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Comment la vie a changé dans un village du Pakistan

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Students Islamabad
Paul Wolfowitz marche avec des étudiants et des villageois de Dhok Tabarak. Photographe: Qayyum Mir

Islamabad, le 15 août 2005 -

Le deuxième jour de sa visite, le Président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, a rencontré des communautés pauvres. Ces derniers lui ont expliqué combien la qualité de leur vie avait changé à partir du moment où ils ont pu participer aux décisions qui les concernaient et où les femmes ont retrouvé le rôle important qui est le leur.

 

Cette histoire riche d’enseignement en matière  de développement lui a été racontée par les personnes les mieux placées pour le faire : les femmes et les hommes qui l’avaient vécue.

 

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Au cours d’une matinée très chaleureuse avec les habitants de Dhok Tabarak, un village de la province du Punjab, M. Wolfowitz a appris comment un ex-soldat, M. Malik Mubarak Ali, une ménagère, Mme Rehana Kausar,  et quelques autres ont uni leurs forces en 2001 pour former un groupe communautaire dans ce petit hameau qui était alors boueux, mal desservi et loin de tout.

 

Aujourd'hui, l’aspect du village a complètement changé. Chaque maison est raccordée à l’eau et à l’égout. Les routes et les pistes sont revêtues. L’école est opérationnelle. Et il y a moins de paludisme et de diarrhées.

 

Le micro crédit a suivi de près le développement de l’infrastructure. Les résidents ont pris des micro-crédits pour prendre avantage des opportunités d’affaires. Ils ont aussi pris l’habitude d’épargner et ont appris à gérer leur budget et à faire des comptes. Le village compte aujourd'hui trois groupes communautaires, deux destinés aux femmes et un aux hommes. Le résultat de ces divers développements est que les revenus sont en hausse et que la terre a aujourd'hui plus de valeur.

 

« Nous étions parfaitement conscients de nos problèmes : pas d’eau, des pistes boueuses et des mares infestées de moustiques » nous dit Mubarak Ali.

« Mais nous n’avions aucune solution. Les choses ont changé lorsque nous avons contacté le National Rural Support Programme, (NRSP) (programme national d’appui au monde rural). Ce programme, qui est un partenaire du Pakistan Poverty Alleviation Fund, (PPAF) (a), un fonds national de réduction de la pauvreté financé par la Banque mondiale, nous a donné la motivation nécessaire pour former un groupe communautaire. »    

 

À maintes reprises, les habitants ont souligné l’importance de former un groupe communautaire et d’impliquer les femmes.

 

Comme l’explique Rehana, « une fois que nous nous sommes mis ensemble en tant que communauté, nos esprits se sont ouverts. Nous avons appris ce qui se passait `dans le reste du monde. Et, ce qui est essentiel, les femmes aussi ont été impliquées. »

Essay Winner Islamabad
Paul Wolfowitz discute avec Asnia Asim, laureate du concours 2005 international d'essais de la Banque mondiale.

M.Wolfowitz a particulièrement aimé l’analogie de la voiture qu’a utilisée Mme Rehana : « Les hommes et les femmes sont comme les deux roues d’un véhicule. Si l’une va plus vite que l’autre, le véhicule ne fonctionne pas. » En fait, Mme Rehana voulait expliquer que les femmes étaient souvent les mieux placées pour savoir ce qui se passe dans le village et dans les familles.

 

Elle a d’ailleurs utilisé la même analogie pour répondre à une question de M.Wolfowitz sur la façon dont le PPAF financé par la Banque mondiale avait aidé la communauté. « Ses fonds sont comme l’essence qui permet de faire bouger la voiture » a-t-elle dit.

 

Les villageois ont expliqué que le PPAF et son partenaire, le NRSP, « nous ont fait bouger et nous ont donné la motivation nécessaire, nous ont montré le chemin à suivre, nous ont fourni les fonds et nous ont appris à épargner et à faire un budget.»

Une autre femme. Mme Asiba, a ajouté : « nous avons appris comment utiliser nos propres ressources pour trouver des solutions à nos problèmes. »

 

Un groupe de jeunes urbains a également contribué à mettre beaucoup de vie dans cette visite. Grâce à la Banque, il avait pu se rendre dans le village plus tôt dans la matinée, et apprécier directement sur le terrain ce que signifie le développement en marche dans leur pays. Ils en ont aussi profité pour faire part de leurs impressions à M.Wolfowitz.

 

« Il est merveilleux de voir comment ces gens ont pu se regrouper et changer leurs vies, » a dit M. Wolfowitz. « C’est un modèle à reproduire. »

 

Le PPAF est le premier bénéficiaire par ordre d’importance des financements de l’Association internationale pour le développement (IDA) au Pakistan. Cette filiale du Groupe de la Banque mondiale octroie des dons destinés à l’infrastructure, des micro-crédits et des services en matière  de développement des capacités aux organisations non gouvernementales (ONG) et aux organismes du secteur privé qui aide les populations pauvres. Ce Fonds travaille à l’heure actuelle avec 40 000 organisations communautaires réparties dans l’ensemble du pays. Ses décaissements ont atteint plus de 180 millions de dollars EU.

 

 

 




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