Mesdames et messieurs bonjour, je voudrais tout dâabord dire combien jâai plaisir Ă partager ce podium avec Rodrigo de Rato et Trevor Manuel et les remercier pour leurs conseils durant ces assemblĂ©es annuelles auxquelles jâai participĂ© pour la premiĂšre fois en tant que PrĂ©sident de la Banque mondiale.  Je voudrais Ă©galement, au nom du Groupe de la Banque, exprimer mes remerciements et ma gratitude Ă Trevor Manuel qui a a dirigĂ© le ComitĂ© du dĂ©veloppement durant une pĂ©riode critique pour nos institutions et qui a su le faire avec une sincĂ©ritĂ©, une clairvoyance, un enthousiasme et une bienveillance extraordinaires.  Lorsque je me suis adressĂ© tout Ă lâheure au ComitĂ© du dĂ©veloppement, jâai fĂ©licitĂ© les DĂ©lĂ©guĂ©s pour le travail remarquable quâils ont accompli en deux jours. Je pense quâen deux jours nous avons beaucoup progressĂ© dans la voie de lâexĂ©cution de nos obligations envers les plus dĂ©shĂ©ritĂ©s de la planĂšte, qui sont, au bout du compte, ceux que nous reprĂ©sentons Ă ces rĂ©unions.  La dĂ©cision historique du ComitĂ© du dĂ©veloppement et du ComitĂ© monĂ©taire et financier international dâapprouver la proposition avancĂ©e par le G8 dâannuler lâintĂ©gralitĂ© de la dette de certains pays parmi les plus pauvres du monde a marquĂ© le point culminant de ces rĂ©unions.  La voie est dĂ©sormais libre vers un effacement complet de la dette.  Les dirigeants de 38 pays dâAfrique et dâautres rĂ©gions du monde nâauront plus Ă choisir entre le financement de dĂ©penses qui profitent Ă la population et le remboursement dâune dette publique insupportable, souvent hĂ©ritĂ©e du passĂ©.  Que ce soit lors de concerts ou de sommets mĂ©diatisĂ©s, les habitants des pays riches comme des pays pauvres sont bouleversĂ©s par la souffrance humaine observĂ©e dans tant de rĂ©gions du monde. Ils exigent que lâon passe Ă lâaction, et en prenant cette dĂ©cision dâallĂ©ger la dette, nous avons agi.  Nous allons sans tarder prĂ©senter au Conseil des Administrateurs de la Banque un document indiquant le calendrier des versements devant ĂȘtre effectuĂ©s Ă titre de compensation et Ă©tablissant un systĂšme de suivi de toutes les contributions, ce qui pourrait ĂȘtre achevĂ© en quelques semaines.  Je me rĂ©jouis en particulier quâen entĂ©rinant cette dĂ©cision historique dâannuler lâintĂ©gralitĂ© de la dette, les actionnaires de la Banque se sont engagĂ©s Ă prĂ©server, dollar pour dollar, la capacitĂ© de financement de lâIDA en assurant la mise Ă disposition de fonds supplĂ©mentaires.  Le ComitĂ© du dĂ©veloppement a Ă©galement adhĂ©rĂ© sans rĂ©serve au Plan dâaction pour lâAfrique de la Banque. Il a Ă©tĂ© unanime Ă penser que nous sommes Ă la croisĂ©e des chemins et quâune opportunitĂ© rĂ©elle dâaider lâAfrique Ă accĂ©lĂ©rer la croissance et les rĂ©formes sâoffre Ă nous.  ConsidĂ©rĂ©s globalement, les contributions promises par le G8 et le Plan dâaction pour lâAfrique reprĂ©sentent le plus gros engagement dâaccroissement de lâaide au dĂ©veloppement des 50 derniĂšres annĂ©es.  LâallĂ©gement de la dette est certes important, mais lâintensification de lâaide Ă lâAfrique lâest encore plus, en ce sens quâil sâagit de sâengager Ă aider les pays qui ne sont pas en mesure de bĂ©nĂ©ficier dâun allĂ©gement de la dette.  Ce surcroĂźt dâaide ne peut ĂȘtre efficace que sâil se matĂ©rialise par des rĂ©sultats tangibles dans les pays en dĂ©veloppement.  Comme lâa dit le Premier ministre britannique, Tony Blair, câest « donnant, donnant ». Câest lâamĂ©lioration des rĂ©sultats obtenus par de nombreux pays africains qui me donne Ă espĂ©rer que nous sommes Ă un tournant dĂ©cisif.  Pourtant, plus important encore que ces deux avancĂ©es spectaculaires, il faut que les nĂ©gociations de lâOMC dans le cadre du cycle de Doha aboutissent en dĂ©cembre Ă un accord commercial global.  La conclusion dâun accord commercial Ă Hong Kong enclencherait une dynamique dâinvestissement et de croissance Ă©conomique qui pourrait aider des millions, voire des milliards, de dĂ©shĂ©ritĂ©s Ă se libĂ©rer du carcan de la pauvretĂ©.   Lâimpulsion que nous venons de donner doit ĂȘtre maintenue jusquâaux nĂ©gociations de lâOMC Ă Hong Kong. Nous sommes convenus dâaccroĂźtre lâaide, nous sommes parvenus Ă un consensus sur lâallĂ©gement de la dette, complĂ©tons maintenant le tableau en faisant aboutir les nĂ©gociations commerciales Ă un accord qui contribue rĂ©ellement au dĂ©veloppement.  |