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Fiche pays sur le Brésil

Le BrĂ©sil, le pays le plus peuplĂ© de la rĂ©gion AmĂ©rique latine et CaraĂŻbes, est aujourd’hui une grande puissance industrielle.  GrĂące aux progrĂšs accomplis, il a pu rĂ©duire certaines des inĂ©galitĂ©s sociales et Ă©conomiques, Ă  la fois causes et consĂ©quences d’une pauvretĂ© qui continue d’affliger des millions de ses habitants.  Le pays a su Ă©galement relever le dĂ©fi posĂ© par le VIH/SIDA, un des plus grands dĂ©fis sanitaires du monde moderne, en faisant Ɠuvre de pionnier dans la mise au point de stratĂ©gies de lutte contre le SIDA. Cette stratĂ©gie, qui garantit un accĂšs universel au traitement par les rĂ©troviraux, est devenue aujourd'hui un modĂšle pour la communautĂ© internationale.

 

Au cours des cinq derniĂšres annĂ©es, le BrĂ©sil a pu dĂ©montrer la force de son engagement Ă  prendre des mesures importantes pour lutter contre la pauvretĂ©, un engagement que n’ont pu Ă©branler deux Ă©preuves particuliĂšrement difficiles : d’une part, les perturbations de l’économie internationale, et d’autre part une crise Ă©nergĂ©tique grave au niveau national.  Sa stratĂ©gie d’expansion des exportations couplĂ©e Ă  un abaissement des barriĂšres au commerce et investissements internationaux y est, certes, pour beaucoup, comme d’ailleurs le dynamisme de son secteur privĂ©.

 

En octobre 2002, le BrĂ©sil a Ă©lu un nouveau prĂ©sident dont le programme Ă©lectoral mettait l’accent sur la croissance Ă©conomique, l’équitĂ© et l’inclusion sociale.  Malheureusement, cette occasion de rĂ©soudre enfin des problĂšmes sociaux et Ă©conomiques auxquels le BrĂ©sil est confrontĂ© depuis fort longtemps a coĂŻncidĂ© avec un environnement extĂ©rieur particuliĂšrement difficile et un sentiment de doute de plus en plus important quant Ă  la soutenabilitĂ© de l’approche brĂ©silienne.  Cette situation a engendrĂ© des risques Ă©conomiques aigus.  L’administration du PrĂ©sident Luiz Ignacio Lula da Silva s’est donc trouvĂ©e dans l’obligation de faire rapidement preuve de sa crĂ©dibilitĂ© pour permettre au BrĂ©sil d’amĂ©liorer son accĂšs aux marchĂ©s internationaux.  Elle y a rĂ©ussi, en grande partie grĂące Ă  la vigueur de ses politiques macroĂ©conomiques.

 

Ces politiques budgĂ©taires et monĂ©taires restrictives ont eu pour rĂ©sultat une croissance de 0,5% en 2003.  À partir du quatriĂšme trimestre de cette mĂȘme annĂ©e, il devenait Ă©vident que le redressement Ă©conomique Ă©tait au rendez-vous.  Il devait se consolider en 2004 avec une croissance de 5,2% de l’économie brĂ©silienne, la croissance la plus Ă©levĂ©e de ces 10 derniĂšres annĂ©es.  En 2005, pour la premiĂšre fois depuis 3 dĂ©cennies, le BrĂ©sil mettait en Ă©quilibre sa balance des paiements et ses finances publiques, en maintenant l’inflation Ă  un niveau trĂšs bas.  Sa prioritĂ© aujourd’hui est de consolider sa croissance Ă©conomique qui reste toujours relativement faible.

 

Le BrĂ©sil a obtenu des rĂ©sultats remarquables dans l’amĂ©lioration des conditions de vie de ses habitants :

 

 

Les nouveaux défis

 

MalgrĂ© ses progrĂšs remarquables rĂ©alisĂ©s rĂ©cemment, le BrĂ©sil affiche toujours une profonde inĂ©galitĂ© des revenus, qui le classe en seconde position, immĂ©diatement aprĂšs l’Afrique du Sud, dans la classification des pays selon ce critĂšre : le cinquiĂšme le plus pauvre des 179 millions de BrĂ©siliens ne reçoit que 2,4% du revenu national. Selon des donnĂ©es datant de 2001, prĂšs d’1/5Ăšme des brĂ©siliens vivent avec moins de 2 dollars EU par jour, et 8% avec moins d’1 dollar EU par jour.  Le nord-est brĂ©silien a le triste privilĂšge d’avoir la plus grande concentration de pauvretĂ© rurale en AmĂ©rique latine.

 

L’environnement du BrĂ©sil est passablement dĂ©tĂ©riorĂ©, faisant courir des risques de santĂ© graves Ă  une grande partie de ses habitants.  Par exemple, Ă  Recife, Ă  peine 33% des eaux usĂ©es sont traitĂ©es, avec pour consĂ©quence une pollution hydrique trĂšs sĂ©rieuse.   Dans un pays fortement urbanisĂ© comme le BrĂ©sil (4 brĂ©siliens sur 5 sont des citadins), 83% des logements urbains disposent d’équipements sanitaires amĂ©liorĂ©s.  En campagne, 58% des mĂ©nages Ă  peine ont accĂšs Ă  une source d’eau amĂ©liorĂ©e, et seulement 35% Ă  des installations sanitaires amĂ©liorĂ©es.

 

Les villes brĂ©siliennes souffrent Ă©galement d’une grande criminalitĂ©.  Au niveau structurel, le manque de rĂ©seaux de transport et une bureaucratie trĂšs lourde entraĂźnent une augmentation des coĂ»ts tant pour les particuliers que pour les entreprises.  Par exemple, Ă  Sao Paulo, le 1/5Ăšme du revenu d’une personne pauvre est consacrĂ© au transport, et le temps passĂ© pour se rendre au travail dĂ©passe 2 heures œ par jour.

 

Assistance de la Banque mondiale au Brésil

 

La Banque mondiale joue un double rĂŽle au BrĂ©sil : elle est Ă  la fois une institution de prĂȘt et un partenaire qui partage connaissances et expĂ©riences avec l’administration brĂ©silienne. Son programme d’assistance au BrĂ©sil couvre une gamme importante de secteurs : l’éducation, la santĂ©, les transferts conditionnels de fonds, l’infrastructure, les transports, l’environnement, et la rĂ©forme de la fonction publique.

 

À l’heure actuelle, la Banque finance 55 projets   (a) reprĂ©sentant un engagement total de 5,6 milliards de dollars EU.  Sa stratĂ©gie d’assistance au pays (SAP)  (a) a Ă©tĂ© formulĂ©e en collaboration Ă©troite avec les plus hautes autoritĂ©s brĂ©siliennes. Elle s’articule autour de 3 axes principaux : le retour de la stabilitĂ© Ă©conomique, le rehaussement de l’efficacitĂ© des pouvoirs publics, et le soutien financier Ă  des projets visant Ă  amĂ©liorer les conditions de vie et Ă  jeter les fondations d’un avenir meilleur.  Les efforts du groupe de la Banque mondiale au BrĂ©sil concordent donc avec la vision nationale d’un BrĂ©sil plus Ă©quitable, plus soutenable, plus compĂ©titif et dotĂ© d’un cadre macroĂ©conomique robuste.

 

Un BrĂ©sil plus Ă©quitable : Investir dans l’humain

 

La stratĂ©gie de la Banque en soutien d’un BrĂ©sil plus Ă©quitable s’articule autour des prioritĂ©s du Gouvernement brĂ©silien, qui a fait du progrĂšs social dans la stabilitĂ© Ă©conomique, la pierre d’achoppement de son programme.  L’appui de la Banque aux secteurs sociaux vise Ă  atteindre les populations les plus pauvres et Ă  relever la qualitĂ© et l’efficacitĂ© des services sociaux.  L’éducation reste une prioritĂ© essentielle pour la Banque, qui accroĂźt ses interventions dans l’enseignement secondaire et dans le dĂ©veloppement de la petite enfance.  La Banque augmente Ă©galement son soutien Ă  la protection sociale grĂące Ă  un appui technique et financier Ă  des programmes tels le programme de subvention aux familles du gouvernement brĂ©silien, le Bolsa Familia. 

 

En 2004, la Banque mondiale a approuvĂ© un prĂȘt de 572,2 millions de dollars EU    (a) en faveur du Bolsa Familia.  Ce programme transfĂšre des fonds aux familles, sur la base du niveau de revenus et de la composition familiale.  Il a pour cible 11,2 millions de familles pour 2006, soit environ 44 millions de personnes.  La Banque a Ă©galement rĂ©cemment approuvĂ© un prĂȘt de 502,5 millions de dollars EU  (a)
destinĂ© Ă  appuyer des activitĂ©s dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es par le BrĂ©sil au titre de son programme de rĂ©formes en vue d’une croissance soutenable et Ă©quitable.  Le programme a pour point focal le secteur du logement.

 

Un Brésil plus soutenable : Prester des services au niveau local et gérer les ressources naturelles pour améliorer la qualité de la vie.

 

L’appui de la Banque mondiale en faveur d’un BrĂ©sil plus soutenable a pour objectif central d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie grĂące Ă  une meilleure prestation de services au niveau local en zones urbaine et rurale, et de gĂ©rer de façon plus attentive l’extraordinaire richesse du patrimoine naturel national.  Un des principaux axes d’intervention du programme envisagĂ© a trait Ă  l’amĂ©lioration de l’accĂšs aux services de base, comme l’eau et l’assainissement, en zones urbaine et rurale.  Dans le contexte de ce thĂšme, la Banque mondiale a rĂ©cemment approuvĂ© un prĂȘt de 505 millions de dollars EU  (a) destinĂ© Ă  aider le BrĂ©sil Ă  rĂ©aliser son objectif : un Ă©quilibre entre croissance Ă©conomique, dĂ©veloppement social, et amĂ©lioration de la qualitĂ© environnementale.

 

Un Brésil plus compétitif : Encourager une croissance durable

 

La SAP recommande d’accroĂźtre l’appui de la Banque internationale pour la reconstruction et le dĂ©veloppement (BIRD) Ă  des initiatives susceptibles d’assurer une croissance qui soit Ă  la fois diversifiĂ©e et soutenable, et de renforcer l’appui de la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale (SFI) au secteur privĂ©.  Cette stratĂ©gie, fondĂ©e sur un relĂšvement de la productivitĂ© et de l’investissement, vise avant tout une plus grande efficacitĂ© des infrastructures, une rĂ©glementation de la concurrence, un renforcement du secteur financier, une approche plus moderne et novatrice dans la formulation des politiques, et un environnement d’affaires plus favorable pour les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises.

 

En 2004, la Banque mondiale a approuvĂ© un prĂȘt de 505 millions de dollars EU    (a) destinĂ© Ă  appuyer des mesures microĂ©conomiques et des rĂ©formes institutionnelles favorisant une croissance Ă  la fois diversifiĂ©e et soutenable, la crĂ©ation d’emplois, et la rĂ©duction de la pauvretĂ© grĂące Ă  un relĂšvement du niveau d’investissement et Ă  une augmentation de la productivitĂ©.  Elle a rĂ©cemment approuvĂ© un nouveau prĂȘt de 658,3 millions de dollars EU  (a) en appui aux rĂ©formes des finances publiques et de la sĂ©curitĂ© sociale du BrĂ©sil.  Ces rĂ©formes apportent un soutien Ă  la performance fiscale et macroĂ©conomique du pays, ainsi qu’aux initiatives en matiĂšre de politique de pension prises par le gouvernement afin de rĂ©duire les dĂ©sĂ©quilibres futurs que pourraient entraĂźner des Ă©carts financiers et macroĂ©conomiques, et les risques d’un creusement de l’inĂ©galitĂ© sociale.

 

ProgrĂšs dans l’exĂ©cution des projets

 

Le BrĂ©sil a rĂ©alisĂ© des progrĂšs remarquables dans l’exĂ©cution de projets financĂ©s partiellement ou totalement par la Banque mondiale.  Voici quelques exemples :

 

Éducation  : Le programme Fundescola (a), un programme gĂ©rĂ© par les communautĂ©s et lancĂ© en 1998, en est aujourd’hui Ă  sa 3Ăšme phase.  Son objectif est d’assurer que les enfants terminent le cycle d’enseignement primaire.  Il reflĂšte la nature du problĂšme Ă©ducatif dont souffre le BrĂ©sil : les taux d’abandon qui restent trĂšs hauts dans les zones les plus pauvres.  GrĂące en partie aux rĂ©sultats du programme Fundescola (a), le pourcentage des jeunes de la tranche de 7 Ă  14 ans qui ne sont pas scolarisĂ©s est tombĂ© de 20% en 1992 Ă  5% en 2000.

 

Santé    (a): Le Programme de santĂ© de la famille, lancĂ© en 1994, vise Ă  assurer l’accĂšs Ă  des soins mĂ©dicaux aux groupes vulnĂ©rables qu’avait nĂ©gligĂ©s une stratĂ©gie antĂ©rieure axĂ©e sur les soins hospitaliers.  Cette nouvelle initiative  (a) a créé un rĂ©seau de soins de santĂ© primaire dans les zones pauvres sur la totalitĂ© du territoire brĂ©silien.  Le programme, qui en est aujourd’hui Ă  sa 6Ăšme annĂ©e, bĂ©nĂ©ficie Ă  environ 25% de la population.  Il a rĂ©ussi Ă  faire chuter considĂ©rablement la mortalitĂ© infantile et Ă  amĂ©liorer la couverture vaccinale et la nutrition des enfants.

 

Le BrĂ©sil a mis au point une des stratĂ©gies de lutte contre le VIH/SIDA    (a) les plus agressives et les plus avancĂ©es au monde. Celle-ci vise Ă  abaisser les taux d’infection et Ă  apporter des soins Ă  ceux dĂ©jĂ  infectĂ©s par le virus.  Un de ses rĂ©sultats les plus remarquables est d’avoir rĂ©ussi Ă  abaisser le nombre de dĂ©cĂšs dus au SIDA Ă  8.400 en 2001, une rĂ©duction de prĂšs de 50% comparĂ©e aux 15.200 dĂ©cĂšs dus Ă  la maladie en 1995.  Les programmes comprennent une distribution massive de prĂ©servatifs (plus de 180 millions de prĂ©servatifs ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© distribuĂ©s), des programmes d’échange de seringues pour les usagers de drogues injectables, et une formation en matiĂšre de prĂ©vention du VIH/SIDA dispensĂ©e Ă  4.000 enseignants et 33.000 Ă©tudiants.

 

Développement rural

 

En rĂ©ponse aux rĂ©sultats relativement modestes des approches antĂ©rieures en matiĂšre de pauvretĂ© rurale  (a), le BrĂ©sil et la Banque mondiale ont mis au point une stratĂ©gie destinĂ©e Ă  ouvrir cinq voies possibles pour sortir de la pauvreté : l’exploitation agricole Ă  petite Ă©chelle, l’emploi dans un secteur agroindustriel en expansion, l’emploi dans l’industrie alimentaire et les services, la formation pour faciliter la migration vers les zones urbaines, et les pensions pour les personnes ĂągĂ©es dont les sources de revenus sont limitĂ©es Ă  l’agriculture de subsistance.

 

Ressources naturelles

 

Eau  (a): Le BrĂ©sil possĂšde une des rĂ©serves d’eau douce les plus importantes au monde.  Pourtant, ses populations pauvres vivent trop souvent hors d’atteinte des systĂšmes de distribution d’eau et d’assainissement, et sont soumises de façon disproportionnĂ©e Ă  la pollution hydrique.  Des programmes dans certaines des principales zones mĂ©tropolitaines du BrĂ©sil, y compris Sao Paulo, ont permis de nettoyer les riviĂšres qui traversent les villes.  Ils ont Ă©galement encouragĂ© d’autres amĂ©liorations des conditions de vie.  Les systĂšmes d’adduction d’eau et d’égouts sont mis au point pour desservir les bidonvilles, ainsi que les zones rurales du nord-est.  Au niveau structurel, la gestion du systĂšme d’adduction d’eau est en cours de dĂ©centralisation et des mĂ©thodes visant Ă  encourager une bonne utilisation de l’eau sont mises au point.

 

ForĂȘts humides  (a) : La forĂȘt humide amazonienne, un des trĂ©sors Ă©cologiques de la planĂšte, est en grande partie sur le territoire du BrĂ©sil.   La prĂ©server, tout en mettant au point des moyens permettant Ă  ses habitants de gagner leur vie en rĂ©coltant les bois et autres produits de la forĂȘt, reste un dĂ©fi majeur.  La Banque mondiale est l’administrateur du Fonds fiduciaire pour la forĂȘt humide (73 millions de dollars EU) qui apporte son soutien Ă  un programme pilote visant Ă  prĂ©server la forĂȘt humide brĂ©silienne (financement total : 428 millions de dollars EU).  Le programme a permis de mettre en rĂ©serve 45,5 millions d’hectares de terres autochtones, d’établir 2,1 millions d’hectares de rĂ©serves d’extraction gĂ©rĂ©es par les communautĂ©s, et de sponsoriser plus de 200 projets communautaires permettant de tester de nouveaux modĂšles de prĂ©servation de la forĂȘt tropicale humide et d’utilisation soutenable des ressources naturelles.

 

Des villes plus habitables 

 

Au cours de la dĂ©cennie prĂ©cĂ©dente, le BrĂ©sil s’était engagĂ© dans une stratĂ©gie de dĂ©centralisation qui avait servi de cadre Ă  plusieurs projets de dĂ©veloppement utilisant des ressources locales pour leur gestion et leur financement dans le sud et au nord-est.  Parmi les ressources mises Ă  disposition, figurait un Fonds de dĂ©veloppement municipal garanti par la Banque mondiale, fonds qui aujourd’hui fournit Ă  lui seul environ 10% du crĂ©dit mis Ă  disposition des villes.  Par exemple, la part de la Banque mondiale dans le projet de dĂ©veloppement et de gestion d’infrastructures municipales de Bahia  (a) atteint 50%.  Les projets financĂ©s Ă  ce titre ont dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  plus de 200.000 familles.

 

 

Pour plus d’informations sur l’assistance de la Banque mondiale au BrĂ©sil, veuillez consulter :
Liste des projets envisagés  (a)
Liste de tous les projets  (a)

Ces liens vous donneront accĂšs au programme de prĂȘts prĂ©sentĂ©s selon diffĂ©rents critĂšres et Ă  des rapports de projet.

Pour des informations en langue portugaise, veuillez consulter le site Web de la représentation de la Banque mondiale au Brésil:  http://www.bancomundial.org.br  (a)


 

Mise à jour: décembre 2005

 




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