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Un nouveau plan pour lutter contre le VIH/SIDA

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En commémoration de la Journée mondiale du Sida célébrée aujourd’hui, la Banque mondiale lance un nouveau plan d’action pour la lutte contre l’épidémie dans un contexte où, à travers les stratégies nationales actuelles, les pays s’efforcent de freiner du mieux possible la propagation du VIH/SIDA.

 

En dépit de l’augmentation des ressources et des progrès accomplis dans les traitements, la dure réalité de cette Journée mondiale du Sida est que davantage de personnes seront infectées par le VIH dans le monde et mourront du SIDA, plus en  2005 qu’au cours de n’importe quelle autre année antérieure.

 

Cette constatation est en partie à l’origine de la décision prise par la Banque de mettre sur pied son nouveau programme d’action mondial dont le but est d’aider les pays à lutter plus efficacement contre le VIH/SIDA.

 

Selon Madame Debrework Zewdie, Directrice du Programme d’action mondial pour lutter contre le VIH/SIDA, le nouveau plan d’action découle du fait que « depuis cinq ou dix ans, les règles du jeu ont changé ». 

 

« Des sources importantes de financement existent maintenant. Il y a aussi beaucoup d’engagement politique et il nous fallait un document pour orienter notre action et indiquer également à nos partenaires ce sur quoi la Banque se concentrera au cours des trois prochaines années », affirme Mme Zewdie.

 

 

Il n’existe pas de modèle unique

L’assistance fournie aux pays pour les aider à élaborer de meilleures stratégies nationales de lutte contre l’épidémie constitue un aspect fondamental de ce nouveau plan d’action.

 

Comme l’affirme Mme Zewdie, dans beaucoup de pays, les plans stratégiques nationaux de lutte contre le VIH/SIDA ont été élaborés principalement en guise de réponses d’urgence et apparaissent   « comme des modèles uniques ».

 

« L’épidémie se stabilise dans certains pays. Dans d’autres, elle s’est transformée en un problème potentiel, et dans nombre d’entre eux, à y regarder de près, on constate que les plans stratégiques sont dans une certaine mesure des solutions du type modèle unique ».

 

« Au stade actuel de l’épidémie, il faut que nous nous penchions sur les aspects spécifiques. En d’autres termes, qu’est-ce qui alimente la propagation de l’épidémie dans un pays donné ? C’est dans cette direction que les ressources doivent être orientées ».

 

Pour Mme Zewdie, il faut absolument que les stratégies nationales se concentrent sur les   zones et les modes de propagation du VIH/SIDA pour qu’elles permettent de suivre l’épidémie dans le pays concerné.

 

« Si vous prenez certaines zones d’épidémies concentrées en Afrique par exemple, la propagation est due à la transmission par voie hétérosexuelle. Dans certains pays, cette épidémie est alimentée par des groupes à risque bien précis ».

 

      « En Europe de l’Est par contre, le groupe le plus vulnérable et à risque est constitué de consommateurs de drogues injectables. Il faut donc deux approches différentes dans ces deux régions du monde pour lutter contre l’épidémie ».

 

 

Les principaux domaines d’appui

Mme Zewdie indique que tout en mettant l’accent sur les stratégies nationales, la Banque continuera de financer les programmes nationaux et régionaux de lutte contre le VIH/SIDA, notamment en vue de renforcer les systèmes sanitaires.

 

Elle visera aussi à renforcer les systèmes de suivi et d’évaluation de programme aux différents échelons nationaux, et à partager les connaissances et les informations sur les bonnes pratiques avec les pays et d’autres bailleurs de fonds.

 

Selon ce nouveau plan, la Banque demeurera l’une des principales sources de financement des activités de lutte contre le VIH/SIDA à l’échelle mondiale. Elle s’appuiera sur la flexibilité dont elle jouit pour financer les pays et les activités que d’autres ne peuvent pas ou ne veulent pas financer, conformément aux « Trois principes en action », approche désormais largement adoptée par la communauté internationale dans la lutte contre le SIDA. Cette approche préconise une autorité nationale unique pour le VIH/SIDA, un plan stratégique national unique, et un système unique de suivi et évaluation dans les pays en développement et les pays à revenue intermédiaire afin d’arriver à vaincre cette maladie.

 

«  Nous nous concentrerons sur les pays dans lesquels l’épidémie est la plus grave », observe Mme Zewdie ».

 

« Nous ferons aussi preuve d’opportunisme. S’il y a des pays dans lesquels le problème n’est pas encore grave, mais où la volonté politique existe d’agir, nous nous y rendrons   pour aider ces pays aussi ».

 

 

Éviter de nouvelles infections

« L’essentiel de l’effort à consentir consiste à prévenir de nouvelles infections et à fournir des soins et des traitements aux personnes infectées et affectées par l’épidémie ».

 

Mme Zewdie affirme que la gravité de l’épidémie du VIH/SIDA est actuellement plus importante dans les pays de l’Afrique australe et l’impact qu’elle a sur le développement est manifeste.

 

« Il était rare pour l’Afrique australe de connaître la famine. Au cours des trois ou quatre dernières années, cette région a connu la famine, principalement en raison de la mort ou de la maladie de la majorité des agriculteurs. « Nous passons plus de temps à enterrer nos morts qu’à travailler  la terre », disait un fermier du   Malawi. C’est là un exemple patent ».

 

« Touchés de manière disproportionnée dans de nombreux pays, les enseignants constituent une autre preuve de l’impact sur le développement. On trouve des salles de classe sans enseignant pendant la moitié de l’année et dans lesquelles la majorité des élèves sont malades ou s’occupent de parents malades ».

 

« Dans le secteur économique, certains pays choisissent de former trois responsables pour un poste parce qu’ils sont conscients que le taux de diminution des effectifs est très élevé ».

 

 

 

 

 

 

 




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