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Le Consortium Soudan Demande Des Mesures Accélérant Le Dividende De La Paix Nord-Sud Et Une Action Au Darfour

Disponible en: العربية, English
Communiqué de presse n°:2006/304/AFR
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Contacts Paris: Rachel Winter Jones (33 1) 40 69 31 66 Mobile : (33 6) 23 14 17 45 Rjones1@worldbank.org Washington: Tim Carrington (1-202) 458 5325 Mobile : (1-202) 390 2665 tcarrington@worldbank.org

Paris, 10 mars 2006—Le Consortium Soudan a achevé ici sa première réunion en appelant à accélérer les actions visant à apporter un « dividende de la paix » évident pour les populations émergeant du long conflit entre le Nord et le Sud du Soudan et à prendre des mesures décisives pour mettre un terme à la crise du Darfour.

Le Consortium Soudan rassemble, d’une part, le Gouvernement d’unité nationale du Soudan et le Gouvernement du Sud-Soudan nouvellement créé et, d’autre part, un aréopage d’institutions internationales et de partenaires bilatéraux. Cette structure est issue de l’Accord de paix historique conclu en janvier 2005, qui a mis un terme à 21 années de conflit entre le Sud-Soudan et le gouvernement national du pays. Parmi les participants à la réunion de Paris, qui s’est déroulée sur deux jours, se trouvaient des délégués du Gouvernement national de Khartoum et du gouvernement régional du Sud, ainsi qu’environ 130 partenaires internationaux, dont huit ministres du développement international. La réunion s’est attachée à dresser un bilan des mesures prises jusqu’ici pour mettre en œuvre l’accord de paix historique et aux actions à venir pour consolider la paix, remédier à la pauvreté et aux problèmes des déplacés parmi la population soudanaise.

 

Pratiquement tous les participants ont demandé une action plus rapide qui apporterait des bienfaits tangibles aux populations sortant du long conflit avec un grand espoir de progrès mesurables dans leur vie quotidienne. Jan Pronk, Représentant spécial du Soudan aux Nations Unies, a précisé que le Consortium Soudan devait « mobiliser les ressources au niveau national autant qu’international » pour fournir un « énorme effort pour la reconstruction et le développement » qui montrera les bienfaits effectifs de l’accord de paix.

 

Le Vice-président de la Banque mondiale, Gobind Nankani, a appelé à « accélérer et à intensifier les efforts » pour qu’émergent de l’accord de paix des « résultats tangibles » pour le peuple soudanais. La Banque mondiale gère deux Fonds fiduciaire multi-donateurs (un destiné au Sud-Soudan et l’autre au Gouvernement national) auxquels la communauté internationale a, l’an dernier, promis 508 millions $. Pour l’heure, 90 millions $ ont été engagés dans des dons pour des projets spécifiques : 20 millions $ auprès du Gouvernement d’unité nationale et 70 millions $ auprès du Gouvernement du Sud-Soudan. Les participants au Consortium Soudan ont réaffirmé leurs engagements envers ces deux fonds fiduciaire.

 

Les débats se sont déroulés sous fonds de la détérioration croissante de la crise au Darfour. Une déclaration commune publiée par le Consortium Soudan remarquait que « la situation sur le terrain au Darfour demeure critique et a suscité un sentiment de crise, non seulement au plan humanitaire, mais qui, plus généralement, jette une ombre sur le pays entier ». L’Accord de paix historique, qui crée un cadre de partage du pouvoir et des ressources, est perçu comme une démarche viable pour résoudre non seulement le conflit entre le Nord et le Sud du Soudan, mais d’autres conflits aussi, dont celui du Darfour, qui ont contribué à l’isolement du pays, aux souffrances de son peuple et à son faible niveau de développement humain.

 

La délégation soudanaise était conduite par Salva Kiir Mayardit, premier Vice‑président de la République du Soudan et l’un des anciens chefs des rebelles du Sud. Tout en demandant d’accélérer les efforts de lutte contre la pauvreté dans les zones affectées par le conflit, il a souligné qu’il « n’y aura pas de demi-tour sur notre chemin vers la paix. L’Accord de paix historique est là pour de bon ».

 

Le Consortium a également appelé à accorder une attention plus particulière à trois régions fortement touchées par le conflit Nord-Sud. Ces trois régions, Abyei, Korofan Sud et Nil bleu, ont été identifiées comme étant hautement prioritaires pour une aide au cours de l’année à venir. Même si les fonds reçus du Gouvernement national par le Gouvernement du Sud-Soudan étaient en augmentation l’an dernier, le Consortium a souligné que « ces trois régions ont reçu une aide insignifiante ».

 

Les efforts de développement ont continué à être financés par les contributions du Soudan lui-même, qui ont été aidées par la hausse des recettes du pétrole. Malgré les conflits et les déplacements de population, l’économie soudanaise a crû de 8 % l’an dernier, avec une inflation modérée.

 

Les dépenses du Soudan en matière de programmes de lutte contre la pauvreté restent toutefois inférieures à celles de nombre d’autres pays africains. Le Consortium a réaffirmé la place prépondérante accordée à l’éradication de la pauvreté et a demandé au gouvernement de soutenir le développement rural, notamment petits agriculteurs et petites entreprises, et d’encourager la croissance du secteur privé en abaissant les barrières bureaucratiques qui compliquent actuellement la création d’entreprises, la douane et l’utilisation des terres.

 

Au Sud-Soudan, les efforts sont concentrés à bâtir de toutes pièces un gouvernement régional, tâche qui inclut la création d’une fonction publique professionnelle, la construction de structures de gestion des finances publiques, dont le traitement transparent de l’aide croissante au développement. Dans sa totalité, l’aide au Soudan a atteint 1,4 milliards $ l’an dernier, soit plus de quatre fois le niveau il y a deux ans, dont 563 millions $ destinés au Sud-Soudan. Une grande partie de l’aide est une aide humanitaire vitale. Les participants au Consortium ont réaffirmé leur engagement total de 4,5 milliards $ sur trois ans destiné à soutenir le redressement du Soudan dans le cadre de l’accord de paix et ont confirmé que les engagements financiers effectifs de cette promesse étaient actuellement sur la bonne voie. En outre, la France, la Ligue arabe et l’Égypte ont accepté de devenir des bailleurs de fonds dans les deux Fonds fiduciaire multi-donateurs.

 

Pour un complément d’information sur l’œuvre de la Banque mondiale au Soudan, rendez‑vous sur : www.worldbank.org/sudan

 

 

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