Contats: Mauricio Rios (202) 458-2458 mrios@worldbank.org Charles Kenny (202) 473-3540 Ckenny@worldbank.org  WASHINGTON, 10 novembre 2005 â Les avantages offerts par des projets rĂ©ussis de e-dĂ©veloppement sont Ă©normes et peuvent engendrer des bĂ©nĂ©fices importants pour toute une sĂ©rie de secteurs, dans les pays riches comme dans les pays pauvres, si les risques encourus sont gĂ©rĂ©s de maniĂšre appropriĂ©e, selon un rapport de la Banque mondiale intitulĂ© E-Development: From Excitement to Effectiveness, qui recommande aux pays de tirer les leçons du passĂ© pour mettre en Ćuvre des projets efficaces.  Ce rapport, publiĂ© en vue du Sommet mondial de la sociĂ©tĂ© de l'information des Nations Unies qui se tiendra Ă Tunis du 16 au 18 novembre, examine les rĂ©sultats obtenus Ă ce jour par lâinternet en tant quâoutil de dĂ©veloppement et formule des leçons et recommandations sur les mesures Ă prendre pour amĂ©liorer lâimpact et la durabilitĂ© des projets de e-dĂ©veloppement.  « Ce rapport sur lâe-dĂ©veloppement examine ce que nous avons appris pour ce qui est de minimiser les risques dâĂ©chec et dâoptimiser les bĂ©nĂ©fices offerts par la rĂ©volution internet pour les pays en dĂ©veloppement », dĂ©clare Kathy Sierra, vice-prĂ©sidente de la Banque mondiale pour les infrastructures. « Le rapport sâintĂ©resse plus particuliĂšrement Ă lâenvironnement permettant de faciliter les applications de e-dĂ©veloppement, e-gouvernement et le rĂŽle de lâInternet pour un enseignement continu. Il souligne Ă©galement l'importance du suivi et de l'Ă©valuation dâinitiatives rĂ©ussies de e-dĂ©veloppement. »  La Banque mondiale est le principal bailleur de fonds international dans le domaine des technologies de lâinformation et des communications (TIC) pour le dĂ©veloppement, avec des projets TIC dans plus de 80 pays et un portefeuille global dâun montant supĂ©rieur Ă 3 milliards de dollars. Une partie de ces fonds est spĂ©cifiquement consacrĂ©e Ă des initiatives en matiĂšre de e-gouvernement.  « Un nombre croissant de pays reçoivent un appui de la Banque mondiale pour des composantes TIC dans le cadre de projets dâinvestissement conventionnels et pour la conception dâapplications dâe-gouvernement et de projets dâe-dĂ©veloppement intĂ©grĂ©s et Ă grande Ă©chelle. Il sâagit notamment des projets de e-Sri Lanka, de e-Bharat en Inde, de e-Ghana, du projet de dĂ©veloppement des TIC au Viet Nam et du projet de dĂ©veloppement du secteur des TIC en Tunisie », explique Mohsen Khalil, directeur du DĂ©partement Global des Technologies de lâInformation et des Communications de la Banque mondiale.  Avantages Ă©normes  De par le monde, lâintroduction dâapplications avancĂ©es de TIC peut comporter des risques, Ă moins de sâaccompagner des stratĂ©gies et des rĂ©formes institutionnelles appropriĂ©es. Une enquĂȘte, citĂ©e dans le rapport, a montrĂ© que 40 % seulement des sociĂ©tĂ©s ayant adoptĂ© un systĂšme de vente en ligne avaient effectivement rĂ©alisĂ© des Ă©conomies une fois de tels systĂšmes dĂ©ployĂ©s dans le cadre d'un changement du procĂ©dĂ© de gestion. La proportion des sociĂ©tĂ©s qui ont fait des Ă©conomies lorsquâelles ont introduit de tels systĂšmes sans changement du programme de gestion se limite Ă 3 %. Le risque est du mĂȘme ordre lorsque les gouvernements mĂ©langent lâInternet et bureaucratie.  « Les rĂ©sultats obtenus par les projets d'e-gouvernement tant dans les pays dĂ©veloppĂ©s que dans les pays en dĂ©veloppement sont mitigĂ©s », fait observer Robert Schware, qui a dirigĂ© la publication de ce rapport. « Bien que les applications dâe-gouvernement peuvent ĂȘtre utiles en vue dâamĂ©liorer la gouvernance et la qualitĂ© de vie des citoyens, beaucoup de choses peuvent mal tourner. Ce rapport prĂ©sente quelques-unes des Ă©tapes principales de la conception de systĂšmes de e-gouvernement permettant aux pays de reconnaĂźtre les domaines principaux oĂč ils devraient concentrer leurs efforts afin de rĂ©ussir. »  De fait, les avantages offerts par les projets rĂ©ussis peuvent ĂȘtre Ă©normes. En 1997, par exemple, le Gouvernement sud-corĂ©en a introduit un systĂšme de passation des marchĂ©s par voie Ă©lectronique permettant dâoffrir en ligne des informations sur plus de 420 000 produits standardisĂ©s. Ce systĂšme a remplacĂ© un processus de passation qui Ă©tait largement considĂ©rĂ© comme compliquĂ© et manquant de transparence et de contrĂŽle. En 2002, les 26 millions de dollars investis par lâĂtat avaient gĂ©nĂ©rĂ© des Ă©conomies estimĂ©es Ă 2,5 milliards de dollars par an.  Autre exemple: le Chili a introduit en 1998 un systĂšme fiscal en ligne. Trois annĂ©es aprĂšs le lancement du projet, plus de 400 000 contribuables avaient vĂ©rifiĂ© en ligne lâimpĂŽt auquel ils Ă©taient assujettis ; quelque 183 548 dĂ©clarations certifiĂ©es et 89 355 dĂ©clarations de revenu avaient Ă©tĂ© reçues en ligne, et le TrĂ©sor chilien avait recouvrĂ© lâĂ©quivalent de 1,943 milliard de dollars dâimpĂŽts sur le web.  Fracture numĂ©rique  En ce qui concerne le recours aux applications Internet, une analyse du dĂ©veloppement de lâe-commerce Ă travers le monde menĂ©e dans le cadre de la rĂ©daction du rapport avance lâidĂ©e selon laquelle la « fracture numĂ©rique » est tout Ă fait un Ă©lĂ©ment qui sâinscrit, plus largement, dans le « fossĂ© du dĂ©veloppement ». Lâutilisation dâapplications Internet dâe-commerce qui ressort du nombre de serveurs sĂ»rs dans un pays donnĂ© est en grande partie dĂ©terminĂ© par le niveau de revenu. La variation du nombre de serveurs Internet sĂ»rs dâun pays Ă lâautre peut, Ă 80 % environ, ĂȘtre prĂ©dite sur la seule base du PIB par habitant.   Mais lâanalyse suggĂšre Ă©galement, comme lâexplique M. Schware, que « lâamĂ©lioration des politiques et des institutions afin dâencourager les investissements dans des applications TIC, tout en Ă©largissant lâaccĂšs aux infrastructures de tĂ©lĂ©communications, peut permettre dâĂ©tendre de façon dramatique lâusage de lâ e-commerce Ă un niveau donnĂ© de revenu par habitant. » Cela souligne lâimportance Ă la fois du besoin de rĂ©formes des tĂ©lĂ©communications de base ainsi que dâun effort plus vaste pour amĂ©liorer le climat favorisant le e-dĂ©veloppement.  Le niveau de dĂ©veloppement dans un certain nombre dâinfrastructures dâappui des applications TIC peut avoir un effet dramatique sur le lancement. Des systĂšmes financiers insuffisamment solides, par exemple, peuvent freiner sensiblement le dĂ©veloppement du e-commerce. En outre, le rapport fait remarquer que le niveau global de dĂ©veloppement constitue Ă©galement un Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de lâadĂ©quation et de la durabilitĂ© dâune application particuliĂšre de e-dĂ©veloppement.  « En gĂ©nĂ©ral, les projets rĂ©ussis de e-dĂ©veloppement correspondent au niveau de dĂ©veloppement dâun pays donnĂ© et rĂ©pondent aux demandes des utilisateurs ciblĂ©s », explique M. Schware. « Ils permettent dâintĂ©grer lâinfrastructure, les applications et le dĂ©veloppement des compĂ©tences, et sont mis en place dans le contexte plus large dâun processus de changement institutionnel. La conception des projets est coordonnĂ©e au sein d'une stratĂ©gie plus vaste, qui prend en compte la complexitĂ© du changement et le besoin dâune surveillance et dâun feedback constants. »  Â
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