APERĂU: - La Banque mondiale, la plus grande institution de dĂ©veloppement au monde, mobilise les ressources financiĂšres des secteur privĂ© et public en vue de la lutte menĂ©e Ă lâĂ©chelle planĂ©taire contre la pauvretĂ©.
- Les deux principales institutions de ce qui est connu sous le nom de « Banque mondiale », Ă savoir la Banque internationale pour la reconstruction et le dĂ©veloppement (BIRD) et lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA), ont mobilisĂ© plus de 500 milliards de dollars en 60 ans.
- Ces prĂȘts, dâune valeur de plus de 400 milliards de dollars, ont Ă©tĂ© financĂ©s pour lâessentiel par les investisseurs privĂ©s qui ont achetĂ© des obligations Ă©mises par la BIRD, laquelle a par la suite prĂȘtĂ© les fonds provenant de cette vente aux pays Ă revenu intermĂ©diaire pour rĂ©aliser des projets de dĂ©veloppement.
- Ce volume considĂ©rable de prĂȘts a Ă©tĂ© consenti Ă un coĂ»t relativement limitĂ© pour les contribuables. Les 184 pays actionnaires de la BIRD ont versĂ© 11 milliards de dollars en capital depuis 1946, et aucune augmentation de souscriptions des actionnaires nâa eu lieu en plus dâune dĂ©cennie.
- La BIRD rĂ©unit ses fonds auprĂšs des marchĂ©s financiers et elle offre aux investisseurs un actif sĂ»r et de premier ordre dans lequel ils peuvent investir. Le volume de financement varie dâannĂ©e en annĂ©e, et est dâenviron 10 Ă 15 milliards de dollars Ă lâheure actuelle.
- Les revenus de la BIRD permettent de couvrir les frais de fonctionnement de la Banque mondiale, ainsi que de renflouer ses rĂ©serves afin de renforcer sa position de bilan. Environ 40 % des fonds sont reversĂ©s Ă lâIDA pour financer ses activitĂ©s dâaide aux pays les plus pauvres et dâallĂ©gement de la dette.
- Le gros des financements de lâIDA provient dâune quarantaine de pays, dont plusieurs en dĂ©veloppement. En 2008, un montant de 46,1 milliards de dollars a Ă©tĂ© mis Ă la disposition des 80 pays les plus pauvres de la planĂšte sur trois ans. LâIDA a engagĂ© plus de 170 milliards de dollars en faveur de lâaide depuis 1960.
- La Banque mondiale administre par ailleurs dâautres fonds Ă©tablis pour soutenir les activitĂ©s de dĂ©veloppement entreprises, Ă partir de ressources provenant de gouvernements, dâorganisations philanthropiques et du secteur privĂ©. Au 30 juin 2007, ces fonds fiduciaires dĂ©tenaient des liquiditĂ©s dâun montant de 13,8 milliards de dollars, ainsi que des billets Ă ordre â promesses inconditionnelles donnĂ©es par les bailleurs de fonds de fournir des ressources â dâune valeur de 7,6 milliards de dollars.
Vue dâensemble Au cĆur des opĂ©rations de financement de lâinstitution se trouvent la BIRD et lâIDA, collectivement connues sous le nom de « Banque mondiale ». Le « Groupe de la Banque mondiale » comprend en revanche, outre la BIRD et lâIDA, trois autres institutions : la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (IFC), qui Ćuvre Ă la promotion des investissements du secteur privé ; lâAgence multilatĂ©rale de garantie des investissements (MIGA), qui offre des garanties aux investisseurs et aux prĂȘteurs contre les risques politiques ; et le Centre international de rĂšglement des diffĂ©rends relatifs aux investissements (CIRDI), qui offre aux investisseurs Ă©trangers et au gouvernement de leur pays dâaccueil un cadre de rĂšglement des litiges ayant trait aux investissements. De ces trois institutions, seule lâIFC lĂšve des fonds sur les marchĂ©s financiers, avec 2,8 milliards de dollars dâemprunts au titre de lâexercice 07. Depuis lâĂ©mission, en 1947, de sa premiĂšre obligation pour financer la reconstruction de lâEurope aprĂšs la DeuxiĂšme guerre mondiale, la Banque mondiale est devenue lâun des plus grands emprunteurs sur les marchĂ©s financiers internationaux. Faisant preuve dâune infinie prĂ©voyance, les fondateurs de la Banque mondiale avaient créé la BIRD pour mobiliser dâimportantes ressources financiĂšres auprĂšs des marchĂ©s des capitaux. Les investisseurs considĂšrent lâachat dâobligations de la BIRD comme un placement sĂ»r et rentable, et les fonds provenant de ces achats servent ensuite Ă financer des projets dans les pays Ă revenu intermĂ©diaire. En tant quâinstitution dâorigine de ce qui devait devenir par la suite le Groupe de la Banque mondiale, la BIRD a rĂ©uni le gros des fonds prĂȘtĂ©s aujourdâhui par lâinstitution de dĂ©veloppement mondial pour faire reculer la pauvretĂ© dans le monde. Le coĂ»t de ces opĂ©rations pour les contribuables est relativement faible, leurs gouvernements ayant en effet versĂ© 11 milliards de dollars au capital de la Banque depuis 1945 pour gĂ©nĂ©rer des prĂȘts dâune valeur de plus de 400 milliards de dollars. LâIDA, créée en 1960, constitue la deuxiĂšme source majeure de financement de la Banque mondiale. Elle accorde aux pays les plus pauvres des crĂ©dits sans intĂ©rĂȘt Ă long terme et, de plus en plus, des dons. Les ressources financiĂšres de lâIDA proviennent en grande partie des pays riches, qui lui versent des allocations tous les trois ans. Le remboursement de ses crĂ©dits constitue lâautre principale source de revenus de lâIDA. Une source de financement additionnel pour elle est constituĂ©e par les transferts annuels qui lui sont fournis sur les revenus de la BIRD, ainsi que (pour 2006) sur ceux de lâIFC. Les fonds fiduciaires, qui lui sont fournis Ă titre de dons, constituent une source croissante de financement du dĂ©veloppement, qui nâest pas comptabilisĂ©e dans les ressources propres de la Banque. Des centaines de ces fonds sont administrĂ©s par la BIRD, avec lâappui dâun ou de plusieurs donateurs. Le premier fonds fiduciaire a Ă©tĂ© créé en 1960 par plusieurs donateurs pour financer collectivement le Projet du bassin de lâIndus au Pakistan. Emprunts de la BIRD La BIRD est devenue lâun des principaux acteurs des marchĂ©s financiers internationaux en mettant au point des produits modernes en matiĂšre de dette, en ouvrant de nouveaux marchĂ©s pour lâĂ©mission de titres de crĂ©ance, et en crĂ©ant un bassin dâinvestisseurs prĂ©sentant des profils diversifiĂ©s : fonds de pensions, compagnies dâassurance, banques centrales et particuliers. Les besoins dâemprunt de la Banque sont dĂ©terminĂ©s principalement par ses activitĂ©s de prĂȘts en faveur des projets de dĂ©veloppement. Le programme dâemprunt annuel de la Banque a changĂ© Ă mesure de lâĂ©volution de ses activitĂ©s de prĂȘt au fil du temps. En 1998, par exemple, les emprunts de la BIRD ont atteint un sommet de 28 milliards de dollars avec la crise financiĂšre en Asie. Ses prĂ©visions actuelles dâemprunt sâĂ©lĂšvent entre 10 et 5 milliards de dollars par an. La BIRD emprunte Ă des taux dâintĂ©rĂȘt avantageux sur les marchĂ©s financiers, grĂące Ă la notation AAA dont elle bĂ©nĂ©ficie auprĂšs des agences de notation depuis 1959. Cette notation lui a permis de contracter des emprunts libellĂ©s en dollars, par exemple, Ă un coĂ»t global de financement qui se rapproche de celui du TrĂ©sor des Ătats-Unis. Si la BIRD jouit dâune excellente cote de crĂ©dit, câest quâelle est soutenue par les engagements de capitaux de ses 184 actionnaires gouvernementaux. Cette situation tient Ă©galement Ă sa bonne position de bilan, Ă ses politiques financiĂšres prudentes, et au traitement de faveur dont on sâattend Ă ce quâelle bĂ©nĂ©ficie lorsquâun pays Ă©prouve des difficultĂ©s Ă rembourser ses prĂȘts. La BIRD a en outre rĂ©alisĂ© des profits en prĂ©voyant lâĂ©volution des prĂ©fĂ©rences des investisseurs et en investissant dans la gestion des risques et les systĂšmes de couverture de ceux-ci afin de tirer parti de ces tendances. La BIRD a eu le mĂ©rite dâapporter une sĂ©rie dâinnovations Ă son programme dâemprunt. Il sâagit notamment du premier swap de devises sur les marchĂ©s internationaux en 1981, de lâĂ©mission de la premiĂšre obligation mondiale en 1989, et des premiĂšres offres Ă©lectroniques pleinement intĂ©grĂ©es dâobligations via Internet en 2000. En 2003, la Banque mondiale a exĂ©cutĂ© la premiĂšre adjudication entiĂšrement Ă©lectronique dans le cadre des swaps. Les innovations apportĂ©es par la BIRD ont par ailleurs appuyĂ© son objectif de promotion du dĂ©veloppement. Bien que la plupart de ses emprunts soient libellĂ©s en dollars, la BIRD a, au fil des ans, offert des obligations dans plus de 40 monnaies diffĂ©rentes. Les obligations Ă©mises par la Banque sur les nouveaux marchĂ©s financiers ont souvent Ă©tĂ© un catalyseur de lâamĂ©lioration des infrastructures et lâefficacitĂ© desdits marchĂ©s. Davantage de ressources financiĂšres pour lâIDA Dans le cadre de la 15e reconstitution de ses ressources, intervenue en 2007, lâIDA a vu les moyens Ă sa disposition augmenter de 42 % pour atteindre le chiffre de 41,6 milliards de dollars pour les trois prochaines annĂ©es, ce qui reprĂ©sente la plus forte expansion des apports de ses donateurs quâelle ait jamais connue. Au total, 45 pays ont pris des engagements au titre de cette reconstitution, ce qui constitue Ă©galement un record pour lâIDA. Six pays sont venus sâajouter Ă la liste de ses pays contributeurs : la Chine, Chypre, lâĂgypte, lâEstonie, la Lettonie et la Lituanie. Certains dâentre eux, tels que lâĂgypte et la Chine, figuraient jadis parmi ses pays emprunteurs. Les donateurs ont fait fortement savoir quâils reconnaissent lâefficacitĂ© de lâIDA en matiĂšre de dĂ©veloppement et son importance critique pour ce qui est dâaider les pays Ă atteindre leurs objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire, y compris celui sur lequel la communautĂ© internationale sâest mise dâaccord et qui vise Ă rĂ©duire de moitiĂ© la pauvretĂ© dâici 2015. Ce processus de reconstitution sâest rĂ©vĂ©lĂ©e particuliĂšrement dĂ©licat dans la mesure oĂč les remboursements pour IDA-15, y compris les montants prĂ©vus pour dĂ©dommager lâAssociation des remises de dette quâelle consent, restent du mĂȘme ordre que pour IDA-14. Cela signife que tout accroissement de lâenveloppe globale de lâIDA allait pour lâessentiel ĂȘtre imputable aux donateurs, nĂ©cessitant ainsi un effort proportionnellement plus important de leur part. Les donateurs sâĂ©taient auparavant engagĂ©s Ă combler le dĂ©ficit de financement que subira lâIDA en raison de lâannulation des remboursements de dettes au cours des 40 prochaines annĂ©es. LâAssociation mettra les ressources provenant dâun tel dĂ©dommagement Ă la disposition des pays Ă faible revenu. Des fonds fiduciaires en progression Au cours de lâexercice qui sâest achevĂ© au 30 juin 2007, les liquiditĂ©s dĂ©tenues en fiducie se sont accrues, passant de 10,3 Ă 13,8 milliards de dollars, tandis que le niveau des billets Ă ordre est passĂ© de 2,6 à 7,6 milliards de dollars. Lâessentiel de cet accroissement a Ă©tĂ© enregistrĂ© aprĂšs le lancement de la FacilitĂ© internationale de financement pour la vaccination (IFFIm), dont la Banque mondiale assure les services de trĂ©sorerie. Les dĂ©caissements effectuĂ©s en cours dâannĂ©e se sont Ă©levĂ©s Ă 5,8 milliards de dollars, contre 4,4 milliards de dollars pour lâexercice clos en juin 2006. Plus de la moitiĂ© de ce montant a Ă©tĂ© dĂ©caissĂ©e au titre de mĂ©canismes rĂ©gis par des dispositions fiduciaires limitĂ©es, tels que lâIFFm, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et le Fonds pour lâenvironnement mondial. Plus du tiers lâa Ă©tĂ© au titre de projets exĂ©cutĂ©s par les bĂ©nĂ©ficiaires, et moins de 10 % ont Ă©tĂ© utilisĂ©s au titre dâactivitĂ©s exĂ©cutĂ©es directement par la Banque. Les fonds fiduciaires contribuent au financement dâinitiatives internationales dans des domaines comme la grippe aviaire et la recherche agricole, ainsi que de grands programmes de reconstruction en Afghanistan, en Iraq, au Soudan, et Ă Atjeh et Nias. Ils servent Ă©galement Ă donner plus dâampleur Ă lâappui fourni par la Banque dans des domaines prioritaires essentiels au niveau de pays comme le Viet Nam, le Bangladesh ou la Tanzanie.
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