Déclaration de Paul Wolfowitz, Président de la Banque mondiale, lors de la conférence de presse du Comité du développement, dimanche 25 septembre 2005

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Mesdames et messieurs bonjour, je voudrais tout d’abord dire combien j’ai plaisir Ă  partager ce podium avec Rodrigo de Rato et Trevor Manuel et les remercier pour leurs conseils durant ces assemblĂ©es annuelles auxquelles j’ai participĂ© pour la premiĂšre fois en tant que PrĂ©sident de la Banque mondiale.

 

Je voudrais également, au nom du Groupe de la Banque, exprimer mes remerciements et ma gratitude à Trevor Manuel qui a a dirigé le Comité du développement durant une période critique pour nos institutions et qui a su le faire avec une sincérité, une clairvoyance, un enthousiasme et une bienveillance extraordinaires.

 

Lorsque  je me suis adressĂ© tout Ă  l’heure au ComitĂ© du dĂ©veloppement, j’ai fĂ©licitĂ© les DĂ©lĂ©guĂ©s pour le travail remarquable qu’ils ont accompli en deux jours. Je pense qu’en deux jours nous avons beaucoup progressĂ© dans la voie de l’exĂ©cution de nos obligations envers les plus dĂ©shĂ©ritĂ©s de la planĂšte, qui sont, au bout du compte, ceux que nous reprĂ©sentons Ă  ces rĂ©unions.

 

La dĂ©cision historique du ComitĂ© du dĂ©veloppement et du ComitĂ© monĂ©taire et financier international d’approuver la proposition avancĂ©e par le G8 d’annuler l’intĂ©gralitĂ© de la dette de certains pays parmi les plus pauvres du monde a marquĂ© le point culminant de ces rĂ©unions.

 

La voie est désormais libre vers un effacement complet de la dette.

 

Les dirigeants de 38 pays d’Afrique et d’autres rĂ©gions du monde n’auront plus Ă  choisir entre le financement de dĂ©penses qui profitent Ă  la population et le remboursement d’une dette publique insupportable, souvent hĂ©ritĂ©e du passĂ©.

 

Que ce soit lors de concerts ou de sommets mĂ©diatisĂ©s, les habitants des pays riches comme des pays pauvres sont bouleversĂ©s par la souffrance humaine observĂ©e dans tant de rĂ©gions du monde. Ils exigent que l’on passe Ă  l’action, et en prenant cette dĂ©cision d’allĂ©ger la dette, nous avons agi.

 

Nous allons sans tarder prĂ©senter au Conseil des Administrateurs de la Banque un document indiquant le calendrier des versements devant ĂȘtre effectuĂ©s Ă  titre de compensation et Ă©tablissant un systĂšme de suivi de toutes les contributions, ce qui pourrait ĂȘtre achevĂ© en quelques semaines.

 

Je me rĂ©jouis en particulier qu’en entĂ©rinant cette dĂ©cision historique d’annuler l’intĂ©gralitĂ© de la dette, les actionnaires de la Banque se sont engagĂ©s Ă  prĂ©server, dollar pour dollar, la capacitĂ© de financement de l’IDA en assurant la mise Ă  disposition de fonds supplĂ©mentaires.

 

Le ComitĂ© du dĂ©veloppement a Ă©galement adhĂ©rĂ© sans rĂ©serve au Plan d’action pour l’Afrique de la Banque. Il a Ă©tĂ© unanime Ă  penser que nous sommes Ă  la croisĂ©e des chemins et qu’une opportunitĂ© rĂ©elle d’aider l’Afrique Ă  accĂ©lĂ©rer la croissance et les rĂ©formes s’offre Ă  nous.

 

ConsidĂ©rĂ©s globalement, les contributions promises par le G8 et le Plan d’action pour l’Afrique reprĂ©sentent le plus gros engagement d’accroissement de l’aide au dĂ©veloppement des 50 derniĂšres annĂ©es.

 

L’allĂ©gement de la dette est certes important, mais l’intensification de l’aide Ă  l’Afrique l’est encore plus, en ce sens qu’il s’agit de s’engager Ă  aider les pays qui ne sont pas en mesure de bĂ©nĂ©ficier d’un allĂ©gement de la dette.

 

Ce surcroĂźt d’aide ne peut ĂȘtre efficace que s’il se matĂ©rialise par des rĂ©sultats tangibles dans les pays en dĂ©veloppement.

 

Comme l’a dit le Premier ministre britannique, Tony Blair, c’est « donnant, donnant ». C’est l’amĂ©lioration des rĂ©sultats obtenus par de nombreux pays africains qui me donne Ă  espĂ©rer que nous sommes Ă  un tournant dĂ©cisif.

 

Pourtant, plus important encore que ces deux avancĂ©es spectaculaires, il faut que les nĂ©gociations de l’OMC dans le cadre du cycle de Doha aboutissent en dĂ©cembre Ă  un accord commercial global.

 

La conclusion d’un accord commercial Ă  Hong Kong enclencherait une dynamique d’investissement et de croissance Ă©conomique qui pourrait aider des millions, voire des milliards, de dĂ©shĂ©ritĂ©s Ă  se libĂ©rer du carcan de la pauvretĂ©.  

 

L’impulsion que nous venons de donner doit ĂȘtre maintenue jusqu’aux nĂ©gociations de l’OMC Ă  Hong Kong. Nous sommes convenus d’accroĂźtre l’aide, nous sommes parvenus Ă  un consensus sur l’allĂ©gement de la dette, complĂ©tons maintenant le tableau en faisant aboutir les nĂ©gociations commerciales Ă  un accord qui contribue rĂ©ellement au dĂ©veloppement.

 




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