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Les pays en développement : nouveau marché des télécommunications

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Article connexes
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Communiqué de presse
Chiffres clés
L'intranet au Sénégal
L'Internet à haut-débit disponible en Sierra Leone
Il y a Ă  peine cinq ans, il n’y avait au Nigeria que 370 000 utilisateurs de tĂ©lĂ©phones cellulaires. Quatre ans plus tard, ils Ă©taient 16,8 millions. Et le marchĂ© nigĂ©rian du cellulaire est devenu le deuxiĂšme d’Afrique.

 

Aux Philippines, il y a aujourd’hui plus d’abonnĂ©s au rĂ©seau cellulaire qu’au rĂ©seau des tĂ©lĂ©phones fixes. Á la fin de 2005, ils Ă©taient 40 millions, soit 6 fois plus qu’en 2000.

 

Ces deux exemples sont tirĂ©s du nouveau rapport de la Banque mondiale, Information et communications pour le dĂ©veloppement 2006: Tendances et politiques Ă  l’échelle mondiale, consacrĂ© aux progrĂšs rĂ©alisĂ©s dans 144 pays en matiĂšre d’accĂšs aux technologies de l’information et de la communication, en abrĂ©gĂ© les TIC.

 

Selon Mr. Mohsen Khalil, Directeur du DĂ©partement technologies de l’information et des communications mondiales  du Groupe de la Banque mondiale, le rapport dĂ©montre un point important : le cellulaire a rĂ©volutionnĂ© l’accĂšs aux TIC dans les pays en dĂ©veloppement. 

 

 

Croissance des téléphones cellulaires

« Au cours des dix derniÚres années, la connectivité a fait un énorme bond en avant dans les pays en développement, » explique M. Khalil.

 

« En 1990, l’ensemble des pays en dĂ©veloppement ne reprĂ©sentaient que 22 pour-cent du nombre total des lignes tĂ©lĂ©phoniques. Aujourd’hui ils reprĂ©sentent 60 pour-cent. Et plus intĂ©ressant encore, la croissance de ce marchĂ© dans les pays en dĂ©veloppement n’est pas prĂȘte de s’arrĂȘter, ce qui est principalement dĂ» Ă  ce que j’appellerai la rĂ©volution du cellulaire. »                                                                                                              

 

Il y a aujourd’hui plus de cellulaire que de tĂ©lĂ©phones fixes ; environ 70 pour-cent de la population des pays en dĂ©veloppement, et plus de 50 pour-cent en Afrique subsaharienne, vivent dans une zone couverte par un service de tĂ©lĂ©phonie mobile.

Le rapport montre Ă©galement que les services avec prĂ©paiement et cartes d’appel permettent aujourd’hui aux mĂ©nages, mĂȘme les plus pauvres, de bĂ©nĂ©ficier d’un meilleur accĂšs au tĂ©lĂ©phone.

 

En 2005, la moitiĂ© des mĂ©nages dans le monde avait un tĂ©lĂ©phone. L’Europe de l’Est et l’Asie Centrale viennent en tĂȘte des rĂ©gions en dĂ©veloppement, en ce qui concerne le taux d’abonnement tĂ©lĂ©phonique : il y a plus que doublĂ© entre 2000 et 2004.

 

Mais en termes de croissance de la connectivitĂ©, l’Afrique subsaharienne fait figure de locomotive, avec un triplement du taux d’abonnement tĂ©lĂ©phonique, mĂȘme si ce dernier reste encore faible avec 103 abonnĂ©s pour 1 000 personnes.

 

 

L’Internet : un tableau plus nuancĂ©

Selon Mme Christine Qiang, Ă©conomiste Ă  la Banque mondiale et Ă©ditrice du rapport, s’il est vrai que le monde en dĂ©veloppement a enregistrĂ© d’immense progrĂšs dans le dĂ©veloppement des infrastructures de base pour la technologie de la communication, le tableau reste plus nuancĂ© pour des utilisations plus sophistiquĂ©es comme Internet

 

L’utilisation de Internet au niveau mondial a quadruplĂ© en 2000 et 2005. Mais comme l’explique Qiang: « En matiĂšre de serveurs sĂ©curisĂ©s donnant accĂšs Ă  l’Internet, le fossĂ© entre pays dĂ©veloppĂ©s et pays en dĂ©veloppement est Ă©norme : plus de 300 serveurs Internet sĂ©curisĂ©s par million d’habitants chez les premiers, contre moins de 2 dans les pays en dĂ©veloppement. Le Canada a plus de serveurs sĂ©curisĂ©s que tous les pays en dĂ©veloppement mis ensemble. »

 

Tout en se réjouissant des progrÚs accomplis, le rapport reconnaßt que les pays en développement ont encore un long chemin à parcourir, pour que les TIC fassent partie du paysage dans leurs administrations, leurs écoles et leurs entreprises.

 

Quelques chiffres illustrent cette situation : dans la plupart des pays développés, pratiquement toutes les écoles primaires et secondaires offrent aux élÚves accÚs à Internet ; dans les pays en développement, elles ne sont que 38 pour-cent à le faire. Et dans moins de 1 pour-cent des écoles africaines, les élÚves peuvent aller sur le Web.

 

 

L’Europe de l’Est et l’Asie Centrale sont en tĂȘte des rĂ©gions en dĂ©veloppement : 117 utilisateurs Internet pour 1000 habitant, soit six fois plus qu’en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

La voie Ă  suivre

Le rapport recommande aux pays en dĂ©veloppement de travailler en partenariat avec leur secteur privĂ© pour augmenter la portĂ©e et l’utilisation des TIC, et de mettre fin aux monopoles existants.

 

« Dans prĂšs de la moitiĂ© des pays en dĂ©veloppement, les situations de monopole en matiĂšre de communications longue distance et internationales ont freinĂ© l’évolution des services Internet, et constituent aujourd’hui un des principaux obstacles au dĂ©veloppement des services d’information, » explique M. Khalil.

 

« Il est essentiel pour les pays en développement de parachever leur processus de libéralisation en mettant fin aux monopoles restants et en libéralisant entiÚrement la fourniture de services. Cela se fera en encourageant le secteur privé à fournir des services à  un coût abordable, » dit-il.

 




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