| 22 septembre 2005 — Jeudi, l’ancien Président des États-Unis, M. Bill Clinton, a réuni au siège de la Banque mondiale les principaux acteurs engagés dans l’effort de reconstruction après le tsunami, pour faire le bilan de leur action et se pencher sur les problèmes en cours. Parmi les participants, on comptait M. Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale, les chefs d’agence des Nations Unies, la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), les membres de la société civile et les ministres des pays donateurs. Les pays touchés étaient représentés par M. Kumaratunga, Président du Sri Lanka, et des ministres de haut rang de l’Indonésie, des Maldives, de l’Inde et de la Thaïlande. « Neuf mois après la catastrophe du tsunami, nous devons poursuivre et renforcer nos efforts collectifs pour le relèvement de toute la région. Pendant que le monde a son attention principalement tournée ailleurs, les pays d’Asie, en fait, viennent à peine d’entamer le long et complexe processus de reconstruction. Nous continuerons de les soutenir. Nous devons nous atteler aux tâches ardues avec la même détermination et le même élan qu’au lendemain de la crise », a déclaré l’ancien Président. M. Wolfowitz a évoqué la nécessité de produire des résultats pour ne pas décevoir les bailleurs de fonds publics et privés dont les contributions ont été si généreuses au lendemain de la crise. Il a ajouté que la bureaucratie ne devrait pas entraver les efforts visant à répondre aux besoins des populations encore sinistrées. « Ce sont les résultats qui comptent, pas le processus », a dit M. Wolfowitz. Le Président Clinton a salué les progrès accomplis jusqu’ici, notamment la mise en place de plans de redressement nationaux identifiant des institutions spécialisées chargées de l’exécution ; la volonté des gouvernements de mettre en place des systèmes transparents de suivi financier en ligne et des indicateurs communs de façon à suivre l’effort de redressement ; et les progrès réalisés dans la mise au point d’un système d’alerte précoce au niveau régional, qui doit être opérationnel dans un an. Cela dit, les contraintes logistiques et les capacités limitées continuent de poser de sérieux problèmes au redressement. En Inde, au Sri Lanka et en Indonésie, des milliers d’enseignants et de fonctionnaires ont perdu la vie dans le tsunami et des systèmes de transports cruciaux ainsi que d’autres infrastructures ont été détruits dans ces pays, ainsi qu’aux Maldives et en Thaïlande. À Aceh, où le plus grand nombre de morts a été enregistré, des dizaines de milliers de personnes déplacées vivent encore dans des installations de fortune et n’ont pas, ou peu, accès aux emplois. M. Jim Adams, Vice-président du département Politique opérationnelle et services aux pays (OPCS) de la Banque mondiale, a insisté sur la nécessité pour les gouvernements des pays touchés de continuer de jouer un rôle moteur dans les efforts de reconstruction. Reconnaissant que la coordination entre bailleurs de fonds avait considérablement augmenté au cours de ces neuf mois, M. Adams a également fait observer que les conditions sur le terrain s’étaient beaucoup améliorées. « Il y a eu des progrès », a-t-il dit, « mais il reste encore beaucoup à faire ». Parlant d’Aceh, le Président Clinton a dit ce qui suit : « Je comprends la frustration des populations d’Aceh ; quand je me suis rendu dans la région cette année, j’ai vu de mes propres yeux les conditions difficiles dans lesquelles elles vivent. Il faudra un certain temps avant de surmonter les goulots d’étranglement existants, mais je m’engage à améliorer les conditions de vie immédiates de toutes les victimes déplacées du tsunami parallèlement à la poursuite de nos efforts de reconstruction et de développement à long terme. » Avec ces objectifs en tête, le Président Clinton a déclaré que les membres du Consortium mondial avaient adopté un plan d’action visant à améliorer les abris provisoires. Ce plan réunira le Gouvernement indonésien, les agences des Nations Unies et les organisations non gouvernementales dans le cadre d’un programme coordonné qui permettra de passer des marchés pour la construction et la livraison de milliers d’installations neuves et mieux adaptées. Au moment où le Président Clinton quittait la salle de conférence du 13e étage où se tenait la réunion, une foule d’admirateurs des membres du personnel de la Banque mondiale, qui attendaient à l’extérieur depuis le début de la réunion, a éclaté en applaudissements. Puis, l’ancien Président a signé des autographes et pris des photos avec les membres du personnel de la Banque. Pour des informations supplémentaires sur l’action de la Banque dans les pays ravagés par le tsunami, consulter le site sur la reconstruction après le Tsunami en français. |