Fiche pays de l'Inde

L'Inde a considérablement amélioré le bien-être de sa population au cours de ces dernières années. Ce pays a fait des progrès constants en matière de réduction de la pauvreté, grâce à une croissance rapide au cours de la décennie écoulée. Des progrès notables ont également été enregistrés au niveau des principaux indicateurs sociaux, notamment l'alphabétisation et la scolarisation (encadré 1). Actuellement, 108 millions d'enfants sont inscrits à l'école primaire en Inde, ce qui classe son système éducatif au second rang mondial, en terme d'importance, après la Chine.

 

L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.

 

Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.

 

La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.

 

 

 
AMÉLIORATIONS DES INDICATEURS SOCIAUX
  • La pauvreté a connu une baisse rapide dans les années 90 - de plus de 50 % au début des années 50 à plus de 25 %.
  • Espérance de vie moyenne à la naissance - de 49 à 63 ans.
  • Indice de fécondité - de 6 enfants par femme dans les années 60, à 3.
  • Taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans - de 123 pour 1000 en 1990 à 87 en 2003.
  • Le taux de scolarisation au niveau primaire - de 68 % en 1992-93 à 82 % à la fin de la décennie. L'écart entre le taux de scolarisation des filles et des garçons s'est également réduit.
  • Taux de scolarisation au niveau secondaire - de 44 % en 1990-91 à 50 % en 2002-03.
  • Taux d'alphabétisation des hommes - de 62 % en 1990 à 68 % en 2002.
  • Taux d'alphabétisation des femmes - de 36 à 45 % au cours de la même période.

Du fait des prix élevés du pétrole et des importations accrues de produits non pétroliers, le déficit commercial a augmenté. La vulnérabilité de l'Inde à une crise extérieure demeure cependant limitée compte tenu de ses importantes réserves qui s'élèvent actuellement à 140 milliards $ EU et de son faible niveau d'endettement extérieur.

L'Inde a connu une croissance économique soutenue, grâce à un large éventail de réformes mises en œuvre au cours de la dernière décennie. Une classe moyenne dynamique dotée d'un pouvoir d'achat a vu le jour, et une nouvelle génération d'industriels et d'entrepreneurs se sont lancés dans la compétition au niveau mondial. Avec un produit intérieur brut (PIB) de 692 milliards $ EU en termes nominaux, en 2004, l'Inde est actuellement la dixième économie mondiale.

 

Le PIB réel a augmenté de 6,9 % en 2004-05 contre 8,5 % un an auparavant. Cette baisse était essentiellement le résultat d'une croissance agricole plus faible due à des précipitations moins abondantes pendant la mousson. Les perspectives relatives à la croissance du PIB réel de l'Inde, pour la période 2005-06, semblent encourageantes - environ 6,5 à 7 %. A ce jour, rien n'indique que la hausse des prix du pétrole va affecter la croissance économique.

 

La position des paiements extérieurs de l'Inde s'est considérablement améliorée. Les exportations ont augmenté, particulièrement les exportations des services qui ont augmenté de 105 % en 2004-05. La croissance dans le secteur des services a en grande partie été alimentée par le boom des technologies de l'information, domaine dans lequel l'Inde devient un leader mondial.

 

Du fait des prix élevés du pétrole et des importations accrues de produits non pétroliers, le déficit commercial a augmenté. La vulnérabilité de l'Inde à une crise extérieure demeure cependant limitée compte tenu de ses importantes réserves qui s'élèvent actuellement à 140 milliards $ EU et de son faible niveau d'endettement extérieur.

 

Le déficit budgétaire de l'Inde reste encore élevé en dépit de sa bonne croissance économique. Un certain nombre de réformes sont actuellement en cours au niveau de l'état, notamment l'introduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des restrictions sur les recrutements dans la fonction publique, le vote d'une loi sur la responsabilité fiscale et la modification des politiques relatives aux tarifications des usagers des services. La douzième commission des finances (Finance Commission) a mis en place des mesures incitatives en faveur des états relativement à l'allègement et à la restructuration de la dette. Toutefois, ces aspects constitueront toujours un frein pour la croissance économique du pays, à moins qu'une réponse ne soit apportée aux déficits budgétaires importants, aux lois rigides en matière d'emploi et au faible système réglementaire.

 

Même si les résultats enregistrés dans les domaines sociaux et économiques de l'Inde sont impressionnants, un quart de sa population vit toujours sous le seuil de pauvreté. Des indicateurs de santé importants, tels que les taux de santé maternelle et de mortalité des enfants de moins de cinq ans, n’ont affiché qu’une amélioration très modeste ; des progrès minimes ont été enregistrés dans la lutte contre la malnutrition.

 

Il subsiste d'importantes disparités dans le pays. Un fossé de plus en plus grand se creuse entre les états plus riches et ceux plus pauvres. Près de la moitié des pauvres en Inde - soit environ 133 millions - sont concentrés dans les états de Uttar Pradesh, Bihar et Madhya Pradesh, dont certains des indicateurs sociaux sont les plus préoccupants. Les inégalités entre les zones rurales et urbaines sont particulièrement marquées; la pauvreté se concentre dans les zones rurales où vivent les trois-quarts des pauvres de l'Inde.

 

Les élections de 2004 ont signalé un changement d'orientation du gouvernement vers les pauvres du monde rural. Tout en poursuivant les réformes, le programme d'action du gouvernement de coalition, intitulé "Common Minimum Program", vise à faire en sorte que les réformes profitent aux couches les plus défavorisées de la société, notamment dans les zones rurales (encadré 2). Ce programme donne la priorité aux Objectifs de développement pour le   millénaire (ODM), à savoir: réduire de moitié la proportion de la population vivant en deçà du seuil de pauvreté et atteindre l'éducation primaire universelle.

 

LES DÉFIS ACTUELS

 

Réduire la pauvreté demeure le plus grand défi pour l'Inde. Selon les statistiques officielles, il y a toujours en Inde 260 à 290 millions de pauvres. Ces chiffres atteignent 390 millions environ, si l'on mesure la pauvreté en fonction de la norme internationale qui prend en compte les personnes vivant avec moins de 1 $ EU par jour.

 

Le développement rural est important pour accroître les revenus des pauvres . Avec approximativement un million de travailleurs qui quittent l'agriculture chaque année, la création d'emplois non agricoles est très importante.

 

Une amélioration très importante des infrastructures et du climat des investissements est nécessaire pour soutenir la croissance actuelle du pays . De sérieux goulots d'étranglement, notamment en ce qui concerne les services d'approvisionnement en électricité et en eau et les transports, continuent à freiner la compétitivité économique du pays.

 

Tous les citoyens de l'Inde doivent bénéficier des services de base, tels que de meilleurs services sanitaires et éducatifs . Il faudra procéder à des changements importants pour fournir effectivement ces services, en particulier aux couches vulnérables de la population.

 

Le VIH/SIDA pourrait freiner considérablement les récents progrès que l'Inde a accomplis . Cette maladie se propage rapidement avec des facteurs de risque qui font courir au pays le danger d'une épidémie grandissante. Même si l'on considère que le taux d'infection actuel de la population adulte est de moins de 1 %, ce taux pourrait rapidement dépasser celui des autres pays du monde du fait de la forte démographie de l'Inde.

 

Il convient de garantir la pérennité de l'environnement . Les points d'eau en diminution, la pollution accrue et les changements climatiques mondiaux sont des défis stratégiques qui nécessitent une vision à long terme.

 

LE SOUTIEN DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE À L'INDE

 

La Banque Mondiale et l'Inde collaborent en vue de réduire la pauvreté, d'améliorer le niveau de vie de ses habitants, et de se rapprocher un peu plus de la réalisation des OMD. Pour atteindre ces objectifs, le Groupe de la Banque met en exergue les aspects suivants: l'investissement dans les populations et l'affranchissement des communautés, l'amélioration de l'efficacité du gouvernement, et la promotion de la croissance basée sur le secteur privé.

 

Plan d'action – 2005-08. La stratégie par pays du Groupe de la Banque Mondiale concernant l'Inde est vraiment conforme à la stratégie de réduction de la pauvreté du gouvernement, contenue dans le Dixième plan quinquennal 2002/03-2006/07 du pays.

 

La stratégie de la Banque est régie par trois principes directeurs. Elle vise essentiellement à aider l'Inde à atteindre ses objectifs de développement et à orienter les ressources limitées de la Banque vers les secteurs qui en ont besoin et où elles peuvent être les plus efficaces. Cette stratégie met de plus en plus l'accent vers la fourniture de conseils pratiques aux décideurs relativement aux principaux problèmes de développement du pays, en partageant les pratiques recommandées et l'expérience acquise à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

 

La Banque prévoit d'augmenter de façon substantielle le volume des prêts accordés à l'Inde, pour qu'ils passent à environ 3 milliards $ EU par an - c'est-à-dire à peu près le double de la moyenne actuelle, au niveau aussi bien central que des états. La priorité sera accordée aux infrastructures, au développement social (en particulier l'éducation et la santé) et aux moyens d'existence en milieu rural.

 

Un important changement dans la nouvelle stratégie est le recours à une nouvelle approche pour financer les programmes nationaux essentiels à la réalisation des ODM, comme par exemple le crédit en cours de 500 millions $ EU octroyés par la Banque pour financer le Programme d'enseignement de base (Elementary Education Program) de l'Inde. Le programme est co-financé par d'autres partenaires au développement conformément à des accords communs. Des opérations similaires sont en cours de préparation et concernent les domaines suivants: les programmes de santé au niveau national et des états, le développement urbain et les pistes rurales.

 

Depuis 1997, le soutien de la Banque Mondiale s'est focalisé sur la réforme des états de l'Inde qui jouaient un rôle de premier plan en matière de changement. Toutefois, la nouvelle stratégie vise à accroître le soutien de la Banque Mondiale. Les prêts devront être basés sur "des principes d'engagement" propres à chaque secteur clé, en s'efforçant particulièrement d'aider les états les plus pauvres et les plus faibles à remplir les conditions pour bénéficier d'un appui. Il convient de proposer un dialogue portant essentiellement sur les réformes en matière de fiscalité et de gouvernance, en collaboration avec d'autres partenaires (BAD, DFID), au douze plus grands états où vivent 90 % des pauvres de l'Inde, quels que soient les progrès réalisés dans la mise en œuvre des réformes. Ces états sont: Andhra Pradesh, Assam, Bihar, Jharkhand, Karnataka, Madhya Pradesh, Maharashtra, Orissa, Rajasthan, Tamil Nadu, Uttar Pradesh et le Bengale occidental. Au-delà du dialogue de base sur les réformes, le renforcement des capacités se concentrera sur les quatre états les plus pauvres et les plus vastes - Bihar, Uttar Pradesh, Orissa et Jharkhand, pour leur permettre d'utiliser les fonds du gouvernement de manière plus efficace.

 

La Banque apportera une assistance accrue à l'Inde pour faire face aux principaux défis à travers des analyses sur les questions de développement clés. Elle veillera également à ce que la qualité du portefeuille de performance du pays soit la plus élevée possible en ce qui concerne la réalisation des objectifs.

 

En outre, la Société Financière Internationale, organe de la Banque chargé du secteur privé, prévoit d'accroître ses prêts notamment pour le financement d'infrastructures et le soutien à l'expansion et à la globalisation des entreprises indiennes.

 

LES PRÊTS EN COURS

 

L'Inde est devenue membre de la Banque Mondiale en 1944 et en est l'un des plus anciens. Conformément à la stratégie de la Banque, les prêts accordés à ce pays ont atteint 2,9 milliards $ EU au cours de l'exercice budgétaire 2005 - soit plus du double de 1,4 milliard de dollars EU prêté au cours de l'exercice précédent, ce qui fait de l'Inde le plus gros bénéficiaire au monde de l'assistance de la Banque.

 

Sur ce montant total, l'Inde a reçu des crédits de l'IDA s'élevant à 1,1 milliard $ EU, le plus gros crédit du monde, et des prêts de la BIRD s'élevant à 1,8 milliard $ EU, le quatrième plus gros prêt au monde. Les financements de la SFI ont également atteint plus de 400 millions $ EU au cours de cette même période.

 

En fin juillet 2005, la Banque possédait 64 projets opérationnels avec un engagement net d'environ 13 milliards $ EU, dont 6 milliards $ EU provenaient de l'IDA, 5,7 milliards $ EU de la BIRD et 0,1 milliard $ EU dans le cadre du FEM/Protocole Montréal.

 

Le renforcement du soutien de la Banque en Inde reflète la croissance rapide de l'économie indienne grâce à l'affectation d'une grande partie des nouveaux prêts aux projets d'infrastructure et de développement humain si nécessaires à ce pays.

 

LES SERVICES D'ANALYSE ET DE CONSEIL

 

Les rapports ci-après font partie des principaux travaux d'analyse devant être publiés pendant l'exercice budgétaire en cours:

  • L'économie de l'eau en Inde: se préparer à un futur tumultueux (India’s Water Economy: Bracing for a Turbulent Future)
  • Offrir des possibilités aux populations dépendant de la forêt (Unlocking Opportunities for Forest Dependent People)
  • La prestation de service en Inde (Service Delivery in India)
  • L'impact économique du VIH/SIDA en Inde (Economic Impact of HIV/AIDS in India)
  • Les changements climatiques (Climate Change)
  • Les questions d'incapacité physique en Inde (Disability Issues in India)
  • L'étude relative au travail et à l'emploi (Labor and Employment Study)
  • L'examen de la politique de développement (Development Policy Review)

 

Mise à jour: juillet 2005




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