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Une pandémie aurait un impact économique et financier prononcé

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14 mars 2006 — Selon le Fonds monétaire international, une grave pandémie de grippe aviaire aurait un « impact prononcé mais de courte durée » sur l’économie mondiale. En rendant publique son évaluation des répercussions économiques et financières qu’aurait le problème au plan mondial, le FMI recommande que les pays établissent leurs propres plans stratégiques pour contrer les risques qui pèsent sur leurs infrastructures financières.

 

Tout en insistant sur le fait qu’il y a encore énormément d’incertitude sur l’éventualité d’une mutation du virus aboutissant à sa transmission chez l’homme, le FMI avertit que les forts taux de maladie et d’absentéisme à prévoir en cas de pandémie auront des effets préjudiciables sur les systèmes financiers. Il indique aussi qu’une pandémie risquerait en outre de provoquer une poussée de la demande de liquidités des particuliers au niveau des établissements financiers, ajoutant à cet égard qu’il appartient aux banques centrales de faire le nécessaire aujourd’hui pour accroître leurs réserves de billets.

 

« Ce qu’on peut dire, je pense, c’est que dans un pays qui est foncièrement stable au plan financier, soit la très grande majorité des pays, une pandémie vraiment grave aurait un impact prononcé mais de courte durée sur le PIB », explique Sandy Mackenzie, directeur adjoint au Département des études du FMI.

 

« À titre d’exemple, le PIB pourrait chuter très fortement au cours d’un trimestre, pour se ressaisir au trimestre suivant », ajoute-t-il. « La baisse tient pour l’essentiel au fait, ou disons qu’une forte baisse tiendrait au fait que les taux d’absentéisme et de maladie se conjugueraient pour réduire très nettement la main-d’œuvre disponible et le temps travaillé. Mais comme, dans le cas des maladies, la très grande majorité des gens se rétablissent, les personnes en question reprendraient bientôt le travail, l’absentéisme prendrait fin, et il y aurait une reprise de l’offre. »

 

Le FMI fait toutefois valoir que le niveau de préparation d’un pays à l’autre varie énormément.

 





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