| WASHINGTON, 24 septembre 2005 — Donnant suite, pendant les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, aux recommandations du Plan d’action sur le changement climatique adopté par le G8 en juillet, la présidence du G8 (Royaume-Uni) et la Banque mondiale ont lancé aujourd’hui un mécanisme d’investissement dans les énergies propres et le développement durable. Les premiers résultats obtenus dans la préparation de ce mécanisme seront présentés l’an prochain.  « Nous avons aujourd’hui l’occasion de sortir des sentiers battus pour trouver des moyens nouveaux et concrets d’encourager la mise au point et la diffusion de technologies émettant peu de carbone et de favoriser la prise en compte des problèmes liés au climat dans les stratégies de développement. Oeuvrons ensemble pour un avenir respectueux du climat » a déclaré le président de la Banque mondiale, Paul D. Wolfowitz.  Le Sommet du G8 à Gleneagles a recommandé la mise en place d’un mécanisme d’investissement dans les énergies propres et le développement durable. « Vous êtes les mieux placés pour concilier les besoins d’investissement dans le secteur énergétique et l’objectif commun d’une économie mondiale à plus faible intensité de carbone et plus respectueuse du climat, » a ajouté Paul Wolfowitz.  Ont participé à la réunion d’aujourd’hui les ministres des Finances et du Développement de pays en développement et du G8, dont l’Afrique du Sud, le Brésil, le Canada, l’Inde, l’Iran, le Japon, la Russie et la Suède, ainsi que les responsables de banques régionales de développement, telles que la Banque asiatique de développement (BAsD) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).  Pour leur part, les ministres des pays en développement ont mis en lumière l’interdépendance entre les pays développés et les pays en développement sur cette question, ont insisté sur les nécessaires transferts de technologies et ont souligné le rôle qu’ils pouvaient jouer pour rendre ce mécanisme d’investissements opérationnel.  Selon Hilary Benn, secrétaire d’État britannique au développement, « La modification du climat est l’une des plus graves menaces qui pèse sur le monde d’aujourd’hui — et les pauvres en sont les premières victimes. Elle risque de remettre en cause les acquis dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de l’infrastructure. Autrement dit, elle risque de mettre à mal les progrès sur la voie de la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM). Il nous faut agir maintenant de façon conjointe et concertée pour être sûrs de commencer à trouver des solutions et ne pas atteindre le point de non-retour. Et nous devons faire en sorte que les pauvres, les plus exposés au changement climatique, aient les moyens de gérer les risques. »  Cette réunion des ministres des Finances et du Développement est une étape importante dans le processus lancé par le Sommet du G8. Elle est le point d’orgue d’une série de rencontres organisées avec l’aide de la Banque mondiale pendant tout le mois de septembre. Ces manifestations, qui ont rassemblé de hauts représentants des banques régionales de développement, des institutions financières internationales, des milieux de la réassurance, des banques d’investissement privées et d’entreprises à vocation technologique, visaient à rechercher des solutions concrètes à la promotion d’un développement à plus faible intensité en carbone et plus respectueux du climat.  La présidence du G8 organisera une conférence ministérielle pour lancer « l’Initiative de concertation sur le changement climatique, les énergies propres et le développement durable », le 1er novembre prochain, à Londres. Les pays du G8, les pays en développement, dont les grands pays émergents qui étaient présents à Gleneagles (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde et Mexique) participeront à cette conférence ministérielle. Celle-ci a été annoncée par le premier ministre britannique, Tony Blair, pendant le Sommet du G8 à Gleneagles. La Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie y seront également représentées. Â
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