 
De gauche à droite: M. Mark Lyall Grant du British High Commission, M. Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, M. Abid Hasan de la Banque mondiale, et M. Christoph Sander de l’ambassade d’Allemagne au cours d’une réunion des bailleurs de fonds à Islamabad, ce mardi. |
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Islamabad, le 16 août 2005 - Les réunions très intenses et productives que le président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, a eu avec les plus hautes autorités du Pakistan ce mardi, au troisième jour de sa visite dans ce pays, ont permis de dégager plusieurs domaines prioritaires en matière de développement. La Banque mondiale est particulièrement bien outillée pour offrir son aide dans ces domaines. Les principaux thèmes qui ont émergé au cours des discussions avec le Président Pervez Musharraf, le Premier ministre Shaukat Aziz, les principaux ministres et hauts fonctionnaires, ainsi que des représentants du monde parlementaire et de la communauté internationale, ont trait à la nécessité pour le Pakistan de : - Se maintenir sur une trajectoire de croissance solide, similaire à celle de l’année passée, et assurer que les bénéfices de cette croissance soient répartis avec toute l’équité voulue ;
- Mieux gérer ses ressources en eau ;
- Améliorer ses résultats en matière d’éducation, de santé et de promotion de l’équilibre entre hommes et femmes ;
- Investir dans l’infrastructure et mieux la gérer, en commençant immédiatement par la construction d’un corridor de transport entre Lahore et Karachi.
En promettant un engagement solide de la part de la Banque à aider le Pakistan, M. Wolfowitz a dit : Nous avons ici 150 millions de raisons, autant qu’il y a d’habitants dans votre pays, de vouloir voir le Pakistan se développer. » « Le Pakistan est un pays important dans une région importante, et il faut qu’il puisse réaliser tout son potentiel, » a-t-il ajouté. Un déjeuner de près de deux heures a réuni messieurs Wolfowitz et Musharraf, au cours duquel le Président du Pakistan a décrit de façon détaillée les problèmes de développement immédiats de son pays. Le président Musharraf a aussi indiqué combien il appréciait la qualité de l’assistance de la Banque mondiale et le partenariat que celle-ci avait forgé avec le Pakistan. Il l’a également félicitée pour la façon dont elle avait su répondre aux besoins de son pays. M. Wolfowitz a pris note des réformes importantes adoptées par le Paksitan ces dernières années, et des mesures correctives que le pays avait pris pour assainir sa situation financière. Il s’est également félicité des progrès réalisés par le pays dans le domaine économique. « Nous sommes donc à un moment particulièrement propice pour aborder les problèmes de fonds du développement du pays » a-t-il dit. En repensant aux trois jours qu’il venait de passer à Islamabad, M.Wolfowitz a expliqué que son objectif en venant au Pakistan était de faire la connaissance des plus hautes autorités du pays, de mieux appréhender le contexte et la problématique de son développement, de rencontrer des pakistanais et d’apprendre d’eux la vision qu’ils ont du développement, et de se familiariser avec les interventions de la Banque dans le pays. « J’ai appris beaucoup au cours de cette courte visite. Le défi que doit relever la Banque mondiale est d’aider le Pakistan à créer des conditions qui permettront à ses habitants de bâtir un meilleur avenir pour leurs enfants. » Ce mercredi, M.Wolfowitz se rendra à Lahore, la capitale de la province du Punjab, avant de s’envoler pour l’Inde, la seconde étape de sa tournée en Asie du Sud. |