| Hyderabad, le 17 aoĂ»t â M. Paul Wolfowitz est arrivĂ© ce soir en Inde. Il sâagit de sa premiĂšre visite dans ce pays en tant que PrĂ©sident de la Banque mondiale.   Le premier jour de la visite de M. Wolfowitz sera consacrĂ© Ă des rencontres avec des groupes de femmes et des organisations communautaires dans les campagnes des alentours dâHyderabad. M. Wolfowitz se rendra ensuite Ă New Delhi, oĂč il aura des entretiens avec le Premier ministre, le Ministre des finances, et dâautres cadres supĂ©rieurs. Il effectuera Ă©galement une visite de courtoisie au PrĂ©sident indien.  à son arrivĂ©e, M. Wolfowitz a dĂ©claré : « LâInde occupe une place de plus en plus importante sur la scĂšne mondiale, et son influence se fait sentir partout dans le monde de façon novatrice et stimulante. Je suis ici pour tirer les enseignements de votre modĂšle de dĂ©veloppement et de rĂ©forme dans un environnement dĂ©mocratique. »  « Je me rĂ©jouis dâavance des discussions que jâaurai avec le gouvernement sur la façon dont la Banque mondiale peut au mieux appuyer les efforts dĂ©ployĂ©s par lâInde pour rĂ©aliser ses objectifs de dĂ©veloppement, » a dĂ©clarĂ© M. Wolfowitz.  « La majoritĂ© des indiens habitent toujours dans des zones rurales, et je sais que ce gouvernement a, avec raison, fait de lâinfrastructure rurale sa prioritĂ©. La Banque mondiale est dĂ©terminĂ©e Ă apporter son aide Ă un moment oĂč vous comptez multiplier vos efforts pour atteindre ces millions de gens qui demandent un accĂšs meilleur aux services dans les zones rurales. » LâInde est le premier emprunteur de la Banque mondiale, avec un programme de prĂȘts de 2,9 milliards de dollars EU au cours de lâexercice fiscal qui sâest terminĂ© en juin 2005, soit plus du double des 1,4 milliards de dollars EU du programme de lâannĂ©e prĂ©cĂ©dente.  Les prioritĂ©s de lâassistance de la Banque sont la modernisation de lâinfrastructure, lâamĂ©lioration de lâaccĂšs aux services sociaux, en particulier dans les secteurs santĂ© et Ă©ducation, et le dĂ©veloppement des moyens dâexistence en milieu rural.  Le gouvernement indien a rĂ©cemment rendu public un programme de construction dâinfrastructures rurales Ă lâhorizon 2009. Ce programme envisage dâaugmenter les surfaces irriguĂ©es, dâassurer une desserte routiĂšre Ă tous les villages, de les approvisionner en eau, et de les raccorder Ă lâĂ©lectricitĂ© et au tĂ©lĂ©phone. Il a Ă©galement pour ambition de construire six millions de logements supplĂ©mentaires pour les populations pauvres en milieu rural.  Lâappui aux organisations fĂ©minines donne des rĂ©sultats  à son arrivĂ©e, M. Wolfowitz a soulignĂ© lâimportance quâil accorde Ă la rencontre prĂ©vue avec quelques-unes des praticiennes du dĂ©veloppement appartenant Ă des groupes de femmes de lâAndhra Pradesh. Ces femmes ont en effet dĂ©montrĂ© quâon pouvait saisir des opportunitĂ©s, mĂȘme petites, et les utiliser pour amĂ©liorer de façon remarquable leurs conditions de vie, et celles de leurs familles.  « On mâa Ă©galement parlĂ© des amĂ©liorations rĂ©alisĂ©es en termes dâĂ©ducation des filles, et de conditions de vie dans les milieux ruraux, et je suis impatient de pouvoir rencontrer plusieurs de ces acteurs du dĂ©veloppement, qui sont capables de transformer de façon bien rĂ©elle leur vie quotidienne, et dâen amĂ©liorer la qualitĂ©, » a-t-il ajoutĂ©.  Deux projets de la Banque (a) dans lâAndhra Pradesh rural ont aidĂ© les femmes pauvres des villages Ă sâorganiser en groupes dâauto-assistance. Un demi million de groupements fĂ©minins se sont ainsi créés, et ont donnĂ© aux familles rurales la voix dont elles avaient besoin pour exiger des services de santĂ© et dâĂ©ducation meilleurs. De mĂȘme, lâaide que ces familles pauvres ont reçue pour avoir accĂšs Ă des crĂ©dits commerciaux leur a permis dâaccroĂźtre leurs revenus de 30 Ă 40 pour-cent.  Ces groupes dâauto-assistance se sont avĂ©rĂ©s dâune trĂšs grande valeur Ă la suite de la catastrophe du Tsunami de dĂ©cembre dernier, permettant ainsi dâapporter de lâaide Ă chaque famille de pĂȘcheurs dans les dĂ©lais les plus brefs possibles.  Le PrĂ©sident de la Banque a pu voir sur le terrain les efforts dĂ©ployĂ©s par lâInde pour augmenter le nombre dâĂ©lĂšves dans les Ă©coles, en particulier le nombre de filles, grĂące au Programme national (a) appuyĂ© par la Banque mondiale et dâautres bailleurs de fonds. Les taux de scolarisation se sont amĂ©liorĂ©s de façon significative : avec 108 millions dâenfants dans lâenseignement primaire, le systĂšme Ă©ducatif indien est, aprĂšs la Chine, le plus grand du monde. Cependant, plus de 13 millions dâenfants entre 6 et 14 ans ne sont toujours pas scolarisĂ©s.   Lâeau potable dans les zones rurales M. Wolfowitz verra Ă©galement lâimpact du programme national indien qui vise Ă assurer lâapprovisionnement en eau potable des 600 000 villages du pays. Ce programme a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© Ă partir du projet pilote de Swajal, un projet innovateur lancĂ© en 1996 avec lâappui de la Banque. Lâapproche utilisĂ©e aujourdâhui en matiĂšre dâapprovisionnement en eau rural se dĂ©marque entiĂšrement des schĂ©mas traditionnels du passĂ©. Les communautĂ©s choisissent le schĂ©ma dâapprovisionnement quâelles peuvent se permettre financiĂšrement, et qui rĂ©pond le mieux Ă leurs besoins. Une fois leur choix fait, elles participent Ă la planification, Ă la construction, et Ă lâentretien du systĂšme, contribuent Ă lâinvestissement, et financent elles-mĂȘmes toutes les dĂ©penses de fonctionnement et dâentretien. En tant que propriĂ©taires, les communautĂ©s sont fortement motivĂ©es pour maĂźtriser les coĂ»ts, et utiliser un matĂ©riel de qualitĂ©. Leur participation a Ă©tĂ© un des facteurs dĂ©terminants dans le succĂšs du projet.  ProtĂ©ger les forĂȘts et augmenter les revenus Les communautĂ©s pauvres, essentiellement tribales, de lâAndhra Pradesh rural, ont forgĂ© avec le gouvernement un partenariat ayant pour objectif de prĂ©server le patrimoine forestier riche de lâĂtat qui se dĂ©tĂ©riore trĂšs rapidement. Il est prĂ©vu que M. Wolfowitz visite un projet appuyĂ© par la Banque, qui a aidĂ© Ă mettre en place plus de 5 000 comitĂ©s forestiers villageois, et a permis aux communautĂ©s de rĂ©colter des produits forestiers de façon soutenable, et dâaccroĂźtre ainsi leurs revenus. Les 300 000 familles qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© du projet vivaient en dessous du seuil de pauvretĂ©.  Plus de la moitiĂ© de ces bĂ©nĂ©ficiaires, dont prĂšs de 50 pour-cent de femmes, appartiennent Ă des communautĂ©s indigĂšnes, et Ă des castes dĂ©favorisĂ©es.  |