Les réserves d’extraction sont fondées sur l’hypothèse que les communautés traditionnelles qui exploitent des produits forestiers comme le caoutchouc et les noix du Brésil peuvent également devenir d’excellents gestionnaires des ressources naturelles, et éviter l’impact environnemental négatif que peuvent avoir des types d’utilisation des sols plus intensifs, comme l’élevage bovin sur une grande échelle. Depuis 1995, le Projet des réserves d’extraction (17 millions de dollars EU) aide le développement des 4 réserves d’extraction du Brésil les plus importantes, les premières qui aient été créées dans le pays. Ces 4 réserves couvrent 2,1 millions d’hectares, soit la moitié de la superficie de la Suisse (voir carte). [Information pour la carte : Les réserves de Chico Mendes et d’Alto Juruá dans l’état d’Acre, la réserve de Rio Ouro Preto dans l’état du Rondónia, la réserve de Rio Cajari dans l’état d’Amapá.] Le concept de réserves d’extraction avait été proposé initialement par les collecteurs de caoutchouc travaillant dans la forêt amazonienne de l’état d’Acre au cours des années 1970. Ce mouvement des collecteurs de caoutchouc est devenu célèbre dans le monde entier après l’assassinat de son chef, Chico Mendes, en 1988. Le Projet des réserves d’extraction aide à concrétiser le rêve de Chico Mendes en renforçant les associations locales qui habitent et exploitent ces réserves, en les aidant à développer de nouvelles cultures d’agroforesterie et à mettre sur pied de nouvelles filières de produits forestiers, et en mettant à leur disposition des techniques de production durable. Les résultats du projet se sont traduits par des progrès dans les domaines suivants : - finalisation des textes juridiques établissant les réserves,
- renforcement des organismes communautaires au niveau local,
- mise en place de l’infrastructure nécessaire, et
- amélioration des productions de subsistance et commerciales.
Le Projet a permis d’introduire de nouveaux produits et techniques : - utilisation des plantes médicinales,
- développement de l’écotourisme,
- culture et utilisation des lianes naturelles,
- production d’objets d’artisanat, et
- utilisation du bois mort pour la production artisanale d’objets en bois.
| |  |  | Le projet de réserves d'extraction renforce les associations locales |
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Participants : · Ministère de l’environnement · Centre national pour le développement durable des populations traditionnelles (CNPT) · Institut brésilien pour l’environnement et les ressources naturelles renouvelables (IBAMA) · Conseil national des collecteurs de caoutchouc (CNS) · Associations locales des réserves et groupes communautaires. Financement : · Coût : 17 millions de dollars EU · Sources de financement o Fonds fiduciaire pour la forêt tropicale humide o Commission européenne o Fonds de contrepartie brésiliens |
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