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La Banque mondiale accroît son aide à la zone frappée par le séisme au Pakistan

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Personnes à contacter :

 

À Islamabad :

Shahzad Sharjeel (051) 2279641

Courriel : ssharjeel@worldbank.org

 

À Washington :

Erik Nora (202) 458-4735

Courriel : enora@worldbank.org

 

WASHINGTON, mardi 11 octobre 2005 – Respectueuse de la douleur entourant les opérations de sauvetage qui se poursuivront au cours des jours à venir dans la région d’Asie du Sud frappée par le tremblement de terre, la Banque mondiale s’empresse de constituer des équipes de spécialistes de la reconstruction après les catastrophes naturelles et de rassembler des ressources immédiatement disponibles, doublant son engagement initial en faveur du Pakistan, le pays le plus durement touché, pour le porter à 40 millions de dollars. Ce montant pourrait atteindre des centaines de millions à terme.

 

« Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour contribuer à l’effort de reconstruction à long terme, mais ce qui compte dans l’immédiat est d’aider le Gouvernement pakistanais à se procurer des fonds immédiatement utilisables pour mettre à disposition des zones sinistrées les ressources qui permettront de fournir des abris temporaires, des combustibles pour l’arrivée imminente de l’hiver et des moyens de subsistance pour les ménages » a déclaré Praful Patel, vice-président de la Banque mondiale pour la région Asie du Sud.

 

À ce stade initial, la coopération et la coordination entre les bailleurs de fonds sont d’une extrême importance a ajouté Praful Patel.  Réunis à Islamabad les organismes d’aide bilatérale et multilatérale ont fait part de leur volonté de travailler de concert sous l’égide du Gouvernement pakistanais pour répondre à son appel à l’aide. Pour faciliter une évaluation uniforme des dégâts et des besoins, la Banque a affecté ses spécialistes à l’équipe des Nations Unies pour l’évaluation après les catastrophes.

 

« Quand un gouvernement est aux prises avec un tel cataclysme, il est clair que les secouristes et les chiens de recherche des victimes doivent arriver avant les matériaux de reconstruction, » a dit Pratful Patel. « Mais il faut très vite se préparer à passer des secours à la reconstruction car le froid de l’hiver sera bientôt sur les régions les plus durement frappées. Des millions de personnes ont besoin que des structures de soutien, même temporaires, soient mises en place dans un très proche avenir. »

 

S’élevant à une quarantaine de millions de dollars, le financement initial de la Banque proviendra d’une réaffectation de fonds alloués à des projets dans la North West Frontier Province et l’Azad Jammu-et-Cachemire, au Pakistan. Cet argent pourra être utilisé pour accorder des dons aux familles sinistrées, dégager les infrastructures, satisfaire aux besoins sanitaires, accueillir les enfants dans des écoles de fortune et fournir des abris temporaires. Le montant des financements à plus long terme pour la reconstruction sera déterminé sur la base d’une évaluation des besoins, la contribution de la Banque pouvant atteindre plusieurs centaines de millions de dollars, a précisé Pratful Patel.

 

Au bout du compte, le montant du financement de la Banque sera déterminé par le Gouvernement pakistanais et sera bien sûr fonction des autres sources de financement ainsi que de la générosité des dons privés.

 

L’effort de reconstruction fera aussi intervenir très largement les organisations non gouvernementales et les collectivités locales présentent dans les régions touchées. La Banque contribue au Fonds pakistanais de lutte contre la pauvreté, dont les ressources sont affectées par un réseau d’ONG qui travaille en relation étroite avec les populations dans tous le pays, facilitant la mise en place de petites infrastructures et de petites entreprises au moyen de microfinancements. Ce réseau d'ONG à travers les zones rurales est aujourd'hui bien placé pour aider ces populations à reconstruire.

 

 

Le Gouvernement indien, qui a lancé des opérations de secours dans les zones sinistrées sur son territoire, n’a pas encore sollicité l’aide de la Banque, mais l’institution se tient prête   à intervenir si nécessaire, a déclaré Praful Patel.

 

 




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