Contact: Christian Hofer (202) 458-0936 chofer@worldbank.org  WASHINGTON, le 16 fĂ©vrier 2006 â  LâĂ©galitĂ© des sexes, un facteur essentiel pour la croissance Ă©conomique et la rĂ©duction de la pauvretĂ©, Ă©tait au centre dâune confĂ©rence que la Banque mondiale a tenue aujourdâhui Ă Washington. IntitulĂ©e « Promoting the Gender Equality Millennium Development Goal: The Implementation Challenge » (Promouvoir la mise en Ćuvre de lâobjectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire sur lâĂ©galitĂ© des sexes : Enjeux et dĂ©fis), cette confĂ©rence a rĂ©uni des responsables nationaux et experts de la problĂ©matique hommes-femmes dans le contexte du dĂ©veloppement mondial. Les participants ont suscitĂ© un nouvel Ă©lan dans le sens dâun effort conjoint sur ce dossier parmi les partenaires de dĂ©veloppement, et lancĂ© un appel urgent pour que des mesures immĂ©diates soient prises afin de rĂ©sorber les inĂ©galitĂ©s entre hommes et femmes Ă lâĂ©chelle mondiale.  Selon la Banque mondiale, il faut sâattendre Ă ce que le troisiĂšme des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire (ODM) â promouvoir lâĂ©galitĂ© des sexes et lâautonomisation des femmes â ne soit pas atteint, faute dâappuis politiques et financiers suffisants. Si la situation des femmes et les filles sâest sensiblement amĂ©liorĂ©e ces dix derniĂšres annĂ©es, les inĂ©galitĂ©s entre les sexes restent chose courante dans les pays dĂ©veloppĂ©s comme dans les pays en dĂ©veloppement. Il convient de renforcer de maniĂšre apprĂ©ciable les ressources consacrĂ©es Ă ce problĂšme, dâun point de vue qualitatif aussi bien que quantitatif.  Si les efforts dans le sens dâun engagement plus marquĂ© pour lâĂ©galitĂ© des sexes ne sâintensifient pas, les tendances que surveille la Banque mondiale amĂšnent Ă penser que la communautĂ© du dĂ©veloppement manquera lâobjectif fixĂ©. « Lorsquâon parle de lâĂ©galitĂ© des sexes, ou de lâautonomisation des femmes, ou de lâaugmentation de la scolarisation des filles, beaucoup pensent quâil sâagit dâun problĂšme concernant les femmes », a dĂ©clarĂ© Ă lâouverture de la confĂ©rence le PrĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz. « Ils se trompent. Câest un problĂšme de dĂ©veloppement. Aucun pays ne peut sâattendre Ă progresser si la moitiĂ© de sa population nâest pas mise Ă mĂȘme de rĂ©aliser ce dont elle est capable. »  « Jâai vu dans mes voyages le rĂŽle incontestable que jouent les femmes, non seulement pour ce qui est dâamĂ©liorer lâexistence de leurs enfants et de leurs proches, mais aussi de redynamiser leur communautĂ© et de contribuer au progrĂšs Ă©conomique de leur pays », a-t-il ajoutĂ©. « Tout ce quâil leur faut, ce sont des opportunitĂ©s. Il est temps pour nous de faire tout ce que nous pouvons pour les aider Ă se les procurer. »  Danny Leipziger, vice-prĂ©sident et responsable du rĂ©seau Lutte contre la pauvretĂ© et gestion Ă©conomique pour la Banque mondiale, a pour sa part dĂ©claré : « Nous devons mieux faire en termes dâintĂ©gration, et nous devons veiller Ă ce quâil y ait des mĂ©canismes de responsabilisation, de mĂȘme quâune mise en Ćuvre effective de lâexigence dâĂ©galitĂ© des sexes Ă lâĂ©chelon national aussi bien quâinternational. Câest la raison pour laquelle nous lançons Ă tous un appel aujourdâhui pour quâils prennent des mesures supplĂ©mentaires et quâils mĂšnent des efforts plus concertĂ©s. Cela part dâune politique de dĂ©veloppement avisĂ©e. »  Cette consultation de haut niveau Ă©tait parrainĂ©e par la Banque mondiale, en collaboration avec les gouvernements norvĂ©gien et britannique, le RĂ©seau sur lâĂ©galitĂ© homme-femme de lâOCDE/CAD, le Fonds de dĂ©veloppement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), la Division de la promotion de la femme (ONU) et le Projet Objectifs du MillĂ©naire des Nations Unies.  Â
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