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À Atjeh : Reprise des cours dans une Ă©cole « en dur »

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AprĂšs avoir suivi les cours sous des tentes de fortune depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, les enfants du sous-district de Genpa, Ă  Atjeh, ont finalement intĂ©grĂ© leurs nouveaux locaux.

 

Cette nouvelle Ă©cole, mieux que bien d’autres que compte le pays, symbolise en quelque sorte le processus de reconstruction en cours Ă  Atjeh, oĂč le tsunami avait eu un effet dĂ©vastateur sur le systĂšme Ă©ducatif.

 

Quelque 2 500 enseignants et autres membres du personnel de ce secteur ont en effet péri dans le tsunami, qui a en outre détruit environ 2 000 écoles. Quelque 260 000 élÚves se sont ainsi retrouvés sans salles de classe.

 

MalgrĂ© l’ampleur de la catastrophe et le traumatisme subi par les enfants d’Atjeh, qui ont perdu des proches, des camarades de classe et des professeurs, des Ă©coles de fortune ont rouvert pour ceux qui avaient survĂ©cu quatre semaines seulement aprĂšs le tsunami.

 

Aujourd’hui, grĂące Ă  un effort collectif des services de l’éducation de la province, aidĂ©s en cela par des organisations et donateurs locaux et Ă©trangers, toutes les Ă©coles dĂ©truites ou endommagĂ©es seront reconstruites ou remises en Ă©tat dans les mois qui viennent.

 

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Les élÚves du district de Genpa jouent devant leur nouvelle école.
Sampoerna, organisation non gouvernementale (ONG) indonĂ©sienne dont l’éducation est le domaine prioritaire, a Ă©tĂ© parmi les premiers organismes Ă  intervenir, apportant des secours d’urgence et faisant le nĂ©cessaire pour remettre les Ă©coles en Ă©tat de fonctionner. GrĂące au concours financier de la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale, membre du Groupe de la Banque mondiale, et d’autres entitĂ©s, elle a Ă©tĂ© en mesure de fournir des trousses scolaires d’urgence pour permettre la poursuite des cours dans les premiers mois qui ont suivi  le tsunami ― mĂȘme si cela a dĂ» se faire sous des tentes et avec des bĂ©nĂ©voles comme professeurs.

 

L’un des bĂ©nĂ©voles atjehnais qui ont pris part Ă  cet effort, Sufiani Liasnita, boursier de Sampoerna et directeur d’études en droit Ă  l’universitĂ© Syiah Kuala de Banda Atjeh, met en relief l’utilitĂ© de ces Ă©coles : « Il Ă©tait important que les enfants retournent vite Ă  l’école de maniĂšre Ă  pouvoir oublier ce traumatisme. Bien sĂ»r, ils ne pouvaient pas oublier complĂštement mais au moins, pendant qu’ils Ă©taient Ă  l’école, Ă©tudier et mener une vie normale aidait Ă  rĂ©duire ce traumatisme ». 

 

Aujourd’hui, il ne reste plus que six tentes sur les 130 fournies par Sampoerna. Les autres ont fait place Ă  des bĂątiments permanents ou semi-permanents. À l’école Ă©lĂ©mentaire SD 7 de Genpa, les gamins qui jouent dans leur nouvelle cour de rĂ©crĂ©ation ont l’air d’écoliers comme les autres et prĂ©sentent peu de signes des bouleversements que leur existence a connus il y a tout juste un an.  

 

Mais il reste des problĂšmes Ă  rĂ©soudre. Outre le manque de manuels et autres matĂ©riels, le redressement du secteur de l’éducation Ă  Atjeh dĂ©pend encore du rĂ©tablissement des capacitĂ©s au niveau de son corps enseignant. Les Ă©coles ont rĂ©ussi Ă  trouver rapidement des remplaçants pour les 2 500 enseignants et autres agents qu’elles avaient perdus du fait du tsunami, mais il s’agit Ă  prĂ©sent d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’enseignement par des initiatives telles que la formation pĂ©dagogique.

 

Comme l’explique Ramang Basuki, coordinateur de Sampoerna sur le terrain Ă  Atjeh : « AprĂšs des annĂ©es de conflit, le systĂšme Ă©ducatif d’Atjeh est l’un des plus faibles du pays. Il ne s’agit pas seulement de reconstruire les Ă©coles mais aussi d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’éducation. Au moins, aprĂšs la rĂ©novation des Ă©coles, on peut espĂ©rer que l’enseignement Ă  Atjeh sera dans une bien meilleure situation qu’avant le tsunami. C’est un processus qui a mis du temps, mais les choses s’amĂ©liorent ».

 

« Mais pour le moment », ajoute-t-il dans un sourire, « hidup jalan tearus
 la vie continue ».

 




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