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Lutte contre la grippe aviaire : un effort estimé à plus de 1 milliard de dollars

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13 janvier 2006 -
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Site officiel de la Banque mondiale
Site de la grippe aviaire et humaine

Informations complémentaires

Conférence internationale sur la grippe aviaire
Lutte contre la grippe aviaire : un effort estimé à plus de 1 milliard de dollars
Le Conseil de la Banque approuve un mécanisme de financement
Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, les pays en dĂ©veloppement et Ă  revenu intermĂ©diaire vont avoir besoin au bas mot de 1,2 Ă  1,4 milliard de dollars pour lutter contre les foyers de grippe aviaire chez les animaux et faire face Ă  la menace d’une pandĂ©mie de grippe humaine.

 

Cela reprĂ©sente l’estimation (a) que fait aujourd’hui la Banque du besoin de financement auquel sont confrontĂ©s les pays du monde face Ă  la grippe aviaire. Mais Jim Adams, chef du groupe spĂ©cial mis en place par la Banque pour traiter de ce problĂšme, a mis en garde sur le fait que des fonds supplĂ©mentaires seront nĂ©cessaires Ă  l’avenir pour la mise en Ɠuvre de stratĂ©gies de portĂ©e rĂ©gionale et mondiale.

 

Cette estimation a Ă©tĂ© rendue publique dans l’optique de la confĂ©rence internationale qui doit se tenir les 17 et 18 janvier Ă  Beijing sous le coparrainage du Gouvernement chinois, de la Commission europĂ©enne et de la Banque mondiale. Elle fait en outre suite au feu vert donnĂ© par le Conseil des administrateurs de la Banque Ă  la mise en place d’un mĂ©canisme de financement Ă  hauteur de 500 millions de dollars pour un programme destinĂ© Ă  fournir une aide immĂ©diate aux pays concernĂ©s.

 

Jim Adams fait preuve d’un optimisme mesurĂ© quant Ă  la perspective de voir la confĂ©rence de Beijing dĂ©boucher sur des engagements d’un montant supĂ©rieur Ă  1 milliard de dollars pour aider les pays — montant qui devrait ĂȘtre en partie allouĂ© Ă  un fonds fiduciaire multi-donateurs administrĂ© par la Banque.

 

La Commission européenne vient d'annoncer qu'elle contribuera à une aide financiÚre à hauteur de 100 millions de dollars EU (83 millions d'euros) pour combattre la diffusion du virus dans des pays en voie de développement, particuliÚrement en Asie. Jim Adams s'est félicité de cette initiative. "La Banque mondiale apprécie fortement la contribution à hauteur de 80 millions d'euros de la Commission européenne pour combattre la grippe aviaire dans les pays en voie de développement . Cette initiative souligne le leadership déjà pris par la Commission européenne dans ce domaine." dit-il.

 

Jim Adams indique également que la conférence offrira une bonne occasion pour revoir et affiner les estimations actuelles sur la somme qui sera effectivement nécessaire pour lutter contre la grippe aviaire.

 

« L’ampleur du problĂšme a Ă©volué », fait-il observer. « Comme on l’a vu rien que cette semaine, les foyers de grippe aviaire en Turquie amĂšnent Ă  s’interroger sur l’ampleur du problĂšme en Turquie et dans les pays voisins. »

 

« On a donc fait une estimation sur la base des besoins existants, mais il est Ă©vident qu’il faudra la revoir au fil du temps. »

 

En l’état actuel des choses, explique-t-il, l’Asie de l’Est et l’Europe orientale sont les deux rĂ©gions du monde les plus touchĂ©es par la grippe aviaire. Mais le fait que le virus s’est propagĂ© en Europe de l’Est Ă  la faveur des mouvements d’oiseaux migrateurs est selon lui un sĂ©rieux motif de prĂ©occupation pour ce qui concerne le Moyen-Orient et l’Afrique, compte tenu du chevauchement des courants migratoires des oiseaux d’Asie et d’Afrique.

 

« Je pense donc qu’il est terriblement important de reconnaĂźtre qu’il s’agit lĂ  d’un problĂšme planĂ©taire auquel il faut prĂȘter largement attention au niveau international », dit-il.

 

Son espoir est que les participants Ă  la confĂ©rence de Beijing se mettent d’accord sur un cadre opĂ©rationnel qui puisse servir Ă  la communautĂ© internationale pour mener de concert les actions nĂ©cessaires pour faire face au problĂšme.

 

« Pour nous, le modĂšle de base est que les pays doivent prendre l’initiative », ajoute-t-il Ă  cet Ă©gard. « Ce qu’il faut, c’est mettre en place des programmes Ă  l’échelle des pays et s’assurer ensuite que les divers donateurs soutiennent ces programmes d’une façon harmonisĂ©e. »

 

Dans un autre document destinĂ© Ă  la confĂ©rence, la Banque dĂ©finit un mĂ©canisme de financement (a) pour donner suite aux engagements qui seront pris Ă  Beijing, mĂ©canisme qui couvrira les besoins Ă  l’échelon national, rĂ©gional et mondial. (lien vers le document)

 

Ce dispositif mettra l’accent sur la coordination des activitĂ©s et contributions des bailleurs de fonds, et permettra Ă  ceux-ci d’apporter leur concours de diverses façons, sous forme de dons, de prĂȘts ou de crĂ©dits. Le document propose en outre qu’une partie des ressources soit acheminĂ©e par le biais d’un fonds fiduciaire qu’administrera la Banque.

 

Un certain nombre de gros bailleurs de fonds ont dĂ©jĂ  manifestĂ© leur intĂ©rĂȘt pour un tel fonds multi-donateurs, indique M. Adams, ajoutant : « C’est important Ă  deux titres. Primo, nous espĂ©rons, grĂące au fonds fiduciaire, mobiliser des ressources sous forme de dons, de sorte qu’en fait la pression exercĂ©e sur les apports financiers ordinaires de la Banque sera moindre. Mais l’autre point important Ă  souligner est qu’il s’agit lĂ  d’un problĂšme global. Ce n’est pas quelque chose qui se limite Ă  un pays donnĂ©, et il en va donc de l’intĂ©rĂȘt mondial de fournir un financement sous forme de dons pour faire face Ă  ce problĂšme. »

 




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