scolaires aux enfants, de financer des bourses d’études pour les filles, et de reconstruire de nombreuses écoles.

 

Les résultats ne se sont pas fait attendre. Un an après le lancement du programme :

-          La scolarisation au niveau du primaire augmentait de 13 pour-cent dans  les écoles publiques ;

-          La scolarisation des filles de la 6ème à la 8ème augmentait de 23 pour-cent dans les districts peu alphabétisés, où les filles avaient reçu des bourses d’études.

 

Ce programme a permis de mettre sur les bancs des écoles du Punjab un million d’enfants supplémentaires, comme l’a révélé une enquête récente auprès des ménages. Cette dernière montre également que les taux de scolarisation nets au primaire sont passés de 45 pour-cent en 2001 à 58 pour-cent en 2004/2005. 

 

L’appui au Fonds de réduction de la pauvreté, un des principaux instruments qu’utilise le pays pour réaliser sa promesse de briser le cycle de la pauvreté parmi les couches pauvres des villes et des campagnes, constitue également un domaine majeur des interventions de la Banque mondiale. Créé par le gouvernement pakistanais en 1997, et financé par 2 crédits de la Banque mondiale d’un montant total de 330 millions de dollars EU, le projet a bénéficié à 40 000 communautés grâce à des projets de micro-crédit et de petite infrastructure conduits par les communautés elles-mêmes.

 

Les prêts de la Banque mondiale au Pakistan s'élèvent à 950 millions de dolars EU pour l'année fiscale 2005.

Ce projet, qui en est aujourd'hui à sa seconde phase, a réussi à aider des millions de ménages pauvres :

-          Plus de 600 000 micro-crédits ont été octroyés (dont près de la moitié à des femmes). Au cours de la moitié de l’exercice fiscal 2005, les femmes constituaient d’ailleurs 54 pour-cent des emprunteurs.

-          Plus de 8 000 projets d’infrastructure communautaire, dans des secteurs comme l’approvisionnement en eau, l’assainissement, les canaux d’irrigation et les routes rurales, ont été financés (dont 5 500 sont déjà terminés). À ce jour, les communautés elles-mêmes ont pris en charge l’entretien des projets terminés ;

-          Plus de 100 000 personnes ont reçu une formation ; 90 000 (avec 50% de femmes) appartiennent à des communautés.

 

Selon un sondage Gallup au Pakistan, les familles qui ont pris des micro-crédits en ont réellement bénéficié. En moyenne, le prêt a permis aux familles d’améliorer leur revenu, d’accroître les actifs dont elles disposaient pour faire des affaires ou pour leurs besoins personnels, d’améliorer leur logement et de rehausser leur statut social, en particulier chez les femmes.

 

 




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