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Les prêts de la Banque mondiale à l’appui des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique : faits et chiffres

Le Groupe de la Banque mondiale double ses engagements en faveur des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique en 2005
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Communiqué de presse No:2006/139/ESSD

Contacts presse: 
Sergio Jellinek   +1-202-458-2841

Sjellinek@worldbank.org

Kristyn Ebro  +1-202-458-2736

Kebro@worldbank.org

 

·           Durant l’exercice 05, le Groupe de la Banque mondiale a fourni 748 millions de dollars de prêts et crédits à l’appui des énergies renouvelables (ER) et de l’amélioration du rendement énergétique (RE) :

Ø   449 millions de dollars pour l’hydroélectricité produite par des centrales de plus de 10 MW

Ø   212 millions de dollars pour les « nouvelles » énergies renouvelables (énergie éolienne, solaire, géothermique, hydroélectrique et à base de biomasse produite par des centrales d’une capacité inférieure à 10 MW)

Ø   87 millions de dollars pour l’amélioration du rendement énergétique

Ø   36 projets ER et RE ont été financés dans 28 pays

Ø   Chaque dollar engagé par le Groupe de la Banque mondiale dans des projets ER et RE a permis de mobiliser près de cinq dollars en moyenne auprès des investisseurs, des gouvernements et d’autres bailleurs de fonds.

 

·           Les ressources engagées durant l’exercice 05 (748 millions de dollars) à l’appui des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique sont 2,2 fois plus importantes que celles engagées durant l’exercice 04 (339 millions de dollars). Ventilés par   institution du Groupe de la Banque mondiale, les engagements sont les suivants :

Ø   Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et Association internationale de développement (IDA), y compris cofinancement et fonds « carbone » du Fonds pour l’environnement mondial : 568 millions de dollars. Cela représente 30 % des ressources totales engagées dans le secteur de l’énergie durant l’exercice 05 (1,9 milliard de dollars).   Par comparaison, d’après les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) pour la période 2001-2010, 8,3 % des investissements de l’OCDE dans le secteur de l’énergie iront aux énergies renouvelables.

Ø   Société financière internationale (SFI), y compris cofinancement et fonds « carbone » du Fonds pour l’environnement mondial : 90 millions de dollars.

Ø   Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) : 91 millions de dollars

 

·           Pour honorer la promesse faite en juin 2004 à la Conférence internationale de Bonn sur les énergies renouvelables d’accroître de 20 % par an les ressources en faveur des nouvelles énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique par rapport au niveau moyen des engagements de la Banque mondiale au cours des trois dernières années, le Groupe de la Banque mondiale a augmenté de 299 millions de dollars les prêts et crédits à l’appui des nouvelles énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique pour l’exercice 05. Cela représente un excédent de 20 % par rapport à l’engagement de Bonn en 2004 (251 millions de dollars).

 

·           Le Groupe de la Banque mondiale a mobilisé et gère près de 1 milliard de dollars de fonds d’investissement dans les échanges de droits d’émission de carbone. Ces fonds achètent des réductions des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement et en transition pour le compte d’entités du secteur public et privé ayant besoin de crédits pour honorer leurs engagements dans le cadre du protocole de Kyoto. Les fonds servent également à financer l’assistance technique et l’élaboration de méthodes génériques pour autoriser les projets à recevoir des crédits de réduction des émissions.

 

Généralités

 

·           Les énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique peuvent contribuer de manière significative à la réalisation des objectifs de développement du Millénaire (ODM) en développant les services énergétiques, en réduisant le coût de ces services et en atténuant les problèmes de sécurité énergétique, ce qui permet d’améliorer les conditions de vie des pauvres tout en protégeant l’environnement mondial et local. La mise en valeur des énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique font partie intégrante de la stratégie énergétique définie par le Groupe de la Banque mondiale pour promouvoir le développement économique durable dans ses pays partenaires.

 

·           Lors de la  Conférence internationale sur les énergies renouvelables organisée à Bonn en juin 2004, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à accroître les prêts à l’appui des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique (« l’engagement de Bonn »). Les points clés de l’engagement de Bonn sont les suivants : s’assurer que les pays en développement considèrent les énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique comme des éléments économiquement viables et essentiels de leur stratégie énergétique,

accroître les ressources affectées aux nouvelles énergies renouvelables et à l’amélioration du rendement énergétique [1] d’au moins 20 % par an au cours des cinq prochaines années (exercices 05-09), et diriger un Réseau de politiques et de financement des énergies renouvelables et de l’amélioration du rendement énergétique pour les pays en développement.

 

 

·           Lors du Sommet de Gleneagles, le G8 a demandé au Groupe de la Banque mondiale de jouer un rôle de chef de file en créant notamment un nouveau cadre d’investissement pour le changement climatique, l’énergie propre et le développement durable. Cette initiative s’inscrit dans le droit fil de la stratégie énergétique de la Banque mondiale, comme en témoigne son engagement à développer les programmes d’énergie renouvelable et d’amélioration du rendement énergétique.  

 

·           La SFI et la MIGA redoublent d’efforts pour identifier et financer de nouveaux investissements privés dans les énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique. À cette fin, les départements Infrastructure et Marchés financiers de la SFI ont créé de nouvelles divisions visant à promouvoir les investissements dans l’énergie propre et respectueuse de l’environnement.

 

·           Les équipes régionales de la Banque mondiale pour le secteur énergétique ont reçu une assistance pour identifier, évaluer et promouvoir les possibilités d’investissement dans les énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique, ainsi que pour mener des études sectorielles visant à incorporer des volets ER et RE — lorsque c’était logique, souhaitable et approprié — dans les stratégies d’aide-pays (CAS) et les programmes de prêt. Pour lancer le processus, quelque 400 000 dollars ont été mobilisés auprès du Fonds discrétionnaire du Président pour élaborer dix notes sur des idées de projet offrant des possibilités d’investissement dans les énergies renouvelables et l’amélioration du rendement énergétique.

 

·           Le Groupe de la Banque mondiale a déployé d’importants efforts pour aider plusieurs pays à adopter et mettre en œuvre une réglementation à l’appui des énergies renouvelables de façon à créer un cadre juridique plus efficace et un environnement favorable à la mise en valeur des énergies renouvelables.

 



[1] Le  Groupe de la Banque mondiale soutient les énergies renouvelables sous toutes leurs formes et à toute échelle, mais l’engagement de Bonn s’applique uniquement aux nouvelles énergies renouvelables et à l’amélioration du rendement énergétique.  Les nouvelles énergies renouvelables sont définies comme l’énergie éolienne, solaire, géothermique, hydroélectrique et à base de biomasse produite par des centrales d’une capacité inférieure à 10 MW.

 




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